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Critique Autopsy

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Bien qu’Autopsy soit le tout premier film d’Adam Gierasch, celui-ci avait déjà un long CV cinématographique à son actif puisqu’il a notamment écrit les scénarios de Mother Of Tears et de Toolbox Murders version Hooper. Un bien joli background qui ne va pas s’arrêter là, avec sa première expérience comme réalisateur, Adam Gierarsch nous prouve qu’il peut arborer aisément plusieurs casquettes, et tout ceci avec une passion palpable. Autopsy n’est pas parfait et très loin d’être original mais il a le mérite d’aller droit au but en nous livrant de l’horreur pure, que demander de plus.

 

 

 


Une bande de jeunes percutent un homme sur le chemin du retour suite à une soirée un peu trop arrosée. Ayant à peine eu le temps de s’en remettre, une ambulance arrive sur les lieux et embarque tout ce beau monde dans un hôpital miteux. C’est là que va commencer leur descente aux enfers. Malgré un script foncièrement simpliste, son exploitation fait preuve d’une réelle efficacité. Autopsy ne cherche à aucun moment à tromper le spectateur quant à ses intentions, seulement à nous livrer ce que l’on attend de lui, mettre mal à l’aise, divertir et écœurer. Et de ce côté-là, le film remplit plutôt bien son rôle malgré quelques maladresses. En assistant à un générique un brin clipesque sur une musique hard rock qui claque dans les oreilles, on pourrait s’attendre à une pellicule fun et sympathique, mais Autopsy s’aventure plus loin que prévu et se gratifie d’une bonne dose de morbide et d’immoralité. Avec la collaboration de Jace Anderson, Adam Gierasch nous affranchit d’un métrage transpirant l’amour pour le genre. Bien que la réalisation souffre quelque fois de légères gaucheries dues à l’inexpérience de son géniteur, celle-ci est toute somme classique et efficace, permettant au spectateur de suivre le déroulement sans difficulté.

 

 

La photographie est l’un des points forts du film et plonge le spectateur dans une ambiance glauque et malsaine grâce à un décor hospitalier laiteux et blafard parsemé d’une pointe de couleurs évoquant le style d’Argento. On pourrait presque sentir cette odeur aseptisée propre aux hôpitaux tant l’atmosphère est pesante, la bâtisse jouant un rôle prépondérant dans le film gît ici comme un réelle menace pour les protagonistes. Cependant, en arrivant dans le bâtiment, les personnages n’ont d’ailleurs pas l’air d’être trop inquiet malgré une salle d’attente que l’on pourrait qualifier d’insalubre sans trop s’avancer et un personnel à des années lumières du profil classique du domaine médical, brusque, tatoué et peu causant. Ceci est surtout vrai pour les deux infirmiers, campés par Michael Bowen (Deadgirl, le remake de La Dernière Maison Sur La Gauche, Cabin Fever 2 : Spring Fever) et l’inquiétant Robert Lasardo, plutôt branché séries TV mais que l’on a pu voir dans Course à La Mort (version 2008). En effet, nous retrouvons le grand Robert Patrick (Terminator 2, The Faculty), jouant le rôle du médecin sanguinaire, qui, malgré une efficacité qui lui est propre dans son jeu d’acteur, impassible et insipide, se voit incontestablement voler la vedette par Jenette Goldstein, l’hispanique de Aliens, le retour, incarnant une infirmière un peu dérangée, lunatique et imprévisible. Même si elle ne se présente pas constamment comme une menace, son interprétation lance un froid et un malaise chez le spectateur, rappelant parfois Kathy Bates dans Misery.

 

 
En plus d’une atmosphère au poil et des vilains plutôt bien campés, les effets spéciaux sont d’un réalisme renversant, un gore old school, brutal et violent. Adam Gierasch ne se pose aucune limite. Limite d’autant plus aisée à envoyer balader que le responsable des effets spéciaux répond au nom de Gary J. Tunnicliffe. Ce bonhomme a travaillé entre autres sur Blade, Hellraiser 4 à 8, Candyman 3, Feast et j’en passe, il est actuellement sur Halloween 3 de Patrick Lussier. Un CV conséquent qui justifie la maitrise et le réalisme des effets spéciaux. Le gore est montré sans sous entendu ne tombant cependant jamais dans l’outrance, préférant appuyer la gravité et l’horreur de la situation. Autopsy compte tout de même quelques accros sans grandes conséquences. Tout d’abord les protagonistes restent relativement calmes durant une bonne partie du métrage et même lorsque la situation s’avère indubitablement inquiétante voire menaçante, ils s’arrangent toujours pour se retrouver isolés aux quatre coins de l’hôpital désert, et les seules personnes qu’ils croisent semblent tout droit sorties d’un asile psychiatrique. L’héroïne, interprétée par Jessica Lowndes (Dance Of The Dead), en est le parfait exemple, bien que son évolution psychologique soit globalement bien maîtrisée. La bande son est quant à elle particulièrement ratée et inadéquate lors de certains passages, enlevant quelque peu d’intensité aux scènes. Enfin, malgré un final jouissif et rock’n’roll, les derniers instants sentent un peu le réchauffé et le métrage aurait mérité quelque chose de plus surprenant. De légers détails qui n’enlèvent rien au plaisir que procure le visionnement de ce Autopsy.

 

 


Pour son premier passage derrière la caméra, Adam Gierasch nous fait partager son amour pour le genre et réussit avec brio son baptême du feu. Autopsy n’est pas un film original mais il n’est pas pour le moins banal, livrant la marchandise en mettant l’accent sur une violence graphique décomplexée. Efficace.

Auteur : TIBO

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