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Critique Alone

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Les réalités du marché sont telles que Alone est sorti directement en VOD alors que ses qualités - du moins techniques : la photographie et l’ambiance générale - n'ont rien à envier aux productions destinées aux salles. Il sera néanmoins présenté au grand public dans certaines salles. La VOD lui permettra peut- être de bénéficier de séances spéciales dans certaines salles être grâce au bouche à oreille, c’est du moins le souhait du producteur. Thierry Poiraud, le réalisateur, livre ici un film ambitieux, mélangeant les genres et tourné entièrement en anglais.

 

 

Le pitch d’Alone est simple : dans un pensionnat perdu en pleine forêt sur une petite île au large de l’Ecosse, une bande d’adolescents se réveille. Ils sont seuls, sans adultes pour les surveiller. Chacun a une histoire particulière : il y a la fille un peu paumée ayant toujours vécu en foyer, le caïd qui s’invente une vie, le petit malin, le mec effacé ayant fait une tentative de suicide… Livrés à eux-mêmes, ils en profitent au départ pour faire ce que tout ado digne de ce nom fait sans adulte aux alentours : ils boivent, fument et cassent pleins de trucs. Puis ils finissent par sortir du pensionnat et découvrent une ville au bord de l’apocalypse. Les personnes de plus de 18 ans sont devenues des sortes de monstres, hyper violents et pissant le sang des oreilles, des yeux… Vous avez dit zombie ? Pas vraiment. Le fait est que le spectateur ne connaitra pas la raison de cette épidémie soudaine, un peu à la manière de The Walking Dead. Le fond du film n’est pas là. Le but est de suivre l’évolution de cette équipe d’adolescents, leur envie de survivre et leur changement d’état d’esprit. La maladie n’est au final qu’un prétexte. Le réalisateur entraine donc le spectateur dans sa fable et souhaite répondre à cette question : à quel moment devient-on adulte ?

 

 

Thierry Poiraud avait imaginé de situer son métrage au Canada, dans la neige, en forêt, pour créer un espace hostile au possible. Le budget n’aidant pas, l’action a finalement été déplacée aux Canaries. Après un petit remaniement du scénario, ce changement de décor est au final bénéfique à Alone. Le métrage démarre au milieu d’une forêt de conifères dense puis se mue au fur et à mesure de la déroute de nos héros. Tous les décors sont murement étudiés pour correspondre à l’état d’esprit des ados. Petit à petit, le paysage devient de plus en plus désertique, métaphore réussie de l’insouciance bénie du départ vers la perte progressive d’espoir et la prise de conscience. C’est très subtil, comme la réalisation de Thierry Poiraud. Et en cela le film est réussi : il n’y a pas de fioritures, rien n’est laissé au hasard. Pour le côté « horreur », les quelques scènes avec les adultes / zombies sont très brutales, il n’y a pas de compromis. Pour ne pas avoir à multiplier ces scènes qui pourraient relever de la violence gratuite, le réal a cependant choisi d’illustrer toute la brutalité des adultes malades en une seule séquence où l’acteur principal est bloqué derrière une porte sans pouvoir porter secours à une enfant.

 

 

Un des points forts d’Alone est son casting. Même s’il a été laborieux à constituer, les adolescents sont d’un naturel confondant. Ce qui donne une force d’autant plus réelle à leurs actions ou réactions. De l’aveu même du réalisateur, les personnages ont été légèrement réécrits une fois les acteurs trouvés pour coller au mieux à leurs personnalités. Tous inexpérimentés ou presque, ils n'en demeurent pas moins excellents dans leurs prestations. Malgré tous ces bons points, il faut quand même relever certaines baisses de rythme qui plombent le film. Cela reste certes dans l’esprit général : beaucoup d’introspection, une fable universelle du passage à l’âge adulte, mais certaines scènes s’étirent en longueur et peuvent perdre le spectateur. Heureusement que la tension vient relancer régulièrement le métrage. Elle est soigneusement dosée et plutôt efficace. Un travail particulier a été également apporté à la lumière, qui, tout comme les décors, évolue au fur et à mesure du récit. Pour finir, même si par certains côtés, le film ressemble à une gentille bluette pour ado, il n’y a aucune retenue dans les pertes humaines. Non, tout le monde ne survit pas. En même temps, pendant l’apocalypse, il serait étrange que tout le monde s’en sorte.

 

 

Alone est un petit film sympathique, bien réalisé et intelligent. Thierry Poiraud a parfaitement exploité la richesse de ses décors pour en faire un personnage à part entière, ils apportent un vrai plus au récit. Les jeunes acteurs sont touchants et leur éclectisme est très bien mis en valeur. Même s’il ne fera surement pas date, le film mérite néanmoins le coup d’œil.

Auteur : FLORA

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Combien font : 66-25

Votre réponse :

korku 02-08-2016
bon film captivant .

 

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