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Critique Albator : Corsaire de l'Espace

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Albator est une icône des eighties. Davantage connu sur le sol européen pour les séries animées diffusées sur le service public que pour les mangas japonais originels, le corsaire de l’espace aura marqué toute une génération d’enfants. Avant de sombrer dans un relatif oubli, le renouvellement rapide des programmes jeunesse ayant fortement amoindri le pouvoir magnétique du balafré sur la génération suivante. Supervisée par son créateur en personne, cette première adaptation cinéma en images de synthèse était attendue au tournant. Doté d’un budget plutôt conséquent, encensé par James Cameron himself et mis au point par l’un des plus fins limiers japonais du film numérique - Leiji Matsumoto, déjà à l’œuvre sur Straship Troopers : Invasion -, Albator : Corsaire de l’Espace en envoie plein les mirettes. Mais patauge malheureusement dans un scénario nébuleux au possible.

 

 

Albator est une œuvre complexe, dotés de multiples ramifications et prolongations scénaristiques parfois hasardeuses. Difficile aujourd’hui de faire le lien entre le manga, les différentes séries – Albator 78, puis 84, qui n’est autre qu’un préquel – ainsi que les multiples films distribués à l’époque sur grand et petit écran. Les producteurs de ce lifting 2013 passent donc ici par la case logique du reboot, unique option viable au vu du passif de la franchise. Exit les histoires familiales – il n’est ici jamais fait mention de la figure paternelle Great Harlock –, le dieu Wotan et ses bestioles ainsi que les voyages dans le temps. Les auteurs privilégient un postulat d’apparence simplisten, mais par la suite progressivement et massivement complété de rebondissements surprenants. L’histoire prend corps en 2977. L’humanité à depuis longtemps colonisée l’espace, sans pour autant y retrouver la qualité de vie de la Terre. Un constat qui amène un jour les colons à repartir vers la planète bleue. Subitement confrontée à la surpopulation, la terre refuse le retour de ses enfants. La guerre éclate et un nouvel ordre se met en place : la Coalition Gaïa. Refusant de se soumettre aux directives du nouveau gouvernement, Albator parcours l’espace à bord du vaisseau Arcadia. La quête du pirate est pourtant menacée lorsque le jeune Yama, envoyé pour l’assassiner, infiltre son équipage. Albator : Corsaire de l’Espace se profile d’emblée comme un pur divertissement grand public, avec tout ce que cela implique de clichés bien appuyés. Beau gosse constamment dissimulé derrière sa mèche, Albator est l’archétype du héros au grand cœur, certes rebelle mais en guerre pour une noble cause, et s’accorde à ce titre parfaitement aux multiples poncifs dont fait étal cette version 2013.

 

 

Tous les personnages semblent ici se déplacer en se préoccupant d’étranges chorégraphies – la cape d’Albator vole avec style au moindre mouvement – et s’évertuent à débiter des idioties par paquets de douze. Le corsaire semble d’ailleurs être le seul personnage un peu plus malin que la norme, ce dernier étant confiné dans un semi-mutisme par l’équipe technique. Probablement afin de conserver au mieux le l’aura mystique d’un protagoniste pas si principal qu’il n’y parait. Mouais. Le scénario navigue malheureusement dans la même mélasse interplanétaire. Inutilement compliqué, bourré de rajouts grossiers et de boursouflures inutiles, Albator : Corsaire de l’Espace regorge certes de cliffhangers mais impose une telle quantité de rebondissements que le film en devient quasi-labyrinthique. Déjà partiellement torpillé par une narration incompréhensible, le travail de Leiji Matsumoto ose même du twist dans le twist, manœuvre qui impose une certaine nausée spatiale lors d’un interminable final dont les tenants et aboutissants resteront aussi brumeux que les réelles motivations du héros de service. Derrière une sombre histoire de fleur représentant le salut de l’humanité, Matsumoto et son équipe alignent de plus un vocabulaire SF si imbuvable qu’il en devient rapidement lassant. Il est plus ou moins question canons mégatrons de la mort, d’image holographiques multiples et autres spécificités techniques accessibles uniquement aux hommes du futur. Outch.

 

 

Albator : Corsaire de l’Espace compense cependant ses carences par une rythmique mitraillette, doublée d’une direction artistique bluffante. Le métrage de Leiji Matsumoto est en effet beau à mourir. Visuellement, l’ensemble tient toutes ses promesses et aligne une multitude d’affrontements épiques et de séquences d’action bien burnés. Albator : Corsaire de l’Espace ne fait preuve d’aucune baisse de régime, et se déroule comme un space-opéra next-gen impressionnant de réalisme et de détails. Le tout reste certes furieusement geek mais mérite le détour ne serait-ce que pour l’emballage, qui se présente comme une véritable prouesse technique. L’ajout de la 3D offre à ce titre une immersion plus rapide dans le métrage, sans user d’effets faciles à répétition.

 

 

Albator : Corsaire de l’Espace est un très beau produit de divertissement. Rien de plus. Le gloubi-boulga scénaristique plombe en effet complètement le métrage, qui ne s’imposera pas véritablement en nouvelle référence du genre. Dommage, le soin apporté aux images ainsi qu'à la mise en scène numérique flirtant ici avec le jamais vu. Un film foutraque, à réserver aux amoureux de la technique ainsi qu’aux véritables aficionados de la franchise.

 

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