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Critique Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires

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Timur Bekmambetov, Tim Burton, Seth Grahame-Smith, Abraham Lincoln. Exception faite du dernier larron, les protagonistes à l’origine de ce curieux Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires cultivent depuis quelques années certains projets communs. Si Bekmamtov et Burton avaient pris part à la production du métrage d’animation Numéro 9, Grahame-Smith signait pour sa part le scénario de Dark Shadows du même Burton. Prodigue russe biberonné à l’action déglinguo-testostéronée, Bekmambetov trouve dans le script d’Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires une base suffisamment délirante pour coucher sur bandes un produit dont il s’est fait spécialiste. Adapté d’une nouvelle de Grahame-Smith, son métrage se profile comme un délirant feu d’artifice bardé d’un second degré bien prononcé.

 

 

Le postulat d’Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires a de quoi faire sourire les historiens férus. Catapulté super-héros hypra-balèze, le jeune Lincoln décide ici de déglinguer des chapelets de goules à grands renforts de hachette. Un combat contre les ténèbres qui se poursuivra jusqu’aux derniers instants de la guerre de Sécession, alors que le jeune homme devenu Président des Etats-Unis s’apprête à définitivement changer le cours de l’histoire en prononçant l’abolition de l’esclavage. Parfaitement décalé, le métrage de Bekmamtov déroule d’emblée quelques belles cartes. Adoptant une approche bis un brin casse-gueule, le cinéaste se risque à développer un projet qui sort foncièrement des sentiers battus. Un exercice de style anticonformiste auquel ce dernier s’est frotté avec plus ou moins de succès par le passé – Wanted, Night Watch –. Furieux adepte d’une approche vidéo-ludique en matière d’image et de montage, Bekmambetov livre un métrage qui lui ressemble. Buriné et pétaradant, Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires n’hésite jamais à verser dans l’excès, quitte à trop en faire. L’ensemble cumule une ribambelle de séquences hautement improbables, mais résolument jouissives pour tout adepte de série B qui bastonne. Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires n’est d’ailleurs rien de plus. Bekmambetov développe avant tout un pur moment d’entertainment azimuté, projet si anti-commercial qu’il n’aurait probablement jamais eu la chance de voir le jour sans le soutien d’une personnalité comme celle de Burton côté production.

 

 

Paradoxalement, Timur Bekmambetov semble ici parfois garroté par l’influence de ses investisseurs. Le cinéaste russe à en effet habitué son public à des projets en forme de bordel visuel et scénaristique parfois illisible, mais plutôt décapants sur la forme. Là ou Wanted présentait déjà de plus sages contours, Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires s’avère pour sa part parfois trop policé, voire même quasi-gentillet. Bekmambetov signe certes un impression panel de séquences d’action délirantes et explosives, mais voit l’impact de ses dernières grandement diminué par un subterfuge récurrent visant à camoufler toute effusion sanglante trop visuelle. La pseudo-violence d’Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires reste pourtant purement cartoonesque, l’ensemble se voulant suffisamment invraisemblable pour se permettre un usage du gore frontal, voire exagéré. Dommage. Le tout pèche parallèlement par une seconde partie mollassonne, compilant maladroitement les faits historiques réels – le mariage de Lincoln et son ascension politique –. Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires présente de ce fait une structure bancale, mais s’avère heureusement sauvé in-extremis par un final dantesque monté avec un goût de l’ultra-cut qui bourrine parfaitement savoureux. 

 

 

Si Timur Bekmambetov reste abonné à une approche épileptique qui pourra s’avérer partiellement lassante, le cinéaste parvient cependant à davantage canaliser ses envies que par le passé. Bien que riche en séquences mitraillettes parfois proches du jeu-vidéo, Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires adopte la même approche que Wanted. Et si le métrage perd légèrement en personnalité en comparaison du dyptique Night Watch / Day Watch et standardise son habillage sur une « norme » typiquement américaine, le travail de Bekmambetov s’avère parfaitement lisible malgré sa rythmique dopée aux amphétamines. Le réalisateur parvient ici à une parfaite fusion entre le côté rétro propre au contexte – les décors et les costumes se montrent particulièrement soignés – et construction moderne et dynamique. L’ensemble flanche malheureusement à travers quelques effets numériques parfois un brin foireux. Un détail, le casting s’avérant par ailleurs parfaitement satisfaisant, notamment le jeune inconnu Benjamin Walker, qui campe un Lincoln plutôt charismatique. 

 

 

Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires n’a rien du film de l’année. Mais bien que le tout s’apparente à un menu fast-food pour les masses, Timur Bekmambetov en maitrise la recette à la perfection. Un bon moment de cinéma pop-corn qui déménage sec.

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