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Critique 10 Cloverfield Lane

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Plus de trois mois après la sortie de son Star Wars : Le Réveil de la Force, J. J. Abrams revient sur le devant de la scène avec un film totalement inattendu, 10 Cloverfield Lane. En réalité, il n'en est que le producteur via sa compagnie Bad Robot et c’est le novice Dan Trachtenberg qui s’est chargé de la réalisation. Cependant, on peut légitimement se poser la question sur le rôle et l'apport du premier au métrage, tant le film verse dans le style Abramesque. C'est-à-dire, du suspense, des rebondissements, et une bonne dose de science fiction pure.

 

 

Retour en arrière. Nous sommes en 2008. Un film de monstre en format faux documentaire, sans prétention, sort sur les écrans du monde entier. Il s’agit de Cloverfield, qui sera relativement réussi, et relance la mode du found footage à toutes les sauces, plusieurs années après l’excellent Projet Blair Witch. J. J. Abrams assure déjà la production, et orchestre avec la Paramount une campagne virale sur internet. Une campagne qui ne dévoilait que le nom du film en guise d’amuse bouche et qui s'axait majoritairement sur le nom de celui qui avait fait la série à succès Lost. Une méthode similaire a été utilisée pour 10 Cloverfield Lane, par le biais d’un jeu de pistes sur un site internet crée pour l’occasion. De plus, la bande annonce ne dévoilait que très peu d’éléments, ce qui est plutôt de bonne augure comparé à ce qu'on voit de nos jours, où les teasers révèlent un trop-plein d’informations pour booster les entrées. Le projet marketing en question présente ce film non pas comme une suite, mais comme une histoire parallèle dans le même univers que l'original. Pour rappel, Cloverfield s'installait dans un New York ravagé en direct par un monstre gigantesque, le tout filmé caméra à l’épaule par une bande de jeunes.

 

 

10 Cloverfield Lane n’est pas la suite de Cloverfield. Les personnages sont différents, de même que l'histoire. Adieu également la formule found footage, probablement jugée trop amateuriste, et retour à une mise en scène somme toute assez classique. Le genre diffère également grandement, le film étant articulé sous la forme d'un huis clos. Une grande partie du film se déroule dans un bunker moderne, détenu par l’excellent acteur John Goodman - The big LebowskiRed state -, qui vit désormais retranché sous terre car la vie en surface est, selon lui, devenue impossible à cause d’une mystérieuse attaque. Il recueille chez lui un homme et une femme, victimes d’un accident de voiture, incarnés respectivement par John Gallagher Jr - State of Grace - et Mary Elizabeth Winstead - Die hard 4, Destination Finale 3 -. Le propriétaire, aussi imposant que très inquiétant, ira même jusqu’ à interdire à ses hôtes de sortir pour leur propre sécurité.

 

 

Sont-ils sauvés d’une menace extérieure inconnue ou détenus prisonniers ? Qu'est-ce qui est le plus terrifiant : être enfermé avec un homme que l’on devine psychopathe ou être en liberté en pleine invasion extraterrestre ? Le film se garde bien d'apporter une réponse et mise davantage sur un climat de méfiance permanent. Toute la partie en huis clos est plutôt bonne, la tension ne retombe jamais et on assiste même à des moments d’humour bien sentis. Le comportement des personnages fait parfois penser au syndrome de Stockholm qui s'installe passé quelques jours de détention : ils sont libres, font même des jeux de société ensemble. Cela accentue le doute du spectateur quant aux réelles menaces en jeu. Vient alors l’élément perturbateur qui fait basculer le film dans une seconde partie plus versée dans la SF. Ce long run final emmène la trame vers une direction totalement inattendue qu'il serait criminel de révéler.  

 

 

On peut considérer que 10 Cloverfield Lane est un peu une combinaison de deux films en un, mais avec des longueurs inégales. C'est ce mélange qui en fait l'originalité, car prises séparément la partie huis-clos et la partie sci-fi restent relativement ordinaires. L’ensemble est cependant hyper-efficace grâce à des acteurs convaincants et des effets spéciaux très corrects.

 

Auteur : QUENTIN

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