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Critique Ant-Man

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Marvel règne incontestablement sur le cinéma de divertissement. Qualitativement, cela dépendra des goûts de chacun mais cela ne fait pas de doutes, au vu des dollars engrangés par des films comme Avengers 2, Captain America : le Soldat de l'Hiver ou encore Les Gardiens de la Galaxie. Ant-Man entre dans la même catégorie que ce dernier, en mettant en scène des héros méconnus du grand public, et dans un contexte moins sérieux. Et tout comme Les Gardiens de la Galaxie, Ant-Man est une réussite – même si à moindre échelle – en dépit d'une pré-production aux rebondissements dignes d'un blockbuster.

 

 

Ant-Man nous narre l'histoire du deuxième homme fourmi, Scott Lang, un cambrioleur proche par ses valeurs de Robin des Bois. Non violent, défenseur des petites gens, il vient pourtant de purger une peine de prison. Il se retrouve mis à l'épreuve par le docteur Hank Pym, détenteur d'une formule lui permettant de rapetisser à la taille d'une fourmi, tout en conservant sa force habituelle. Hank Pym veut en effet empêcher son ancien protégé Darren Cross de vendre une formule équivalente à des gens mal intentionnés. Dans sa mission, Scott Lang, devenu Ant-Man, se voit aidé par la fille du docteur Pym et d'amis malfrats plus maladroits que dangereux. Un pitch simple – qui a dit simpliste ? – pour un film qui commence doucement pour mieux nous attacher au héros. Héros dont la seule ambition – noble d'ailleurs – est de voir la fierté dans les yeux de sa petite fille, confiée à la garde de sa mère. Intervient alors Hank Pym, arrogant et prétentieux, ex-mentor d'un scientifique encore plus arrogant et prétentieux. C'est là que le film marque un point, en choisissant comme personnage central un homme simple avec son propre code d’honneur, confronté à un monde dont les valeurs sont en perdition. Si Hank Pym avait été le héros du film, celui-ci aurait été autrement plus sombre. Rappelons-nous que ce bon docteur est dans le comics original un homme violent qui n'hésite pas à battre sa femme, la super héroïne La Guêpe. Ici, cette dernière est décédée depuis un certain temps et sa disparition plane sur Ant-man, lui donnant ses séquences les plus touchantes, tout comme celle mettant en scène l'adorable petite fille de Scott Lang. Mièvre, le film aurait pu l'être s’il n'était pas compensé par un effet de bande qui permet au film d'êtcomparé à un Ocean's Eleven chez les super-héros.

 

 

Ant-Man est donc un super héros du quotidien comme Daredevil ou Spiderman, dans le sens où sa vie personnelle a une grande implication dans l'histoire. Ce n'est pas les Avengers ou Thor, dont les combats transcendent leur vie personnelle. Contrairement à un Tony Stark peu attachant, Scott Lang cherche juste sa rédemption, et qu' Hank Pym voit en lui le nouvel  Ant-Man se révèle donc parfaitement justifié. Le film raconte ce parcours, mais Marvel oblige, sur un ton volontairement léger. Et c'est par l'implication des amis cambrioleurs de Scott Lang que cela intervient, vet humour désamorçant des enjeux pourtant potentiellement dramatiques. A ce titre, le climax est juste excellent, drôle, rythmé et fun à la fois. Une scène de cambriolage vraiment réjouissante se termine notamment en combat classique pour un film Marvel, Ant-Man se voyant affronter son némésis Yellowjacket. Malgré la petite réussite du film, on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’il aurait donné si le génial Edgar Wright était resté à bord. Le tout aurait sûrement été plus fou et drôle. Mais c’est surement ses années d'implication dans le projet qui font que’ Ant-Man n'est pas noyé dans le tout-venant des productions Marvel comme les très mauvais Iron Man 2 ou Thor 2.

 

 

Peyton Reed, bombardé réalisateur suite au départ de Wright avait tout du yes man parfait pour livrer un film aseptisé et coulé dans le moule estampillé Marvel. Mais, que ce soit par les idées apportées par Edgar Wright ou celles de Reed, Ant-Man possède sa propre patte en dépit d'une mise en scène assez plate mais lisible, ce qui en ces temps de montage cut  fait magré tout du bien. De plus, le film possède un casting des plus sympathiques, l'ensemble étant porté par un Paul Rudd attachant et un Michael Douglas que l'on retrouve dans un blockbuster avec un plaisir certain, qu'il semble lui-même partager. Pour un film avec un tel sujet, il fallait par ailleurs des effets spéciaux réussis. Ant-man en possède à foison : les séquences de rapetissement par exemple sont parfaitement intégrées au reste du film, rien de choquant, pas même la séquence étrange dans le monde sub atomique. Signalons aussi que plusieurs scènes – notamment post-générique – relient Ant-Man au Marvel universe.  

 

 

Ant-man est fun, jamais prétentieux, bien interprété, rythmé et décomplexé et bénéficie, il faut préciser d'un méchant ultra caricatural, mais dans le bon sens du terme. Un peu comme dans un comics des années 60, d'où provient ce Marvel Movie qui, aussi petit que soit son héros, transcende son univers de départ pour nous apporter un vent de fraîcheur bienvenu. Par cette chaleur accablante et vu le niveau d'autres sorties estivales comme Terminator Genysis ou Poltergeist, difficile de bouder son plaisir devant ce digne représentant de la clique des super-héros. 

Auteur : TONTON

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