film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique 30 Jours de Nuit

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Le mythe du vampire à su intégrer de nombreuses caractéristiques tout au long des siècles passés. Le suceur de sang se rapproche plus de la chauve-souris – comme l’étymologie le précise – ou du félin – La nuit déchirée et ses « félidés » incestueuses – que de l'homme, malgré de nombreuses similarités physiques flagrantes. Ils ne se déplacent qu'en meute et sont hiérarchiquement sociabilisés. Leurs liens familiaux sont solides, tout comme leur instincts de survie et leur pouvoir d'adaptation dans notre environnement. Ils sont physiquement attirants – Twilight – et il émane de leurs personnes un pouvoir quasi hypnotique  – Dracula de Francis Ford Coppola –, cette dernière qualité étant surtout utilisée pour renflouer leurs castes. Bref, le sujet est vaste. Le réalisateur David Slade décide, quant à lui, de se baser sur un comics américain – la mini série à succès 30 Jours de Nuit de Steve Niles et Ben Templesmith –  pour son nouveau projet – après le très remarqué Hard Candy.

 

 

Dès l'introduction de 30 Jours de Nuit, la palette de couleur choisie nous montre l'éloignement que le réalisateur à voulu prendre avec l’œuvre originale. Beaucoup plus chatoyante que sur la version papier, elle vient rajouter une note d'optimisme à l'ensemble, tout en gardant un grain suffisamment inquiétant en sous couche. Il est clair que pour une fois, l'Alaska ne sera pas filmé comme The Think de Carpenter. Un très bon point. Nous découvrons donc ce petit village de Barrow, trou perdu au fin fond du cercle arctique –difficile de faire plus paumé – protégé par son unique Shérif au grand cœur, son petit frère de quinze ans et son ex-femme. En dehors du fait qu’il faut déjà être bien masochiste pour y habiter, la cerise sur le gâteau est qu'il y fait nuit 30 jours consécutifs tous les ans. Profitant de l'aubaine, une bande de vampires décide donc d'y passer un petit séjour gastronomique. Le choix de couleurs vient alors se justifier à travers le contraste qu'il nous offre, opposant la luminosité de plein jour propre à l’introduction du métrage à la nuit d’encre imposée à la suite. Une fois ce basculement opéré, cette adaptation se rapproche alors bien plus des comics originels.

 

 

On peut facilement reprocher un casting sans véritable saveur dans sa globalité – Josh Pearl Harbor Hartnett et Melissa Triangle George – là ou des visages burinés par le verglas auraient était plus appréciés. Dans l'ensemble, le jeu d'acteur relève l’intérêt de ce choix au demeurant bien trop stéréotypé. Nous voici dès lors plongé dans un chaos total, mis en évidence par un plan séquence perché sur une grue, surplombant ainsi l'hécatombe frappant le village. Une horde de vampires affamés attaque ici aveuglement la population de Barrow. Un véritable déluge de violence, qui entre explosions et hurlements donne à cette partie du film des relents d'apocalypse. Il n'en faut pas plus à notre courageux Shérif pour abandonner les habitants à leur triste sort, tel un capitaine de Costa Concordia. Il faut dire que cette bande de masticateurs de carotides ont de quoi impressionner.

 

 

Les effets spéciaux ne sont là que pour exagérer les traits physiques originaux des acteurs –Danny Huston, entre autre, est terrifiant dans son rôle de leader –, les déformer pour mieux les étirer dans tous les sens. Une idée intéressante qui accentue le réalisme déjà troublant des attitudes et des mimiques des assaillants. Leur langage quant à lui n'est jamais traduit, laissant ainsi planer des suspicions quant au contenu de leurs conversations et donc installer un stress supplémentaire. Ce gang prend alors la forme d'une meute de loups affamés, mais ayant malgré tout des réactions humaines et des interactions fortes. Il s'agit certainement de l'une des plus grandes réussites de cette production. La puissance et la violence des attaques répétées implique encore plus le spectateur dans cette chasse à l'homme sans pitié.

 

 

30 Jours de Nuit fait mouche, que ce soit dans sa manière de renouveler – métissage réussi avec les « Zomblar » nouvelle génération - la thématique vieillissante du vampire, comme dans celle d'adapter un comics à la touche graphique très particulière. Le métrage trouve au final une identité qui lui est propre. Malgré de nombreux défauts relatifs à une production bénéficiant d'un budget conséquent et donc très surveillé – starlettes aseptisées à outrance, un montage plus que moyen et de grosses modifications en post-production, P.G. oblige –, 30 Jours de Nuit reste une adaptation fun, jamais lassante, en partie grâce à un rythme soutenu et à une violence sans concessions. 

Auteur : MARC D'OC

Critique vue 5888 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 66-29

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction