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Critique At The Devil's Door

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Malgré une enveloppe budgétaire étriquée, Nicholas McCarthy avait fait de The Pact l’une des ghost-story les plus intéressantes de ses dernières années. Doté d’une ambiance flippante, d’une science du rythme bien calibrée et d’une histoire riche en twists, son premier long témoignait d’une réelle maitrise des codes du film horrifique à suspense. S’il laissera la destinée de la franchise The Pact entre les mains des ses producteurs – qui distribueront rapidement un second opus moyennement convaincant –, McCarthy reste avec At The Devil’s Door dans son registre de prédilection. Le film reste globalement correct, mais affiche quelques scories qui l’empêchent de se profiler comme une œuvre véritablement marquante.

 

 

At The Devil’s Door aura fait son petit tour des festivals spécialisés, le travail de Nicolas McCarthy s’étant notamment suffisamment démarqué pour bénéficier d’une place dans la sélection officielle de l’immanquable rendez-vous de Gérardmer. Produit par Sonny Mallhi – responsable des remarqués La Maison au Bout de la Rue et The Strangers –, le film affiche pourtant un scénar’ au classicisme usité. Rien de bien étonnant au vu du parcours de son géniteur : artisan d’un cinoche à l’ancienne, ce dernier inscrit son travail dans un esprit très seventies en misant sur des idées de départ simples, efficaces et progressivement complétées de retournements habiles. Sans grande surprise, At The Devil’s Door s’articule donc autour d’un postulat initial qui en dévoile le moins possible. La sublime Catalina Sandino Moreno incarne ici Leigh, une jeune femme responsable de la mise en vente d’une maison de banlieue. Alors que cette dernière entame sa première visite, elle rencontre une jeune femme mystérieuse qu’elle prend pour la fille des propriétaires. En tentant de l’aider, Leigh va être confrontée à une force mystérieuse et surnaturelle. Associant une nouvelle fois personnages aux troubles intentions / passifs mystérieux et tension crescendo, McCarthy pose son cadre en deux-trois séquences bien troussées et s’engage en terrain connu. Mais si son travail reste bien construit, le tout peine pourtant à véritablement décoller. La faute à un développement poussif qui lorgne un peu trop franchement vers l’économie de péripéties.

 

 

Au delà de son introduction, certes relativement alléchante, At The Devil’s Door n’a pas grand-chose de bien palpitant à rajouter dans l’équation. Le film semble en effet naviguer en pilotage automatique et se contente de greffer de ci et là quelques « éclaircissement » téléphonés, voire souvent attendus. McCarthy essaye malgré tout de remodeler la formule typique de film de possession en jouant à un jeu de chaises-musicales avec ses personnages, amenés à passer du second au premier plan, et inversement. La manœuvre permet à l’œuvre de creuser certains protagonistes ainsi que leurs interactions, d’imposer une cassure dans la continuité temporelle voire de s’affranchir d’un agréable rebondissement. Autant d’éléments qui font de ce At The Devil’s Door une œuvrette plutôt agréable à visionner, dénuée de « véritables » temps morts. La narration fluide et maitrisée ne contrebalance pourtant suffisamment pas la relative maigreur du script initial, qui laisse planer sur le film de McCarthy une impression de déjà-vu. Souvent en mieux.

 

 

McCarthy a déjà prouvé de sa capacité à opérer avec un budget limité. At The Devil’s Door se profile une nouvelle fois comme un métrage propre, parfaitement éclairé et résolument soigné en ce qui concerne les ambiances sonores. Le film réserve à ce titre son petit chapelet de scènes effrayantes et bien articulées, à défaut de parvenir à imposer un climax aussi tendu qu’on le souhaiterait. Le tout est tout aussi irréprochable en ce qui concerne l’interprétation. Les deux principales actrices, Catalina Sandino Moreno et Naya Rivera, sont toutes deux impliquées et parfaitement crédibles dans leurs rôles respectifs. On pourra cependant regretter le peu de place laissée au dérangeant Mark Steger, flippant à souhait dans la peau du psycho-killer des deux volets de The Pact.

 

 

At The Devil’s Door est un petit film du dimanche soir. Construit avec le plus grand sérieux, le dernier projet Nicholas McCarthy s’avère pourtant assez paresseux dans son développement. Le cinéaste gagnerait probablement à l'avenir à se risquer sur des terrains inconnus. A réserver aux aficionados de l’épouvante old-school.

 

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