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Critique American Ultra

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Nima Nourizadeh avait fait son petit buzz avec Projet X, teen-movie débile parfaitement calibré pour la génération 2.0. Cinéaste décomplexé par excellence, ce dernier récidive illico-presto avec American Ultra en prenant soin d’élargir sa cible aux geeks attardés et adeptes d’un cinoche pop-corn qui détonne. Son second long se profile en effet en oeuvre flashy, grunge et furieuse. Une ode à la défonce et au cinéma de mauvais goût qui déroule du fun et de l’excentricité en veux-tu en voilà. Embarqué dans ce imbroglio comique et pétaradant, les superstars Jesse Eisenberg et Kristen Stewart composent un couple d’anars délirant et attachant.

 

 

Nourizadeh fait du cinéma de l’excès. Outrepassant sans vergogne toutes les bonnes valeurs morales, le cinéaste se complait dans les vannes foireuses, le comique de l’absurde et les séquences de destructions gratuites. American Ultra est une nouvelle fois imaginé comme un gros moment de pop-culture, divertissement « over the top » qui ne recule devant aucune bétise jouissive afin de contenter un public plus avide de séquences stylisées que de développements narratifs complexes. Le scénar’ tourne en ce sens en dérision l’un des ressorts les plus usités de l’actioner / film d’espionnage : la perte de mémoire d’un ex-agent désormais seul contre tous. Le super-soldat se trouve en l’occurrence être un looser en charge d’une supérette minable. Défoncé du matin et soir, le timide Mike Howell est bourré de craintes et de tics nerveux mais vit une histoire d’amour positionnelle avec la jolie Phoebe, qu’il souhaite prochainement demander en mariage. Son quotidien se trouve malheureusement chamboulé lorsqu’une responsable de la CIA vient lui annoncer que sa mémoire a été effacée et que le gouvernement souhaite désormais le faire disparaitre. Mike va dès lors devoir « réactiver » ses anciennes compétences afin d’espérer survivre.

 

 

Nima Nourizadeh fait dans le cinéma ultra-con, mais il le fait bien. Délicieusement bourrin et survolté de bout en bout, son American Ultra mixe habilement comédie second degré et action furibonde. L’ensemble est résolument frais, personnel et excitant. Le métrage cumule une bonne série de séquences burinés qui arrachent la rétine sévère, Nourizadeh capturant  de plus ses gunfights sans y poser de limite en matière de violence frontale. Ce dernier laisse ici les balles pénétrer les corps à grands renforts de gros rouge qui tache, mais emballe le tout avec un esprit cartoonesque à souhait. L’exagération des affrontements s’accorde par ailleurs parfaitement à une ambiance nocturne enfumée ainsi qu’à une galerie de personnages résolument savoureuse. S’il construit un divertissement crétinisant assumé, Nourizadeh ne néglige à aucun moment ses protagonistes : l’anti-héros amuse constamment par sa gaucherie burlesque, la copine hippie n’est jamais cantonnée à un rôle de potiche et les méchants sont dépeints avec un humour souvent bien appuyé. Cool.

 

 

Lien de cause à effet : l’originalité apportée à l’écriture des personnages permet aux interprètes de s’éclater dans l’interprétation. Le casting est l’un des gros points forts de ce pur produit de divertissement déjanté. Eisenberg et Stewart forment un duo complice, sexy et détonnant. Walton Goggins et John Leguizamo sont par ailleurs hillarants en seconds-couteaux hargneux et décalés. Du tout bon, à l’instar de la réalisation dont s’affranchit Nourizadeh. Loin de l’étiquette de « yes-man » rapidement attribuée par les détracteurs du fameux Projet X, le cinéaste couche ici sur péloche une bonne ribambelle de scènes techniquement virtuoses, à commencer par un audacieux et virovoltant plan-séquence de baston à l’occasion de l'excellent run final. La direction artistique très nineties est par ailleurs aux petits oignons, American Ultra dynamitant la puissance des images par du gros son bien gonflé.

 

 

American Ultra est un actioner comique next-gen. Constamment soucieux de faire dans la surenchère gratuite mais fendarde – un peu à la manière du tandem Neveldine / Taylor en son temps –, Nima Nourizadeh s’affranchit d’un bon monument de cinéma explosif et sans prise de tête. Bien foutu, lisible malgré sa nervosité, le film est l’une des bonnes surprises de la programmation estivale 2015.

 

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