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Critique Black Storm

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Steven Quale est un artisan doué. Responsable des effets spéciaux sur le dantesque Avatar, ce dernier a su mettre tout son savoir-faire au service du divertissement haut de gamme en couchant sur bandes un Destination Finale 5 complètement débridé. Dans la continuité de cette première réalisation bardée d'effets fendards, le cinéaste marque son retour sur grand écran avec Black Storm, film catastrophe maousse-costaud à base de tempêtes géantes. Si le métrage reste sans grand surprise, Quale aborde l'ensemble avec un sens du grand spectacle résolument bien affuté ainsi qu'un certain talent à se jouer des clichés habituels.

 

 

La substantive moelle de Black Storm tient en peu de choses. Quale se contente ici de brosser une relecture moderne de Twister, blockbuster redoutablement efficace en son temps. La technologie lui offre aujourd'hui les moyens de faire plus grand, plus gros, plus fort et plus dramatique. Et le cinéaste ne se prive à aucun moment de lorgner vers le divertissement qui bastonne sans donner le temps de réfléchir. Black Storm se profile donc comme une pure œuvre de commande rapidement rédigée autour du schéma habituel et un brin usité. D'un côté, Quale présente une bonne famille américaine ébranlée par le décès d'un parent. L'un des fils, fou amoureux d'un camarade de promotion, aide cette dernière à préparer un reportage vidéo et se retrouve bloqué sous les décombres d'un bâtiment. De l'autre, une équipe de chasseurs de tornades surveille des perturbations météorologiques grandissantes aux environs de la petite ville de Silverton. Tout ce petit monde va se retrouver confronté à l'un des plus grands désastres naturels de tout les temps. Quale ne fait pas dans la demi-mesure. Black Storm déroule ses rebondissements en passant outre toute notion de réalisme, le métrage accumulant les séquences décoiffantes en usant d'une démentielle approche n'importe-nawak. La rythmique effrénée du métrage compense cependant très largement l'aspect résolument crétin de l'entreprise.

 

 

Quale a un budget à investir dans les destructions massives. Le réalisateur fait donc ici le choix d’habiller son travail d’une rythmique ultra-burinée, Black Storm bénéficiant d’un timing resserré à l’extrême, et propose ses tornades par demi-douzaines. Le film est d’ailleurs construit comme une « montée en puissance » effrénée, option méga-vortex de la mort en guise de « boss » de fin. Quale prend également soin de varier les plaisirs en cours de route en imaginant des tornades électriques, enflammées, quelques décès dramatiques et une quasi-overdose de bâtiments rasés. Visuellement, le film en balance plein les mirettes mais n’évite pas une légère impression de redondance en fin de course. L’ensemble tient néanmoins bien la longueur malgré le ridicule d’un scénario clairement anecdotique. Celui-ci a au moins le mérite de ne pas trop lorgner vers les poncifs récurrents. Black Storm affiche bien quelques saillies héroïques de ci et là, un semblant de romance, mais ne pousse jamais le bouchon trop loin dans la mièvrerie et les bons sentiments. Un très bon point.

 

 

Black Storm pourra cependant faire blanchir les amateurs de « beau » cinéma, au même titre que les professionnels de la météo. Quale habille en effet son travail d'une esthétique docu-fiction très actuelle, mode qui oblige le spectateur à se coltiner un bon chapelet de séquences tremblotantes et volontairement mal cadrées. Le cinéaste opte heureusement pour un « mix » correctement calibré en multipliant les points de vue, dont ceux de deux caméramans professionnels qui lui permettent de justifier un emploi régulier de plans posés. Si le film s’avère de ce fait plus agréable à visionner qu’un found-footage en mode caméscope, cette approche enfonce encore davantage le film dans les invraisemblances. Chaque intervenant semble ici vouloir immortaliser les événements, quitte à filmer un pote qui s’envole ou des gosses qui se noient. Rien de bien grave néanmoins, Black Storm n’étant rien de plus qu’un grand-huit estival bourré ras la gueule d’effets spéciaux détonants. Inutile donc d’en demander trop au scénario, tout comme aux acteurs. Tout le monde court à droite et à gauche, point.

 

 

Black Storm est un bon gros blockbuster sans prétentions. Steven Quale est un transfuge des effets numériques, et démontre ici de tout son talent en la matière. Son travail, impressionant et très efficace, se déguste donc comme un petit plaisir coupable. Bien fichu, concis et surtout pas trop con, Black Storm reste donc un bon morceau de péloche américaine à se visionner avec les neurones sur le banc de touche.

 

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