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Critique 13 Hours

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Dans le monde du cinéma, Michael Bay est un cas un peu particulier. Plus habitué aux budgets pharamineux, histoire d’en mettre plein la vue aux spectateurs à coup d’effets visuels pétaradants, il est moins à sa place sur des projets de plus petite envergure. Et pourtant, ça ne lui ferait pas de mal de multiplier les films du genre de 13 Hours au lieu de s’entêter avec sa franchise Transformers. Evidemment, malgré le côté dramatique du sujet, on retrouve dans ce 13 Hours la patte de Bay : de bons gros clichés, des explosions toutes les cinq minutes et un rythme effréné.
 
 
 
 
On peut se demander si Michael Bay est capable de faire des films pour moins de 200 millions de dollars de budget – à peu près ce qu’a couté Transformers : l’âge de l’extinction –. La réponse est oui. Après le très modeste No Pain, No Gain – 26 millions – ce 13 Hours affiche un budget d’à peine 50 millions. Bay ne peut donc pas se cacher derrière le pognon et proposer un film uniquement boosté aux effets spéciaux. Et ici, on se rappelle que le mec est un metteur en scène. Pour ce métrage tiré d’une histoire vraie – le spectateur ne peut pas échapper à cet aspect-là du métrage tant il est matraqué sur l’affiche, au début du film, à la fin : « t’as vu gars, c’est une putain d’histoire vraie, alors apprécie » –, le réalisateur a souhaité s’appuyer sur un casting moins connu pour laisser plus de place à son histoire. C’est un pari plutôt gagnant. On ne peut pas vraiment associer les acteurs à d’autres rôles marquants, ils sont donc très investis dans leurs personnages respectifs. On les a tous plus ou moins vus dans d’autres projets, souvent en tant que seconds rôles et grâce à cela, aucun ne prend vraiment le pas sur les autres. Un vrai film de bande. Après, cela n’évite pas les gros clichés bien relous des ricains : des mecs bodybuildés, n’ayant peur de rien et foutrement badass.
 
 
 
 
Tiré d’une histoire vraie donc, 13 Hours relate la lutte de six opérateurs de sécurité américains – tous anciens militaires – contre des terroristes libyens venus attaquer un camp des missions spéciales de l’armée et une base secrète de la CIA non loin de là. Ces évènements ont eu lieu le 11 septembre 2012 dans la ville de Benghazi. C’est la troisième fois que Bay réalise un film basé sur une histoire vraie – Pearl Harbor et No Pain, No Gain – et il faut reconnaître qu’il s’en tire plutôt bien. Il est assez difficile de juger le scénario mais le film est bien mené et la tension toujours présente. Le fait que tout soit concentré dans un espace relativement restreint – l’action se passe sur quelques kilomètres uniquement – et que l'ensemble se déroule principalement de nuit ajoute encore à la tension générale. Le metteur en scène retranscrit très bien le doute constant des soldats américains qui ne savent pas très bien à qui ils peuvent se fier et de qui ils doivent se méfier. C’est là un des points très réussis du métrage et le spectateur sera lui-même en proie aux hésitations.
 
 
 
 
L’autre point fort de 13 Hours est le côté réel. Bay ne fait pas que relater l’histoire, il en profite pour foutre quelques taquets au gouvernement américain, même si ça ne va pas très loin non plus. En ce sens, le dernier échange entre le directeur de la station secrète de la CIA et l’un des militaires survivants est plutôt bien trouvé. Heureusement, le film ne se veut pas non plus un réquisitoire contre la politique américaine, cela reste un divertissement – même s'il reste compliqué de le considérer comme tel vu l’histoire racontée –. Les scènes d’action sont très efficaces. Le film étant réalisé par un maître du genre, le contraire autait été surprenant. Mention spéciale à la séquence du mortier qui proposent le type de plans vus dans Pearl Harbor au cours desquels le spectateur suit la chute de la bombe, très sympa. Comme déjà mentionné plus haut, on n’évite pas toujours les clichés du bon soldat américain sans peur et sans reproche, qui sacrifierait sa vie pour sauver autrui et qui s’en fout de la main qui pend au bout de ses tendons déchiquetés. Mais cela aurait pu être pire vu le thème du film. Au final, ils restent quand même assez sobres, ce qui ajoute à la crédibilité du propos.
 
 
 
 
Michael Bay propose un métrage bien maitrisé et efficace. On ne s’ennuie pas pendant 13 Hours. On s’attache aux personnages et le fait d'avoir un casting de têtes moins connues est rafraichissant. Difficile de juger le scénario en lui-même mais l’histoire est intéressante et méritait d’être mise en image, à chacun de se faire sa propre opinion sur les événements par la suite. Il est dommage de se dire que la prochaine fois que l’on retrouvera Bay en tant que réal se sera pour le cinquième opus de Transformers, il avait presque ici réussi à se racheter.

Auteur : FLORA

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