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Critique 7eventy 5ive - 75 secondes pour survivre

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L’avènement de Scream a définitivement marqué l’arrivée d’une vague quasi ininterrompue de slashers à l’instar d’Urban Legend ou de Souviens Toi… L’été Dernier qui ont su exploiter la chose avec brio. Chaque année, les rayons se voient remplis de bon nombre de slashers de qualité variable qui se contentent d’exploiter les bases établies sans rien apporter de neuf. Même si ces films se laissent la plupart du temps agréablement regarder, une fâcheuse impression de déjà vu s’abat régulièrement sur les fans du genre attendant avec impatience l’arrivée d’un nouveau métrage qui viendra marquer au fer rouge le cinéma horrifique. Des pellicules telles que Cold Prey ou Behind The Mask : The Rise Of Leslie Vernon ont fait leur petit effet mais ce n’est malheureusement pas le cas de ce 7eventy 5ive, baptisé à l’origine Dead Tone, qui montre clairement ce qu’il est possible de faire sans aucune imagination et avec une volonté d’expédier une recette mille fois revues vite fait bien fait dans les bacs.

 


7eventy 5ive est le premier film de deux jeunes réalisateurs répondant aux noms de Deon Taylor et Brian Hooks, ce dernier s’offrant même un des premiers rôles. Ils en ont également écrit le script avec l’aide de Vashon Nutt, unique projet à l’heure actuelle pour celui-ci. Une bande de gamins s’amuse à faire des blagues au téléphone quand ils tombent sur un psychopathe avec un sens de l’humour assez limité, entraînant le massacre de toute la famille de l’un d’eux. Dix ans plus tard, des jeunes se retrouvent pour une soirée dans une maison et décident de jouer à un jeu, le 75. Le but est de composer un numéro au hasard et de tenir la personne au bout du fil pendant soixante quinze secondes sans que celle-ci ne raccroche. Malheureusement, une des personnes au bout du fil semble familière. Même si la nécessité de se mettre à trois pour accoucher d’un tel scénario est discutable, celui-ci réussi même à s’affubler de plusieurs facilités voire d’incohérences dans son traitement tout au long du film. L’introduction pose bien les bases mais ce qui aurait pu être un des meilleurs moments mettant l’accent sur la violence n’est finalement qu’une succession de flashs et de plans épileptiques où l’on peine à suivre l’action. Après une entrée en matière bancale, le scénario tente de s’épaissir en introduisant l’histoire annexe, s’avérant totalement inutile, d’un flic interprété par Rutger Hauer (Hitcher, Blade Runner) qui a l’honneur d’être le détenteur d’une des répliques les plus percutantes de cette pellicule : « Je n’ai encore jamais vu de fantômes avec des bottes », le tout avec le plus grand sérieux. Cette réplique clos l’introduction et reflète malheureusement la qualité des dialogues qui suivront.

 


En plus de proposer des personnages tous plus stupides les uns que les autres, leur jeu d’acteur est à peine digne d’une série Z. Tous les stéréotypes possibles et imaginables sont présents : l’intello coincée, le duo de poufs, la folle excentrique (probablement le personnage le plus ridicule du métrage), les blaireaux au look hip-hop raté, le gros lard rigolo et vous devinez la suite. Même Rutger Hauer peine à livrer quelque chose de potable et son personnage n’a absolument aucun intérêt, juste bon à froncer les sourcils et à jouer le flic usé par son boulot. L’histoire parallèle qui le met en scène est totalement superflue et n’apporte foncièrement rien. La raison de son existence n’est justifiée que par des raisons financières et marketing, une jaquette de film avec son nom comme tête d’affiche est probablement beaucoup plus vendeur même si son temps de passage à l’écran avoisine les dix minutes. Une des bases d’un slasher est sans aucun doute son boogeyman, celui-ci se doit d’être charismatique, original et inventif. A ce niveau là, 7eventy 5ive rate son coup bien comme il faut. Non content d’utiliser des subterfuges pour attirer les spectateurs, Deon Taylor et Brian Hooks nous offrent un tueur ressemblant étrangement à celui-ci d’Urban Legend, avec en prime de nombreux grognements et autres respirations caverneuses, preuve d’une imagination squelettique. Le filon de l’appel téléphonique a eu son heure de gloire grâce à des films comme Terreur Sur Le Ligne ou Scream qui ont su terroriser toute une flopée d’adolescents. Ici, le téléphone est utilisé uniquement dans le but de marquer l’apparition du tueur sans aucune subtilité balayant d’un revers de la main les fondements pourtant primordiaux de la tension et du suspense inhérents au concept.

 


Le boogeyman, bien que plutôt hargneux et brutal dans ses actes, est totalement dénué de charisme. Lorsqu’il réussit à atteindre sa cible, la violence est finalement fortement aseptisée par des effets gores concoctés à l’aide de la mallette du p’tit bricolo et de quelques CGI peu convaincants. Pour palier à cette gaucherie ambiante, Deon Taylor et Brian Hooks n’ont rien trouvé de mieux que de créer des protagonistes à son niveau. Probablement par peur d’échapper au tueur, les protagonistes utilisent tous les moyens possibles pour limiter leurs chances de survie comme faire du bruit quand il ne le faut pas ou lâcher des trucs du genre « la maison est grande, moi je vais de ce côté et toi tu vas de l’autre, on ira plus vite si on se sépare », « restez là en attendant que j’aille démarrer la voiture » et autres astuces périmées. Pour ceux qui ont fait face à un montage souffrant régulièrement d’une maladresse irritante, il est important de préciser qu’il existe deux versions de ce métrage, une censurée et l’autre non. Ils ne se sont même pas donné la peine de remonter le film et ont tout simplement coupé le surplus de « gore » rappelant atrocement le sort réservé à Meurtres à La Saint Valentin. Pour ne pas perdre son élan et s’enfoncer de plus belle dans les abymes de la médiocrité, le dénouement réservé par 7eventy 5ive est tout ce qu’il y a de plus risible se nantissant, pour changer, de méchants airs de déjà vu, avec notamment des ultimes instants tellement prévisibles qu’il aurait été étonnant de ne pas avoir eu à les subir.

 


Par un scénario étroit, des personnages ridicules et un tueur trivial, 7eventy 5ive se noie copieusement dans les milliers de slashers minables qui hantent les rayons DVD. Bien qu’il se laisse regarder sans trop de difficulté, 7eventy 5ive est le genre de film qui ne fait que conforter les détracteurs du cinéma d’horreur dans leurs aprioris. Aucun intérêt.

Auteur : TIBO

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Votre réponse :

FuriousX 14-10-2012
Un pure navet ce film... Si vous avez 1h30 a perdre, rien d'autre a regarder ou une soiree pyjama entre ado ca peut se regarder sinon passer votre chemin !

 

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