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Critique Before I Wake

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Mike Flanagan est actuellement l’un des artisans les plus prolifiques du cinéma horrifique indé. L’homme est débrouillard et cumulard : réalisateur inspiré, ce dernier signe ses scénarios, assure le montage et passe occasionnellement côté production. L’année 2016 lui est plus particulièrement profitable. Annoncé à la tête d’un Ouija 2 : les Origines qui semble vouloir se détacher du style de son prédécesseur – ce qui n’est pas un mal –, Flanagan planche actuellement sur le script du remake de Souviens toi… l’été dernier dont il assurera également la direction. De gros projets qui ne l’éloignent pas pour autant des petites prods plus confidentielles, puisque ce dernier aura livré cette année Hush pour Netflix ainsi que Before I Wake, étrangement disponible un peu partout sauf aux Etats Unis. Doté d’une enveloppe budgétaire plus que limitée, le film est absolument excellent malgré ses quelques scories.

 

 

La formule Flanagan est désormais plus ou moins connue. A l’instar d’Oculus – vendu en France sous le titre de The Mirror –, les « petits » films du cinéaste s’appuient sur un nombre d’acteurs limités, un lieu quasi-unique, mais des idées à la pelle. Ghost-story atypique, Before I Wake joue sur les fantasmagories et les peurs enfantines pour dérouler un synopsis certes assez peu novateur mais néanmoins parfaitement construit. Endeuillé par la perte de leur unique enfant, un jeu couple décide ici d’adopter un petit garçon. Ce dernier s’intègre parfaitement à sa nouvelle famille, mais ne tarde pas à manifester d'étonnantes capacités lorsqu’il s’endort. Si la matérialisation de ses rêves donnent naissance à quelques moments d’émerveillement pour ses nouveaux parents, ses cauchemars s’avèrent nettement plus dangereux. Le thème des gamins tourmentés est probablement l’un des plus usités du cinéma d’épouvante. Before I Wake évoque à ce titre de manière plus ou moins lointaine le classique Poltergeist ou certaines bobines plus récentes mais très marquées eighties, Insidious et Mamá en tête. Mike Flanagan imprime pourtant à son film une véritable personnalité, notamment en naviguant constamment et avec habilité entre séquences féériques et noirceur bien appuyée.

 

 

Flanagan semble ici avoir carte blanche. S’il ne déborde absolument jamais dans la facilité ni les saillies sanguinolentes, le cinéaste imprime à ce Before I Wake une tension intéressante en partie induite par un relatif non-respect des conventions de la ghost-story habituelle. Tout le monde peut-être ici être amené à faire les frais des terrifiants songes de l’orphelin mystérieux, enfants compris, le cinéaste n'hésitant  à aucun moment lorsqu'il s'agit de torturer psychologiquement voire de faire disparaitre quelques têtes blondes. Culotté. Bénéficiant d’un timing resserré – 1h30–,  le métrage se dote de ce fait d’un suspense parfaitement construit et multiplie les séquences de trouille bien troussées, le tout sans jump-scare putassier ni effet facile. Before I Wake privilégie en effet les montées en mayonnaise crescendo et la bonne gestion des révélations pour maintenir la rythmique tambour battant. L’ensemble parvient ainsi à tisser une aura mystérieuse autour de l’origine du don / la malédiction du mioche de service, jusqu’à un final qui évite soigneusement le twist « bigger than life » pour privilégier une explication à la fois poétique et cohérente. Très bon.

 

 

Si Flanagan a déjà prouvé de son talent pour construire des ambiances, ce dernier conjugue ici avec un budget limité qui ne lui permet cependant pas de soigner suffisamment ses quelques effets numériques. Before I Wake reste globalement de très bonne facture en ce qui concerne les décors – notamment sur le final, entre rêve et réalité –, mais se voit légèrement plombé par une bestiole cauchemardesque assez mal modelée / finalisée. Dommage. Tout le talent du monde ne suffit également pas à assurer une direction d’acteurs étincelante lorsque l’on doit accompagner de très jeunes artistes. Les enfants ne sont en l’occurrence pas toujours convaincants, notamment en ce qui concerne les rôles secondaires. Thomas Jane – The Punisher, The Veil – et Kate Bosworth – Superman Returns – assurent cependant parfaitement au premier plan. Et la réalisation de Flanagan demeure égale à elle-même : propre, lisible et efficace, même si le bonhomme n’atteint pas encore le niveau d’inventivité d’un James Wan.

 

 

Before I Wake est un film de passionné. Le travail de Mike Flanagan est à l’image de ses précédents métrages : simple mais bien construit. Doté d’un climax prenant, d’une ambiance aux petits oignons et d’un beau twist final, le film est une sympathique petite surprise. Espérons que le cinéaste saura faire preuve de la même habilité avec les productions plus commerciales sur lesquelles il se voit désormais engagé.

 

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