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Critique American Nightmare 2 : Anarchy

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Petit phénomène du genre, American Nightmare – auquel on préférera le titre original, The Purge – avait su surprendre par un pitch alléchant ouvrant la porte à de multiples intrigues. Pourtant, ce premier volet s'articulait comme un huis clos. Le succès aidant, les moyens financiers augmentent. Ce second volet, toujours mené par James Demonaco, à la fois réalisateur et scénariste, dévoile enfin cette fameuse purge en plaçant l'action d'American Nightmare 2 : Anarchy au sein même des rues d'une mégapole.

 

 

Une fois par an, chaque citoyen des États-Unis peut commettre le crime qu'il veut, sans être inquiété par la justice. Cette nuit est appelée la purge. Leo, un citoyen  à la carrure de flic, est hanté par la mort tragique de son fils. Cette nuit de purge va donc être pour lui l'occasion de venger cette mort, car la justice a libéré son chauffard d'assassin. Il va croiser sur sa route  Eva, une mère célibataire et sa fille adolescente, Cali. Ces dernières vivent dans un quartier défavorisé et sont les proies d'hommes masqués qui ont pénétré chez elles pour les capturer. Au détriment de sa mission de vengeance, Leo ouvre le feu sur leurs agresseurs. Shane et Liz, un couple sur le point de se séparer, sont de leur côté victimes d'un acte de sabotage sur leur voiture à quelques minutes seulement du début de la purge, et trouvent refuge dans le véhicule blindé que Leo a laissé ouvert pour porter secours à Eva et Cali. Shane et Liz rejoignent alors le petit groupe pour tenter de se défendre contre ceux qui ont la ferme intention d'exercer leur droit à la tuerie. D'emblée, le ton est posé. En prenant pour cadre les rues abandonnées aux purgeurs et en se focalisant sur un groupe tentant de survivre à cette folle nuit, Demonaco part dans une toute autre direction que celle du premier American Nightmare. Le film gagne en consistence. Même s'il ne révolutionne pas le genre et souffrira de la comparaison avec ses modèles – au choix Les Guerriers de la Nuit, Assaut, et beaucoup de bis ritals –, le réalisateur offre un genre de péloche devenu rare sur nos écrans, et surtout les grands. Et la grande force du film est d'être une adaptation officieuse du Punisher, le héros Marvel. Difficile en effet de ne pas voir Franck Castle dans le personnage de Leo, ex-flic vengeur, défenseur presque contre son gré de la veuve et l'orphelin. Comme lui, Leo trouve son salut en aidant les autres plutôt qu'en assouvissant une vengeance sommaire dont il sait qu'elle ne le libérera pas une fois exécutée.

 

 

Et sur ce principe, Leo va escorter, sauver, défendre ces quatre autres âmes perdues en quête d'un abri alors qu'autour d'eux le monde part en vrille, entre purgeurs voulant assouvir leurs pulsions morbides, commandos surarmés aux motivations douteuses et défenseurs du peuple opprimé. Car American Nightmare 2 : Anarchy ose, au sein de son intrigue de série B, débattre sur la vente libre des armes à feu ou bien encore sur les discriminations sociales. Certes, ce n'est pas finaud mais de la part d'une production Blumhouse – toute la série Paranormal Activity, Insidious ou Sinister – on n'en attendait pas tant. James Demonaco se pose dès lors en auteur imposant ses idées quand certains auraient juste torché un film d'anticipation actionner quelconque. Sa mise en scène se révèle parfois inspirée, et certaines séquences surprennent même – le passage chez la collègue d'Eva ou le final, tendu et émouvant –. Rythmé, jamais ennuyeux et fertile en fusillades, ce American Nightmare 2 : Anarchy pêche essentiellement par certains personnages peu intéressants voire même inutiles, à l'instar du couple qui se sépare. On regrette aussi que certaines idées ne soient pas mieux développées comme la rébellion des minorités les plus visées par cette nuit de purge.

 

 

Si certains rôles sont inintéressants, il en incombe principalement à leurs acteurs peu impliqués, ou incapables d'apporter une émotion quand le pouls est au calme plat. Mais celui qui écrase tout le monde est Frank Grillo, coutumier des seconds rôles dans de grosses productions comme Captain America ou Homefront. Celui-ci campe un anti-héros des plus charismatiques, démontrant qu'il pourrait postuler pour des rôles plus forts, et se montre tour à tour froid, déterminé et même émouvant dans le rôle de Leo. Un mot sur la bande-son qui installe une ambiance oppressante, surtout le thème au rythme des sirènes indiquant le commencement de la purge.

 

 

Le premier volet était un huis-clos, plus centré sur le suspense et le drame. Le second, lui, explose son concept en ouvrant la porte sur ce qu'on ne faisait qu'entrapercevoir. American Nightmare 2 : Anarchy se veut plus ambitieux et réussi, qu'il s'agisse de son histoire comme de sa mise en images. Fun, parfois angoissant, voire même proche de la comédie noire, le film n'est certes pas exempt de défauts est une vraie bonne surprise. Le film ose exploiter ses bonnes idées et évite à la franchise le piège du filon exploité machinalement par ses producteurs. En ces temps de disette dans le genre, on ne peut pas se permettre de faire la fine bouche. Et James Demonaco démontre un vrai potentiel.

 

Auteur : TONTON

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Combien font : 88-26

Votre réponse :

KORKU 14-11-2014
Très moyen je préfère le huis-clos du premier volet largement plus basé sur le suspense et plus violent tandis que la il sont envahi de taré comme il son coincé dehors et il se passe pas grand chose a par joué a cache cache voila un film banal.

 

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