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Critique Bloodrayne : The Third Reich

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Réalisateur passé maitre dans la conception de nanars faisandés, Uwe Boll s’est malgré tout installé comme l’un des artisans les plus fendards du septième art. Probablement conscient de sa relative nullité, l’homme oriente depuis quelques temps son travail vers un second degré bien marqué. En résulte une petite série de bobines qui parviennent à présenter des contours intéressants – Rampage, Snipers en Liberté ou le délirant Postal –, à défaut de s’avérer véritablement passionnants. Ce qui n’empêche nullement le cinéaste Allemand de livrer de ci et là de fantastiques désastres cinématographiques – l’abominable Alone In The Dark 2 –, majoritairement issus de franchises vidéo-ludiques à succès. Précédé par deux volets risibles, Bloodrayne : The Third Reich s’épanche une nouvelle fois dans une abyssale crétinerie. 

 

 

2002. Un petit soft développé en indépendant connait un début de succès public. Bien que moyen, le cocktail gore / héroïne sexy ne manque pas d’attirer un public masculin en manque de silicone depuis le déclin progressive d’une Lara Croft devenue has-been. Geek invétéré, Boll en tire un métrage minable, mais pourtant doté d’un casting de seconds couteaux reconnus – Ben Kingsley, Michael Madsen ou Michelle Rodriguez –. Rapidement mort et enterré, le jeu sombre rapidement dans l’oubli, entrainant inexorablement des budgets décroissants pour les séquelles de ce Bloodrayne version live. Doté de moyens microscopiques, The Third Reich se profile de ce fait aujourd’hui comme un ultra-Z shooté en vitesse dans les pays de l’Est. Business-man lucide, Boll en profite pour orienter son travail dans une loufoquerie totale et néanmoins respectueuse du matériel d’origine – certains niveaux du jeu se déroulent dans un contexte historique similaire –. Plongée en pleine seconde guerre mondiale, Rayne fait ici alliance avec une poche de la résistance afin de contrer les plans du führer, désireux de donner naissance à une race de vampires nazis surpuissants. Une idée assez cool sur le papier, et propre aux dérives visuelles les plus délirantes. Si Bloodrayne : The Third Reich s’habille d’un pitch à la connerie suffisamment efficace pour imposer un bon moment de cinoche bis, le métrage s’enlise pourtant dès ses premières séquences dans un développement chiantissime au possible.

 

 

Des nazis, du cul, du gore. Bloodrayne : The Third Reich ne lésine pas sur les moyens. Comme à son habitude, Boll ne s’impose aucune barrière en matière de mauvais goût, le cinéaste lorgnant vers une vulgarité crasse avec une bonhommie de tous les instants. Si ce dernier s’abandonne dans l’érotisme gentillet avec une plus grande régularité – un choix partiellement dicté par un premier rôle féminin au physique d’actrice X –, Bloodrayne : The Third Reich reste pourtant timide en matière de violence fun et frontale. Particulièrement avrare en matière de séquences de baston mal branlées, le métrage de Boll se montre  de pluschiche en effusions sanguinolentes invraisemblables, pourtant jusqu’ici marques de fabrique de la franchise. Déjà dénué de véritable scénario, le tout adopte immanquablement un rythme soporifique et d’autant plus pesant que Bloodrayne : The Third Reich tient parallèlement davantage du projet de fin d’études que d’une réelle œuvre de cinéma. En pilotage automatique, le film parvient presque à compiler toutes les tares artistiques inhérentes aux petits-budgets destinés à une distribution vidéo par-dessus la jambe.

 

 

Esthétiquement immonde, Bloodrayne : The Third Reich présente une véritable continuité technique vis-à-vis des précédentes réalisations de Boll. Torché n’importe comment, le film multiplie les cadrages foireux et autres séquences montées avec les pieds. Incapable de capturer convenablement une séquence d’action, le cinéaste opte à diverses reprises pour un effet « avance rapide » en guise de cache-misère. Mais ne s’attarde jamais sur les effets spéciaux et autres maquillages, exécutés avec un je m’en foutisme particulièrement insolent. Bien que clairement catalogué comme produit de sous-culture populaire, Bloodrayne : The Third Reich témoigne d’une réalisation absolument dégueulasse et datée. Déjà ridicule en matière de synopsis, le métrage patauge sur une rythmique générale anémique, à peine émaillée de rares pseudo-pics d’intensité en tous points risibles – les scènes de kung-fu, à vomir –. Difficile pour les acteurs de livrer une quelconque performance au vu de l’inconsistance des dialogues, aussi lourds qu’interminables. Parfaitement à l’aise, la nullissime Natassia Malthe – emballée dans un costume cuir prêt à exploser –  joue donc sur ce qui lui reste. Ses seins, à défaut de témoigner d’un début de talent. Jamais défavorable à l’effeuillage de circonstance, cette dernière met ses compétences en valeur à l’occasion d’une petite poëlée de plans cul désormais portés sur le lesbianisme. Le reste du casting est au diapason. Invisibles et caricaturaux, les protagonistes débitent des âneries à longueur de temps. Avant de se faire déglinguer dans les règles de l’art. Magique.

 

 

Bloodrayne : The Third Reich vise le zéro pointé. Et l’obtient sans véritable effort. Effarant de connerie, le travail de Boll reste malgré tout parfaitement inscrit dans la médiocrité générale de la franchise. Une hallucinante merde cinématographique.

 

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