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Critique Body Count

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Ruggiero Daoato s'est imposé à l'orée des années 80 avec un monument de l'horreur, Cannibal Holocaust, inventant pratiquement le « Found Footage », genre aujourd'hui utilisé à toutes les sauces pour le meilleur et pour le pire. Le film, qui a longtemps défrayé la chronique, ne manquait pas de qualités et de fond - une diatribe acerbe contre la manipulation des médias et une mise en garde contre le pouvoir des images - trop vite occultés par une censure démesurée. Cette œuvre présageait un futur prometteur pour son réalisateur, mais au vu de sa filmographie on ne peut que se rendre compte que du déclin vertigineux de ses longs métrages. Comme pièce à conviction, Messieurs les jurés, voici Body Count sorti en 1987.

 

 

La décennie 80's aura indéniablement été l'âge d'or des slashers lancé avec maestria par John Carpenter et sa Nuit des Masques en 1978. Nonobstant, le plus célèbre représentant de cette ère demeure surement Vendredi 13, non seulement de par sa longévité mais aussi à cause de la manière dont il a défini les caractéristiques et codes d'un sous-genre, le backwoods slasher, pour les années à venir. Un registre cinématographique qui fera une ribambelle de petits et beaucoup d'heureux, notamment chez les producteurs de tous bords qui s'en mettront plein les fouilles. En effet l’appât du gain attire pas mal de monde outre atlantique et beaucoup s’essaieront au genre en tentant de masquer au possible les origines de leurs métrages. L'Italie n'est pas en reste - ce qui n'est pas étonnant puisque le giallo a plus ou moins mis au monde le slasher - et c'est l'ami Rugiero qui en 1987 se collera à ce que nous pourrions appeler « Le slasher pour les nuls » tant on évolue en terrain connu.

 

 

Une idée sur le pitch ? Ce n'est pas vraiment nécessaire puisque c'est celui que tout le monde connait : Une bande de Djeun'z BCBG décide de passer des vacances en camping dans un bois perdu, à fumer du shit et faire l'amour - parfois les deux en même temps -. Manque de bol, un tueur fou a eu la même idée, mais n'est pas du genre très sociable et il est plutôt chatouilleux de la hache. Alors, vous ne le croirez jamais, mais ces jeunes inconscients se feront charcuter un à un et une enquête sera même menée par un sheriff du coin, un peu chelou sur les bords... L’angoisse! On l'aura compris, ça sent donc la formule éculée à plein nez et en conséquent nous ne serons nullement surpris par cette lourde sensation de déjà-vu qui planera sur toute la bobine - si vous avez eu assez de patience pour continuer jusqu'à la fin, dans le cas contraire personne ne vous en blâmerait -. Car ce n'est pas ce scénario alambiqué qui attiserait notre intérêt avec ses sous-intrigues à deux balles, ni même ce casting de jeunes crétins superficiels et interchangeables qui, pour se la jouer cool, nous sortent des références de la pop culture toutes les deux secondes - Miami Vice, Duran Duran -, et encore moins ce « monstre » tapi dans les bois, à l'affût du moindre nichon pour sévir.

 

 

Le temps - qui s'étire vachement -, on préférera le passer à s'extasier devant la vacuité qui se dégage du film et sur le sort du slasher qui, sucé jusqu'à la moelle par des producteurs peu scrupuleux, en est arrivé à des résultats aussi grotesques. C'est un fait, le public boude le genre, sauf à quelques très rares exceptions - le troisième épisode de la saga Freddy qui sortait la même année a battu des records en salles -. En fait, à bien regarder la liste des films du genre sortis en 1987, on se rend vite compte que l'ère de la home video avait commencé à prendre le contrôle en changeant la donne et en modifiant le modèle économique vers des produits hyper cheaps destinés avant tout à la consommation rapide. Ce Body Count n'est donc pas un cas isolé, il est suivi par une liste longue comme le bras de films du même acabit destinés à inonder un marché en plein essor qui sent la thune. Il suffit juste de jeter un œil aux titres avec « Blood » dedans : Blood Lake, Blood Harvest, Bloody Movie, Blood Diner... Bref, l'ancêtre de la DTV venait d'être inventé.

 

 

Que reste-t-il alors à se mettre sous la dent ? Rien de bien jouasse sauf si vous visionnez ce film en VHS, quelques réminiscences d'un temps révolu vous feront peut-être frissonner. Sinon une soirée pizza serait tout à fait la bienvenue et le film, très indiqué. A part ça, vous pouvez passer votre chemin sans trop de regrets.

 

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