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Critique 3 Days to Kill

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La construction des studios EuropaCorp à Saint-Denis est l’un des investissements les plus faramineux effectués par l’industrie cinématographique Française. Luc Besson est donc aujourd'hui soumis à une obligation de rentabilité. Oubliant plus volontiers les prétentions artistiques qui ont fait de ses premiers travaux – Le Grand Bleu, Léon, Nikita – des œuvres indispensables, ce dernier duplique désormais des scénarios afin de les confier à des réalisateurs américains à la recherche d’œuvres de commandes. Probablement rédigé sur la nappe d’un fast-food, 3 Days to Kill se profile en parfait copycat d’un Taken qui aura fait son petit effet au box-office. McG dirige le tout sans réelle motivation, ce dernier livrant un film d’action déjà-vu et résolument mou du genou.

 

 

Paris va finir par se coltiner une sale réputation auprès du public américain. Après les deux volets de Taken et le minable From Paris with Love, œuvrette pif-paf-pouf menée par un Travolta bouffi, Besson transforme de nouveau la capitale française en champ de bataille. A croire que l’endroit est particulièrement mal fréquenté. Rien de bien nouveau sous le soleil côté scénario. Récemment retraité suite à la découverte d’un cancer fulgurant, l’agent de la CIA Ethan Renner n’aspire plus qu’à se rapprocher de sa femme et de sa fille, qu’il a clairement délaissées pour les protéger. Lorsque « Vivi » lui propose une ultime mission en échange d’un traitement expérimental pouvant lui offrir une honnête espérance de vie, ce dernier rempile. Sa mission, empêcher une transaction entre « l’albinos » – un mec dont on a rasé les sourcils – et « le loup ». Etonnamment, Besson et McG n’aspirent pas à tout faire exploser dans ce 3 Days to Kill. Ces derniers jettent entre les pattes de leur agent croulant une adolescente irritante aux préoccupations existentielles, et tentent une approche un poil différente. Si tout ne fonctionne pas parfaitement, 3 Days to Kill prend néanmoins le temps de creuser la psychologie des personnages. Le métrage affiche à ce titre une certaine recherche dramatique en s’articulant autour de la reconstruction d’une famille en crise et des prises de conscience d’un héros moins manichéen qu’il n’y parait.

 

 

McG saborde pourtant bon nombre de séquences en usant d’un humour résolument déplacé. Le redoutable tueur n’hésite pas à faire copain-copain avec les malfrats qu’il traque afin d’obtenir des conseils sur les relations père-fille. La manœuvre tourne de ce fait en ridicule une impressionnante palanquée de personnages secondaires. 3 Days to Kill y perd grandement en crédibilité. Pire, les relations entretenues par Ethan Renner avec ses proches vient progressivement occuper tout l’espace et minimisent grandement l’explosivité d’un projet qui ne propose que de rares soubresauts de pétarades épileptiques. Les séquences d’actions restent certes bien troussées, mais le rythme anémique imposé par McG laisse rapidement sombrer le métrage dans une mélasse comico-dramatique plutôt étrange. La finalité de ce 3 Days to Kill en devient floue, les intérêts des méchants gangsters n’étant jamais totalement explicites. Sans doute soucieux de promouvoir l’industrie locale ou de respecter d’éventuels engagements envers l’état français, Besson tourne par ailleurs son produit grand-public en publicité géante pour Peugeot. Insupportable.

 

 

Malgré un Terminator : Renaissance buriné et de très bonne facture, McG retombe ici dans ses pires travers. 3 Days to Kill est un film hautement impersonnel, pour lequel le cinéaste s'installe dans un fauteuil de « yes-man » sans ambitions. L’ensemble est certes bien emballé – McG n’est pas un débutant en la matière –, doté de moyens conséquents et habillé de belles cascades, mais se montre désespérément plat. Kevin Costner est cependant à l’aise, et parvient à insuffler de beaux contrastes à son personnage. Tout le contraire d’Amber Heard, pourtant brillante dans les productions indépendantes – And Soon the Darkness, All the Boys Love Mandy Lane – qui émaillent ses premières années de carrière. Cette dernière campe ici un agent de liaison complètement improbable – Heard est assurément trop jeune pour le rôle –, qui n’imprime la bobine que de manière anecdotique.

 

 

Tout comme une écrasante majorité des productions Besson récentes, 3 Days to Kill est un métrage hautement dispensable. McG adopte une construction différente, davantage centrée sur un anti-héros assez attachant, mais perd son objectif en cours de route. Bancal et assez pénible à suivre, 3 Days to Kill manque cruellement de testostérone. Essai manqué.

 

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