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Critique 2001 Maniacs : Field of Screams

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2001 Maniacs avait su remettre au goût du jour le petit classique de l’horreur autrefois tourné par Herschell Gordon Lewis. Produit par le studio Raw Nerve, structure montée par Eli Roth, le film ne connaitra qu’un succès modeste. Radicalement éloigné du sérieux affiché par les remakes distribués à la même époque – notamment ceux de Platinum Dunes –, 2001 Maniacs misait en effet sur une approche sexe’n’gore qui offrait au produit de Tim Sullivan une dimension assurément bis. La réception tiédasse réservée à cette relecture fun mais anecdotique n’empêchera pas le cinéaste de rédiger le synopsis d’une séquelle. Monté sur un budget microscopique, 2001 Maniacs : Field of Screams se vautre malheureusement sur tous les tableaux et se profile comme un Z nanardesque au possible.

 

 

Tim Sullivan semble avoir grillé une durite. Ce dernier annonçait lors de la promotion de 2001 Maniacs avoir été muselé par ses producteurs, notamment en ce qui concerne les débordements de cul et de tripes. Revenu à l’indépendance la plus totale pour les besoins de cette suite, ce dernier s’abandonne dans un délire grotesque et vulgaire. Si la scénario n’était abordé par le passé que comme une formalité, celui de 2001 Maniacs : Field of Screams explose définitivement les limites du mauvais goût. Adoptant une attitude « je m’en foutiste » irritante, Sullivan plonge tête baissé dans les excès en dressant fièrement un majeur bien tendu. Une démarche qui semble également s’adresser à son public – du moins s’il existe –, voire plus globalement aux aficionados de splatters à l’ancienne. Les 2001 habitants fantômes de Pleasant Valley continuent donc de dézinguer des touristes du nord. Subitement pris de remords, le flic bouseu du coin décide de ne plus livrer la came aux maniacs. Le gonz’ termine empalé mais conserve son dégaine bad-ass jusqu’au dernier souffle. L’honneur est sauf. Privés de leur rabatteur, les fous sanguinaires grimpent dans un bus et se lancent dans le meurtre en itinérant. Coup de bol, une équipe de télé-réalité se pointe dans le coin. Réduite à une grosse dizaine de clampins – Sullivan n’ayant plus d’argent pour les figurants superflus –, la troupe des maniacs reprend donc ses activités morbides. Intégralement tourné sur une parcelle de camping, 2001 Maniacs : Field of Screams se veut donc ultra-violent et pseudo-érotisant. Le film reste surtout très cheap et incroyablement laid.

 

 

Le suremploi de blondes siliconées dévoilant culs et nibards en veux-tu en voilà pourrait être excusable. 2001 Maniacs : Field of Screams ne reste qu’un gros bis décérébré qui carbure au second degré. La juxtaposition d’images de nudité gratuite à une palanquée de meurtres et de situations complètement invraisemblables fait cependant sombrer le métrage dans le nanar d’exploitation pur premium. Absolument rien ne tient la route dans cette séquelle mal fagotée. Une nana se fait trucider à la scie circulaire dans une tente sans que personne n’étende le moindre couinement, un latino casse-noisettes débite du « madre de dios » toutes les trois minutes avec un accent ignoble, des prétendues cousines se pelotent devant un type qui s’astique le manche dans un calbar flashy et un juif à perruque frisotante filme le gazon. Sullivan mixe, mélange et monte ses séquences au pif au mètre, voire recycle certains plans cinq ou six fois. Le tout se présente de ce fait comme un gloubi-boulga en forme de vidéo de beuverie tartinée d’effets gores aux latex. Cerise sur le gâteau, les « dialogues » font preuve d’une hallucinante bêtise – « J’crois bien qu’une guêpe m’a piqué, j’suis tout gonflé là d’ssous », « Mon producteur veut que j’enregistre des chansons d’émo-death metal, des chansons bien burnées » –. Du délire.

 

 

2001 Maniacs : Field of Screams est par ailleurs excessivement mal torché sur la forme. Tim Sullivan s’affranchit en effet d’une réal’ télévisuelle complètement foireuse, souvent accompagnée d’une surexposition lamentable en matière d’éclairage. Le film s’habille de ce fait d’une esthétique vidéo fauchée à gerber. Les carences techniques sont par ailleurs empirées par un montage à la hache qui confine le travail de Sullivan dans une position d’imbuvable produit fast-food. Inutile d’espérer grand-chose du casting. Certains rares maniacs rempilent - Lin Shaye, nullissime -, la plupart sont remplacés par des acteurs de troisième division. Englund cède pour sa part son poste à Bill Moseley, qui cabotine honteusement. Ridicule.

 

 

2001 Maniacs : Field of Screams est une séquelle crétinisante et mal branlée. Chiantissime et hautement répétitif, le métrage est torpillé par un synopsis affreusement puéril ainsi que par un Tim Sullivan en roue libre. Un ratage incompréhensible, voire impardonnable de la part d’un réalisateur ayant fait ses preuves sur le précédent volet.

DVD disponible chez Zylo.

 

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