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Critique 127 Heures

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Réalisateur au talent récemment récompensé, ayant raflé huit oscars avec Slumdog Millionnaire - dont  celui du meilleur réalisateur - Danny Boyle a toujours su conquérir son public en imosant des films devenus références. Avec des bobines mettant généralement en scène un ou plusieurs marginaux qui sortiront grandis suite à un événement extraordinaire, on peut notamment citer Petits meurtres entre amis et Trainspotting  qui ont révélé McGregor, ainsi  que 28 jours plus tard pour Cillian Murphy. Danny Boyle touche à tout les styles et plus spectaculaire encore, réussit dans tous les domaines. A l'occasion de ce métrage, il réitère l’exploit, en collaboration avec le producteur Christian Colson, le scénariste Simon Beaufoy et le compositeur A.R. Rahman, tous présents dans son précédent film. L’histoire d’Aron Ralston a de suite retenu l'attention du réalisateur, qui se lance dans le projet quatre ans après la sortie du livre Plus Fort qu'un Roc.

 

 

Le sujet de l’homme luttant face à la nature et le désir de survivre intrinsèque à cet affrontement a déjà suscité l’intérêt des cinéastes auparavant, et a connu un certain succès notamment avec  Seul au monde (Robert Zemeckis), ou même Les Survivants (Frank Marshall), ce-dernier relatant lui aussi une histoire vécue. 127 Heures relève le challenge avec une ambition et un talent palpable dès le générique. Les premières minutes sont d’une intensité rare, en grande partie inhérentes à un montage efficace. tTois plans défilent simultanément, le tout rythmé par une musique tonique. Apparaît alors notre protagoniste, Aron Ralston, ingénieur et alpiniste confirmé, en route pour assouvir sa soif d’adrénaline. L’auditoire ne peut qu’être séduit lorsque les gorges de l’Utah s’affichent sur la toile, la roche ocre et craquelée contrastant avec un ciel azur et immaculé, un espace majestueux que seuls une maigre végétation et notre héros viennent moucheter. Le coté solitaire et épicurien du personnage est grandement mis en avant, laissant apercevoir une certaine inconscience. Ce dernier se déplace  en effet avec aisance et insouciance dans ces lieux restés sauvages et préfère nettement les sensations fortes aux relations humaines. Le décor est planté, les plans s’enchaînent rapidement, beaux et travaillés, le rythme est soutenu et le spectateur ne peut être qu’impatient de découvrir la suite. Bien que l'élément déclencheur ne soit pas encore arrivé, le spectateur s'attache à ce personnage, James Franco fournissant une interprétation plus que convaincante.

 

 

Notre aventurier poursuit sa progression au sein de ce désert que rien ne semble pouvoir ébranler. Mais le sort a réservé une surprise de taille à cet individu. En pleine descente, il emporte un rocher dans sa chute et se retrouve immobilisé, loin de toute présence humaine et au milieu d’en environnement naturel. Commence alors une succession d’émotions que James Franco joue à la perfection, ayant visiblement su tirer profit du visionnement de la vidéo de Ralston. 127 Heures aurait pu se cantonner à nous offrir des sentiments de tristesse, de colère ou de mélancolie, mais la vérité est tout autre, à l’image d’un manège de fête foraine allant de haut en bas, faisant des tours et des tours. Les émotions sont variées, passant par le bonheur ou même l’humour à l’occasion des quelques délires de notre ami, aussi bien vocaux que visuels. Danny Boyle et son équipe réussissent avec brio à faire transiter le spectateur du ravin à l’esprit du protagoniste. Seul petit point noir au tableau, cet aspect très personnel du métrage ne permet pas une identification totale et nuit légèrement à l’immersion de l’observateur, rien d’inexcusable cependant. Alors que le temps se compte en millilitres et que l’espoir ne réside que dans les quelques minutes de soleil que la nature daigne offrir à cet homme, la poésie envahit le métrage nous proposant une réflexion sur la destinée et les rapports humains à travers les questionnements du personnage sur ses choix antérieurs et sur le pourquoi de cette épreuve. Aron Ralston impuissant face à l’imposante mère nature, mène un combat intérieur où les moments de bonheur font face aux regrets, cheminement vers un choix crucial.

 

 

Alternant des plans, d’une beauté impressionnante, allant du très grand ensemble jusqu’au serré, doté d’une bande originale qui souligne chaque événement avec panache et une photographie de très bonne facture, 127 Heures fait preuve de génie. La scène de la libération d’Aron Ralston n’en est que plus prenante. Aucun détail n’est omis et la souffrance se ressent à tous les niveaux, aussi bien dans les gestes d’Aron guidés tantôt par la douleur, tantôt par la rage, dans la bande sonore qui martèle les tympans du spectateur, que du point de vue graphique, le réalisme des images faisant tressaillir les rétines les plus endurcies. Le désir de survivre, de voir l’après, et surtout la renaissance d’un homme que l’épreuve et la réflexion qui l’accompagne ont fait murir défilent à l’écran, une partie à la Jigsaw imposée par les éléments. Le film touche à sa fin et pourtant les dernières minutes de 127 Heures ne sont pas dépourvues d’intérêt,  James Franco conservant sa qualité de jeu jusqu’au bout, tandis que la lumière revient éclairer la vie de M.Ralston.

 

 

Danny Boyle réussit à nouveau un tour de force avec 127 Heures, un film auquel le public ne peut rester insensible de par le perfectionnisme de l’interprétation fournie par James Franco, la profondeur du scénario et la maîtrise de la bande son. Il y a longtemps que l’étoile Boyle brille avec une régularité surprenante, et 127 Heures ne fait qu’ajouter à l’éclat de cette dernière.

Auteur : FAB

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Combien font : 80+42

Votre réponse :

chuck 15-06-2012
Bon film mal grès des passages long

 

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