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Critique All Cheerleaders Die

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Lucky McKee et Chris Sivertson se sont désormais confortablement installés dans l’industrie de l’horreur indé. Le premier en livrant une belle série d’œuvres coups de poings, dont May et The Woman. Son comparse aura pour sa part été injustement fustigé par la critique pour I Know Who Killed Me, mais son travail sur The Lost reste unanimement salué. Avant d’évoluer sur leurs propres travaux, les deux cinéastes co-signaient un petit film complètement déjanté articulé autour de la résurrection d’une équipe de pom-pom girls. Anticonformiste au possible, le métrage est aujourd’hui remodelé de la main même de ses créateurs. Bien que relativement différent des travaux habituels de McKee et Sivertson, All Cheerleaders Die se profile comme une petite pépite d’humour noir.

 

 

L’adolescence est l’âge de toutes les découvertes. McKee et Sivertson en jouent notamment en bâtissant ici leur récit autour d’une rivalité entre l’équipe de footballeurs baraqués et celle des cheerleaders aux carrosseries rebondies. Bien que centré autour d’adolescents populaires, leur métrage exfolie presque d’entrée les clichés inhérents au teen-movie horrifique habituel. All Cheerleaders Die est en effet une pure série B, le film affichant d'entrée de jeu un second degré macabre et ultra-efficace. McKee et Sivertson avancent ici clairement la volonté de lorgner vers un cinéma décomplexé, fendard, très eighties dans le fond comme dans la forme. Le synopsis tourne sans surprise autour d’un élément déclencheur délirant mais assurément accrocheur. Maddy Killian est une jeune fille réservée qui réalise des reportages vidéo sur les personnalités les plus influentes du lycée. Alors qu’elle effectue une figure de voltige devant sa caméra, la meneuse des pom-pom girls meurt brutalement en manquant sa réception. Maddy décide quelques semaines plus tard de rejoindre l’équipe, mais se trouve rapidement à l’origine d’une dispute entre l’une de ses comparses et le capitaine des footballeurs. Poursuivies par les garçons, les jeunes filles vont être victimes d’un accident de la route puis « ramenées » par une étudiante dotées d’étranges pouvoirs. Leur retour à la vie va néanmoins de pair avec de nouveaux besoins alimentaires. Témoignant d’un déroulé bardé d'idées azimutées, All Cheerleaders Die parvient à la fusion parfaite. Au-delà d’une rythmique sévèrement burnée, le métrage déroule un fond moins con-con qu’il n’y parait de prime abord.

 

 

All Cheerleaders Die n’a rien d’une charge politique appuyée, mais assène malgré tout un message féministe plutôt bien senti. Le travail de McKee et Sivertson déconstruit soigneusement les poncifs habituels en ridiculisant la quasi-intégralité des personnages masculins. Un exercice qui n’épargne pas même le « gentil garçon qui veut bien faire », et pour lequel les cinéastes brossent une équipe de furies aussi sexy que mortelles. S’il tire à boulets rouges sur l’archétype du male machiste et dopé à la testostérone, le film reste léger et évite avec brio toute prise de position ou discours lourdaud. All Cheerleaders Die carbure avant tout à la déconne et au gros rouge qui tache, mais sans jamais lorgner dans l’excès de gags gras ou d’effusions dégueux. Un juste équilibre rehaussé par une approche érotisante certes tout juste effleurée mais néanmoins sympathique. L’ensemble fait à ce titre preuve d’un déroulé bourré jusqu’à l’os de rebondissements, parfois jusqu’à frôler les limites de l’overdose. L’œuvre de McKee et Sivertson souffre presque d’une trop grande générosité, les deux compères greffant une dose massive de sous-intrigues qui nuisent parfois légèrement à la lisibilité du tout. Rien de bien grave néanmoins, le film s'évrant jouissif au possible.

 

 

McKee et Siverston ont affuté leur technicité sur une belle série de films au cours des dernières années. Les deux réalisateurs parviennent donc avec ce All Cheerleaders Die à une exploitation optimale de leur budget, forcément modeste. Les effets numériques demeurent certes parfois dépassés, mais contribuent à l’aspect ainsi qu’à l’ambiance délicieusement rétro du produit. La réalisation est par ailleurs parfaitement claire et assurée sans fioritures stylistiques superflues. A l’ancienne. Carton plein également du côté de la direction d’acteurs. Le groupe de lycéennes furibondes est parfaitement interprété par un casting d’inconnues. Si certains rôles imposent pourtant des interprétations nuancées, voire versatiles, les jeunes actrices portent le métrage et semblent s’être investies pleinement dans le projet. Du tout bon.

 

 

All Cheerleaders Die est un excellent morceau de culture pop. Soigné, extrêmement bien articulé et assez original, le métrage de McKee et Siverston profite pleinement de la somme des talents de ses géniteurs. Un bon gros délire du dimanche soir.

 

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