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Critique A Horrible Way to Die

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Avec une carrière encore toute jeune mais solide, Adam Wingard est un réalisateur furieusement ancré dans le cinéma indépendant. Après Home Sick – qui rassemblait notamment Bill Moseley et Tiffany Shepis – ou encore Pop Skull, le cinéaste n’est pas un habitué des gros budgets et remet le couvert avec A Horrible Way to Die. Main dans la main avec le scénariste Simon Barrett – auteur de Red Sands –, les deux hommes nous livrent un film de serial killer pas comme les autres qui, avec une approche très intéressante du sujet, se rend appréciable de par ses qualités mais aussi ses défauts. De l’indépendant comme on aimerait en voir plus souvent.

 

 

 

En pleine tournée des festivals, taillé sur mesure pour ce type d’évènement, A Horrible Way to Die bénéficie d’un accueil mitigé. Le métrage s’attaque au serial killer movie qui compte quelques vraies perles – Henry, portrait d’un serial killer, Maniac – pour une bonne poignée de bouses – B.T.K, Girls Wanted, Gacy –. Contrairement à bon nombre de ces films, celui-ci se place principalement du point de vue d’un proche du vilain. Garrick, un redoutable tueur en série, sort de prison et se met à la recherche de son ex petite amie, Sarah. Adopter le point de vue de celle qui a partagée sa vie durant quelques temps apporte un certain cachet. Nous ne sommes donc pas dans une production horrifique classique telle que celle qui hante les bacs remplis de DTV périmés avant même de les avoir atteints. Ici, le récit se construit autour de ces deux personnages, à la fois séparés et reliés faute à un passé douloureux et pour le moins atypique. Présent et passé s’entremêlent donc pour installer la narration et mettre en lumière le parcours d’une jeune femme devenue alcoolique et tentant de se reconstruire. Le réalisateur ne s’intéresse donc pas qu’à son bourreau, mais aussi et surtout à la souffrance d’une personne qui a été proche de lui et qui a vécue dans le mensonge avant de voir sa vie partir en miettes suite à la découverte de l’horrible vérité.

 

 

Cette construction narrative arrive à créer une certaine empathie pour les personnages et le spectateur a envie d’en savoir plus sur ce qui s’est vraiment passé. Mais c’est là que le bât blesse. Malgré tout, la relation que l’on sent forte de prime abord entre les deux protagonistes ne trouve jamais réellement ses marques, même lors des inévitables retrouvailles. Le réalisateur de Home Sick semble préférer se concentrer sur sa mise en scène, malheureusement bancale elle aussi. En adoptant le style « caméra à la main », Adam Wingard donne à son œuvre un rendu « film d’auteur » avec des plans parfois sortis de nulle part : caméra qui bouge dans tous les sens alors qu’un plan plus classique aurait largement amélioré la lisibilité, zooms incongrus et autres flous. Malgré ce traitement occasionnellement irritant, A Horrible Way to Die s’attarde sur ses personnages et réussit à en faire sortir l’essence. La mise en scène est ici un faux problème dans le sens où ce sont aussi toutes ces petites imperfections qui font de A Horrible Way to Die ce qu’il est : une pellicule viscérale et imparfaite qui prend le spectateur par la main et lui raconte une histoire, une vraie. 

 

 

A double tranchant, le final pourra en faire décrocher plus d’un. Un revirement de situation à moitié prévisible qui sort le spectateur de son périple et marque une rupture discutable car mal exploitée. Si on attendait une claque magistrale, c’est avec un sentiment mitigé que l’on ressort du spectacle. Qui dit tueur en série, dit meurtres. Et pour le coup, sans jamais tomber dans le gore gratuit, la pellicule s’accorde des crimes incisifs. Tout n’aurait certainement pas fonctionné sans la présence d’acteurs fabuleux. Le discret mais toujours excellent AJ Bowen – que l’on a pu voir dans The Signal, The House of the Devil ou encore Butcher 2 – campe ce serial killer à deux visages, charmant quand il le faut et ignoble à ses heures perdues. Son ex moitié est interprétée par Amy Seimetz – Petits Suicides entre Amis –, déchirée par le mensonge, fragile et touchante. L’ensemble du casting sert l’histoire à merveille, pas de chair à canon ni de faire valoir, chaque personnage a sa place.

 

 

A Horrible Way to Die est donc un très bon film dont les imperfections font partie intégrante de son charme. Sans aucun doute, Adam Wingard a les bagages nécessaires pour suivre la route des nouveaux réalisateurs prometteurs. Bancale, irritante, séduisante, viscérale, la pellicule ne vous laissera pas indifférent, et c’est déjà un très bon point.

Auteur : TIBO

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