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Critique Big Game

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Le finlandais Jalmari Helander avait surpris le microcosme horrifique avec son bizarroïde Père Noël : Origines – traduction hasardeuse du titre original, Rare Exports: A Christmas Tale –, une relecture barrée du mythe de Santa Claus. Une œuvre fraiche et novatrice qui lui ouvre un peu plus grand les portes du cinéma international. Quatre années plus tard, son Big Game s’offre ainsi le budget le plus maousse de toute l’histoire du cinéma scandinave. Une enveloppe confortable qui ne bride pourtant en rien l’envie affichée par Helander de faire dans le divertissement atypique, voire anti-commercial. Sur le papier, Big Game se profile donc en actioner décomplexé et décalé. Le résultat final est pourtant loin de s’avérer convaincant, le cinéaste peinant ici à installer une rythmique correcte. Big Game, big fun ? Malheureusement, pas vraiment.

 

 

Le film d’action est l’un des registres les plus basiques qui soit. Du moins, en ce qui concerne la construction narrative. Helander en bouleverse gentiment les codes en installant dans son Big Game une petite galerie de personnage cocasses ainsi qu’en usant d’un postulat initial crétin à souhait. Le tout pastiche astucieusement le bon gros blockbuster américain des familles dans lesquels une personnalité publique ou politique se profile en super-survivor improvisé – Air Force One ou White House Down parmi tant d’autres –. L’avion présidentiel est donc ici dégommé alors qu’il survole la Laponie. Evacué à temps grâce à un module de survie, le chef de l'état se retrouve seul et avec une unique chaussure au milieu des bois. Dur. Un jeune gamin engagé dans un rituel imposé par sa tribu – ce dernier à 48 heures pour devenir chasseur – lui porte secours. Ces compagnons d’infortune vont donc devoir mettre en commun leurs compétences respectives afin de s’opposer à des terroristes armés jusqu’aux dents. Le principal problème réside dans le fait qu’aucun des deux personnages n’est véritablement rodé à l’art de la survie ou de l’auto-défense. Big Game semble donc proposer une amusante et appétissante pantalonnade tournée sous la forme d’un « big loosers vs. very bad guys ». Si l’intention est clairement là, le tout échoue pourtant à s’orienter dans le bon gros délire attendu.

 

 

Jalmari Helander s’avère ici étonnamment avare en séquences qui décoiffent dur. Passé le chouette crash du royal airplane et de son escadrille, Big Game s’embourbe en effet dans un développement paresseux au possible. Le cinéaste creuse certes plutôt convenablement la relation entre ses deux protagonistes et leurs différences culturelles, mais instaure de ce fait à son métrage une rythmique pataude. Le film aligne de ce fait une impressionnante ribambelle de dialogues mollassons absolument inutiles et de séquences redondantes avant de décoller dans le dernier quart d’heure. Le tout sans justifier de réels enjeux dramatiques ni d’un besoin particulier de développer outre mesure les personnages, Big Game se profilant comme du pur entertainment crétinisant sans pour autant tenir véritablement ses promesses. Le réveil tardif est d’autant plus rageant que le métrage réserve dès lors deux séquences délirantes et visuellement costaudes, à commencer par une hallucinante montée d’adrénaline aérienne au cours de laquelle les deux zigotos font de la voltige sur… un frigo. Cool as hell mais assurément frustrant, le tout se concluant vite fait bien après ce coup d’accélérateur délicieusement zédifiant. On en attendait tellement plus.

 

 

Big Game a beau être le plus gros budget de tous les temps du cinéma finlandais, le métrage reste un gros bis qui ne masque aux effets spéciaux parfois grossiers. Rien de totalement foireux, mais quelques CGI auraient probablement gagnés à être affinés par de solides artisans en la matière. Côté réal’, Helander joue par contre habilement des clichés du film d’action en usant de ralentis / séquences pseudo-héroïques avec un humour bien senti. Du moins lorsque son travail sort enfin de sa neurasthénique et interminable phase d’exposition. Rien de bien brillant malheureusement côté acteurs, puisque Samuel L. Jackson cachetonne comme souvent dans une énième prod’ dont il semble se contrefoutre – son jeu est ici bien éloigné de son hallucinante prestation sur le nom moins hallucinant Kingsman –. Le jeune gamin qui lui donne la réplique ne rattrape pas vraiment le tableau, et Ray Stevenson s’avère scandaleusement quelconque dans la peau d’un méchant transparent et sans charisme. Dommage pour celui qui fut un très bon Punisher à l'occasion d'une adaptation honteusement passée sous silence.

 

 

Relativement bancal, Big Game est un film vraiment décevant. Jalmari Helander déroule un postulat alléchant qui ne casse  véritablement la baraque qu’à l’occasion de son run final, et se perd par conséquent dans un développement inutilement bavard / plan-plan. Il aurait été nettement plus simple et judicieux de tout faire péter sur toute la longueur. Délire raté.

 

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