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Critique Altitude

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Avec un air de Frozen dans son affiche et son huit clos d’aviation, Altitude commence à parvenir aux oreilles des fans et pouvait laisser présager du bon. Derrière le projet, Kaare Andrews à la réalisation, très connu dans la sphère du comic book pour ses écrits et ses dessins et qui a également réalisé quelques courts lui valant des récompenses. Plutôt rassurant donc. Pour le scénario, ça se gâte : Paul A. Birket. Il a notamment écrit le script de… pas grand-chose en fait. Escape Velocity, Con Express ou The Keeper, des métrages dont il ne vaut mieux pas connaître l’existence. Quoiqu’il en soit, le lovecraftien Altitude part d’un concept de base plutôt plaisant mais se révèle au final un ratage davantage scénaristique que technique, mais un ratage quand même.

 

 

Les fondements du projet laissaient présager un concept astucieux et sortant des sentiers battus, du moins lors de la révélation des premières images plutôt qu’en lisant son pitch. Cinq adolescents partent pour un voyage en – petit – avion, l’un d’entre eux aux commandes. Au fur et à mesure, ils vont se perdre dans le ciel et faire face à une entité tentaculaire. Le scénario semble inspiré de la nouvelle L’Horreur en Plein Ciel d’Arthur Conan Doyle ou de la série La Quatrième Dimension avec l’épisode Cauchemar à 20 000 Pieds. Pour la créature, celle-ci est clairement influencée d’une création d’H.P Lovecraft, le Yog-Sothoth. Pour le coup, il ne faut pas se fier aux apparences car le coup du monstre en plein ciel est quasiment secondaire et ne s’impose qu’en fin de parcours pour un dénouement tellement mal amené qu’il frôle le grand n’importe quoi. Altitude est un huit clos pur et dur, pas de centaines de passagers paniqués ou d’hôtesses tentant de remédier à la situation, mais un groupe de copains coincé en plein ciel dans un espace ultra réduit. On peut se demander ce qui va bien pouvoir se passer pendant 85 minutes. Quand Adam Green parvenait à créer une réelle tension sur un simple télésiège dans son génial Frozen, Kaare Andrews n’a clairement pas le talent de ce dernier mais sa mise en scène n’est pourtant pas mauvaise et s’en sort plutôt bien dans l’ensemble. Ce qui tire le film vers le bas, c’est son scénario. Tout est bâclé, voilà le gros problème. Des personnages sans consistance aux péripéties crêpages de chignon, la pellicule fait sombrer au fur et à mesure le spectateur dans l’indifférence la plus totale.

 

Débutant comme un film catastrophe classique, le fantastique pointe rapidement le bout de son nez quand nos voyageurs se retrouvent bloqués en altitude, tout l’attirail du tableau de bord en dysfonctionnement. Les cinq trublions sont bien conscients que tout cela n’est pas naturel et la tension commence à s’installer, ce qui fait d’Altitude un film avant tout psychologique. En effet, Kaare Andrews et Paul Birket ne cèdent pas à la facilité et préfèrent de prime abord suggérer ce climat fantastique plutôt que d’y plonger dedans. Un choix intelligent, encore faut-il pouvoir assurer derrière. Si cette tension est bien présente à l’intérieur du groupe, le spectateur quant à lui fait preuve d’un détachement absolu. L’une des principales raisons à la réussite d’un huit clos  repose sur la capacité des acteurs à transmettre leurs émotions. Tous plus caricaturaux les uns que les autres, les personnages sont dépeints par un casting de belles gueules difficilement attachant. La battante, le petit copain étrange et peu causant, le musicien cool, la pouf naïve et l’inévitable sportif sans cervelle buveur de bière, tous les clichés sont réunis sur 20 m². Voilà qui n’annonce rien de bon pour la suite d’autant que l’interprétation ne fait preuve d’aucun contraste et le ton sérieux dont jouit Altitude perd en crédibilité. Si Jake Weary – le sportif – en fait des caisses, c’est étonnamment Jessica Lowndes – la pilote –, que l’on a pu voir dans le sympathique DTV Autopsy, qui livre la performance la plus ratée. Entraînant une aversion de la part du spectateur, leur sort ne fera naître aucune empathie.

 

Comme si ce n’était pas suffisant, les réactions des personnages – même s’il est difficile de savoir quel comportement on adopterait dans une telle situation – sont difficilement acceptables et se résument à des disputes sans consistance et des chamailleries d’ados. Les dialogues endorment et ne font preuve d’aucune imagination et certaines répliques frôlent le ridicule. Les aspects psychologiques et claustrophobes étant rapidement mis de côté, on pouvait espérer un dénouement final justifiant cette longue attente. Mais même là, si l’idée est tout à fait honnête, elle est aussi prévisible – en observant les quelques photos dévoilées et en jetant un œil attentif au trailer, l’explication est décelable – et après des tentatives d’explications foireuses de théorie du complot par les passagers, son acheminement totalement raté la transforme en un final rocambolesque. Cependant, le film s’avère techniquement réussi. Kaare Andrews fait preuve de maîtrise dans sa mise en scène et parvient à conserver un rythme, chose pas forcément évidente dans un espace aussi réduit. La photographie aux tons bleutés procure une belle image et un aspect très graphique. Malgré son petit budget, le réalisateur fait ses preuves et avec un scénario un peu plus travaillé, la qualité aurait pu être au rendez-vous.

Altitude propose un exercice intéressant et fait preuve d’originalité, mais le manque de crédibilité de l’ensemble en fait une pellicule mineure tout juste bonne à rassasier les fans de fantastique peu exigeants. Dommage quand on voit ce que Kaare Andrews est capable de faire avec une caméra, quelques billets et 21 jours de tournage devant lui.

Auteur : TIBO

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Combien font : 75-2

Votre réponse :

Turbo300 26-07-2012
Et biens voilà qui nous éclaire un peu plus sur les intentions du réalisateur, et sur ce film, dont le monstre au final n'est pas si moche que ca. (On pourrait le comparer visuellement au monstre terrestre de The Mist, au Pattes Géantes, la tete lui ressemblant affreusement (des rangés de dents afutés alignés en rond, les tentacules (sauf que dans Altitude, il n'as pas de milliers de petites bouches sur les tentacules qui dévorent tout.
Bref, on pourrait plutot parler de plagiat de The Mist, et de copie d'oeuvre de Stephen King.
Mieux vaux voir donc The Mist, car il y a plus de monstres et c'est plus terrifiant.

 

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