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Critique 2001 Maniacs

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1964. Herschell Gordon Lewis livre avec 2000 Maniacs ! l’un des premiers splatters de l’histoire du cinéma. Aujourd’hui reconnu comme un classique du gore, le film restera pourtant discret dans la mémoire collective et ne bénéficie que d’une place d’outsider. La faute à un ton général relativement léger, alors que certains métrages des seventies afficheront un fond politique et social dressé en missive contestataire à un gouvernement américain particulièrement contesté. Le film possède néanmoins une fan-base solide, et se verra donc remodelé à la sauce actuelle à l’occasion de son cinquantenaire. Mis en boîte par l’inconnu Tim Sullivan – cinéaste adepte des téléfilms et futur scénariste de Shrek 4 –, 2001 Maniacs reprend grosso-modo la formule magique de son prédécesseur sans chercher à en redessiner les contours. Le résultat est de ce fait assez banal, mais furieusement fendard.

 

 

Le succès du « petit » Cabin Fever ouvre à Eli Roth les portes du cinéma indépendant. Celui-ci fonde dans la foulée le studio Raw Nerve, micro-structure destinée à la conception d’œuvrettes horrifiques. A la recherche de financements depuis le début des années 2000, Sullivan trouve en Roth le producteur idéal. Les deux hommes veulent en effet s’engager sur un remake sans concessions, et 2001 Maniacs reste à ce titre hautement fidèle à son modèle. Le film est en effet brutal à outrance, fun et sans grandes prétentions. Si Sullivan revoit légèrement le fond, ce coup de jeune affiche clairement la volonté de faire dans le bis le plus total, voire dans le Z. Le script ne bouge de ce fait quasiment pas d’un iota. En route pour le Sud des Etats-Unis, huit jeunes adolescents se perdent et échouent à Pleasant Valley. Ces derniers sont accueillis chaleureusement par les habitants, qui s’apprêtent alors à lancer leurs festivités annuelles. La petite bande ignore cependant que les autochtones célèbrent les horreurs perpétrées par des soldats Yankees aux habitants du coin à la fin de la guerre de Sécession. Sullivan se profile ici en bon élève. Sa « réinterprétation » ne se permet que de rares libertés, dont une galerie de personnages complètement revue ainsi que l'ajout d'une introduction chargée d’expliquer l’historique de l’affrontement Sud / Nord pour les neuneus. Passé le cours magistral, le métrage carbure à toute berzingue.

 

 

Tim Sullivan est un fervent défenseur du film d’exploitation qui tache dur. Son 2001 Maniacs se complait à ce titre dans tous les excès. Le métrage use du gore cartoonesque sans parcimonie aucune, le cinéaste flanquant des morceaux de barbaque dans tous les recoins et capturant une belle série de meurtres aussi graphiques que délirants. 2001 Maniacs ressuscite un esprit splatter en berne à l’époque de sa sortie, l’ensemble se profilant comme un pur divertissement crétinisant radicalement éloigné de toute recherche de réalisme. Sullivan patine son œuvre d’une violence très marquée, à la limite du mauvais goût, mais l’ensemble reste assurément second degré. Si 2001 Maniacs ne s'épaule pas vraiment de climax oppressant ou tendu, Sullivan compense très largement le manque de puissance des séquences et la légèreté de son scénario en imposant au métrage une rythmique furibonde. Le film mise sur le fun, et le cinéaste pousse pour ce faire le bouchon aussi loin que possible. Les corps explosent littéralement, le cinéaste n’hésitant jamais à démembrer, broyer, ronger ou éviscérer ses protagonistes. Le tout est sans surprise accompagné d’un érotisme assez prégnant, les plans nibards / culs pullulant avec une frénésie non retenue. Bien que parfois extrêmement beauf, 2001 Maniacs reste plutôt efficace.

 

 

Techniquement, le film est par ailleurs particulièrement raccord avec son modèle. 2001 Maniacs est en effet truffé de cadrages mal-fagotés et particulièrement maladroits. Si l’approche « artistique » de Tim Sullivan ne nuit jamais véritablement à la bonne lisibilité du métrage, ce dernier se pare d’une esthétique télévisuelle plutôt dégueu. L’apparence cheap de ce 2001 Maniacs colle cependant à la volonté du cinéaste de s’affranchir d’un pur morceau de péloche à classer parmi les séries B obscures bricolées avec deux trois bouts de ficelle. La direction d’acteurs est pour sa part complètement ignorée, ces derniers évoluant en roue libre. Le cultissime Robert Englund – Les Griffes de la Nuit – aborde sa prestation comme une récréation, et cabotine sans aucune retenue. Amusant. Les nombreuses naïades qui émaillent la bobine se contentent de dévoiler leurs plastiques, exigence visiblement avancée par le réalisateur dès les premiers coups de manivelle.

 

 

Petit budget, déconne maximum. 2001 Maniacs est un film artistiquement contestable mais pleinement décérébré. A défaut d’être indispensable, le lifting assuré par Tim Sullivan témoigne d’une réelle explosivité. Pourquoi pas.

DVD disponible chez Zylo.

 

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