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Critique 13 Sins

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Réalisé par l’Allemand Daniel Stamm, à qui l’on doit l’intéressant Le Dernier Exorcisme sorti en 2010, 13 Sins est un direct to vidéo à ranger dans le genre des thrillers horrifiques. un registre assez récent et pour lequel les films se sont multipliés peu après la sortie du précurseur Seven et qui aura gagné un second souffle avec l’arrivée du terrifiant Saw. Remake d’un film Thaïlandais intitulé 13 Jeux de Morts, 13 Sins s’inspire également des films utilisant la technologie pour faire peur, à l’image de La Mort en Ligne, film dont on attend avec impatience une suite avec un Iphone 6 tueur en série.

 

 

Elliot est à un moment charnière de sa vie. Malgré un mariage et lune de miel en vue, sa vie de rêve va virer au cauchemar lorsqu’il apprend par son patron qu’il est licencié. Humainement parlant, c’est son côté gentil, parfois trop naïf, qui a raison de son poste de commercial. La banalité du personnage principal permet à chacun de s’y identifier, mais ce manque de charisme propre aux premiers rôles de certaines productions américaines fait que l’on n’éprouve pas grand-chose à le voir dans ses premières galères. Et puis, un coup de téléphone. Une sonnerie de cirque, une voix inconnue, plus adaptée à faire de la radio ou à animer le juste prix. Pas de son angoissant pour le coup, mais l’effet étrange voire flippant s’accentue lorsqu’on s’aperçoit que la personne au bout du fil voit absolument tout ce que fait Elliot. Un pouvoir qu’on ne peut qu’expliquer par la présence de caméras à tous les recoins de la ville. Faute de mieux.

 

 

L’ambiance étrange et malsaine s’installe lorsque ce standardiste de l’horreur se met proposer des défis à Elliot contre une somme d’argent immédiatement virée sur son compte en banque. Des défis de plus en plus sordides bien entendu. Et au fond, comment cet individu peut-il connaitre ses problèmes d’argent, et à peu près toute sa vie ? Tant pis, Elliot décide de se lancer. A partir de là, difficile de faire machine arrière. Il va devoir réussir 13 défis, avec à chaque fois un gain plus gros. Au moindre échec, il perdra l’intégralité de sa cagnotte. Une sorte de télé réalité glauque. Après un début assez lent chargé de présenter la situation désastreuse d’Elliot, le rythme monte crescendo. Mais il faudra attendre encore quelques temps pour que le film se justifie d’avoir été catégorisé dans la case « horreur ». Que les assoiffés de sang se calment, les organisateurs du jeu ne cherchent pas à dérober la vie du joueur, juste la pourrir. Sans spoiler, les épreuves n’ont rien à voir avec un Saw. Inutile ici de se mutiler ou de blesser quelqu’un d’autre pour survivre. Par contre, elles sont immorales à souhait et posent la question suivante. Que seriez-vous capable de faire contre une belle somme de fric ? On peut également y voir en filigrane une interrogation un peu plus philosophique sur la légitimité des actions du personnage. Autrement dit, dans quelle mesure un acte devient t-il immoral, si il a été ordonné par quelqu’un ?

 

 

13 Sins démontre qu’un homme peut changer du tout au tout s’il est motivé ou incité à obtenir une récompense hors du commun. Un phénomène qui se révèlera chez ce brave Elliot, citoyen lambda de plus boosté par ses rancœurs antérieures, à l’image du petit diable qui s’accroche à votre épaule. Prêt à jouer le rôle de marionnette, et tellement obnubilé par les 5 millions promis au vainqueur, il ira même jusqu’à y prendre goût, à attendre l’appel pour le défi suivant. Cette spirale d’enfer aura peut être raison de lui, mais l’homme fauché n’en a que faire. Après tout, à quoi cela servirait d’abandonner à mi-course, à part atterrir en prison et y gagner une vie encore plus minable. S'il parvient à enchainer les 13 défis, non seulement il sera riche, mais il sera aussi lavé de tout soupçons. Vive la corruption et la magouille.

 

 

Partant d’une bonne idée sur le papier mais assez simpliste dans sa réalisation, 13 Sins est un thriller façon série B honnête. On regrettera néanmoins le manque de véritables explications au profit d’une fin quelque peu bâclée qui tombe comme un cheveu sur la soupe.

 

Auteur : QUENTIN

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