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Critique Bitten

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A l’heure où les vampires ont la cote – le phénomène Twilight étant passé par là -, il n’est pas surprenant de voir débouler copies, parodies ou dérivés divers du succès planétaire que connaissent les créatures de la nuit. Pas surprenant de voir arriver dans nos magasins un direct-to-DVD qui se nomme Bitten et narre la relation entre un homme et une future vampire, et dont le seul véritable mérite est de proposer à Jason Mewes un rôle inhabituel.

 

 

 

 


Bitten met en scène les mésaventures de Jack, un ambulancier malheureux en amour, qui va trouver sur sa route une jeune femme prénommée Danika, dans un état pitoyable et en état de choc.  Il va tomber amoureux d’elle après l’avoir recueillie à son domicile, suite à son refus d’être conduite à l’hôpital. Mais cette dernière est en phase de transformation et son état ne fait qu’empirer et on se rend vite compte qu’elle est vouée à devenir vampire. A chaque jour passant, Jack constate que non seulement sa protégée n’est pas une droguée – malgré les signes qui pourraient le laisser croire et un de ses collègues qui veut l’en persuader – mais qu’en fait elle perd son humanité et il ne peut que se rendre à l’évidence qu’elle lui plait énormément. Bitten s’ouvre sur une séquence que l’on croirait sortie d’un Tarantino – Pulp Fiction notamment - de par déjà l’ambiance musicale, le ton léger, les dialogues et aussi la voix française de Bruce Willis – qui double le collègue de Jack - qui résonne agréablement aux oreilles. Mais hélas, Harv Glazer n’a pas le même talent que l’enfant prodige et sa mise en scène abuse d’effets inutiles et on peine souvent à distinguer ce qui se passe tant la photographie est sombre. L’histoire n’a, de plus, rien de bien passionnant et peine à garder notre attention.


Le film a un humour second degré assez lourd où sang et sexe se mêlent pour donner des séquences telle celle où le héros s’apprête à faire l’amour avec Danika, alors que celle-ci vient juste de tuer son ex-copine  après l’avoir mordue. Le cul entre deux chaises, mais contrairement à par exemple Une Nuit en Enfer ou à l’humour mordant de Vampires de Carpenter, là, ça ne passe pas du tout, la faute aux scénaristes, peu doués.  Le rythme est assez mollasson et on devine aisément les évènements à venir bien avant de les voir. Ne serait-ce les acteurs et une réalisation assez soignée, que l’on aurait volontiers déjà coupé le bouzin.


La très jolie Erica Fox tient le rôle de Danika et est un des atouts essentiels du film par son charisme et son charme, d’autant qu’elle s’avère convaincante dans un rôle ambigu où elle doit jongler entre toutes sortes d’émotions possibles, de la peur à l’amour en passant par la faim inextinguible qui caractérise son espèce. A ses côtés Jason Mewes, acteur fétiche de Kevin Smith – il est Jay dans beaucoup des films du réalisateur, si ce n’est tous – tient un rôle assez quelconque finalement mais pour lequel il se révèle assez bon, lui que l’on a plus l’habitude de voir faire le bouffon de service, obsédé de la fesse. Mise en scène et scénario ne sont donc pas sans reproches dans ce film minimaliste, peu original surtout et qui, dans la quantité phénoménale de films sur les vampires qui existent, ne sort pas du lot, malgré son désir de traiter le vampirisme de manière intimiste et comme une maladie. Les scénaristes tentent de mélanger horreur et humour, laissant ce dernier prendre le dessus mais il s’avère tellement peu drôle, qu’au final, on est plus consterné devant les phrases débitées par les personnages – d’autant que la version française, la seule proposée par l’édition de Zylo, n’est pas folichonne - qu’explosé de rire.


Petit film sur un sujet éculé, Bitten ne se démarque de ses prédécesseurs que par un humour qui tombe malheureusement souvent à plat. Dommage car traité de manière sérieuse, le sujet se prêtait bien à un petit budget et les acteurs n’en auraient été encore que bien meilleurs, eux qui sont au final la seule satisfaction de ce mélange raté dans les grandes largeurs, coincé entre Tarantino et Romero.

 

Auteur : TONTON

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