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Critique Braqueurs

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Polar et banditisme ont toujours fait bon ménage au cinéma. La tension du crime, le stress de la cavale et la paranoïa de la trahison sont autant d’ingrédients à distiller pour tenir le spectateur en haleine. De Heat à The Town, la formule à déjà été utilisée à maintes reprises et il est difficile de sortir du lot, encore moins de livrer une pellicule de qualité. Pour parvenir à ses fins, Braqueurs tente donc le pari du 0% police. Le réalisateur Julien Leclercq - L'Assaut, Gibraltar - s'est en effet passé des services de la Maréchaussée pour plonger le spectateur dans le quotidien d'une équipe de braqueurs parisiens dont le leader, Yanis, est interprété par Sami Bouajila .

 

 

Yanis, Nasser, Franck et le petit nouveau Eric écument la région parisienne et ciblent les convoyeurs méticuleusement et prudemment. Ils frappent rapidement et laissent les choses se tasser entre chaque coup afin de rester sous les radars. Leur maîtrise du braquage n'a d'égal que la discrétion dont ils font preuve au quotidien : investissement dans des salons de coiffures, concessions ou restaurants, nous sommes loin du bling-bling ayant fait les grandes heures du grand banditisme au cinéma. Tout est géré d'un main de maître par Yanis, le cerveau du groupe, pour qui la protection de sa famille et de son business est une priorité. Comme souvent, l'appât du gain sera le grain de sable qui enrayera cette mécanique bien huilée. Désireux d'obtenir une part du gâteau plus conséquente, Amine, le petit frère de Yanis, va tenter d'amasser un pécule supplémentaire en s’acoquinant avec des dealers d'un quartier de Sevran. Evidemment, rien ne va se passer comme prévu et l'équipe de Yanis va se retrouver avec une dette envers ces dealers. Pour sauver la mise et la vie de son frère, Yanis va devoir travailler avec les dealers... Ou s'en débarrasser.

 

 

Le premier tiers de Braqueurs est malheureusement bien poussif : une longue exposition et mise en place des personnages et de leur quotidien. Si la volonté de créer un attachement et une identification aux protagonistes est louable, le rythme est un peu mou et l'on s'ennuie un peu en attendant d'entrer dans le vif du sujet : le braquage. Le premier temps fort du film est en effet l'attaque d'un fourgon transportant des passeports. Rapide, violente et sans concessions, celle-ci est particulièrement bien montrée et ne laisse aucun doute : si Yanis et son équipe sont présentés sous un jour favorable, il ne faut pas s'y tromper, ils sont froids et impitoyables lorsqu'il s'agit de commettre un crime. La violence et la soudaineté de l'attaque tranchent avec le calme et le détachement affichés par Yanis. Seule la nouvelle recrue montre un stress constant. On est ici face à un déroulé assez classique, une situation établie et fonctionnelle est ébranlée à cause de l'erreur d'un membre de l'équipe et c'est un peu le défaut principal du film : malgré de bonnes idées et une approche parfois novatrice, certaines scènes virent vite au cliché, heureusement sans tomber dans le ridicule.

 

 

Des moments forts viennent cependant accentuer la tension et ranimer l'intérêt du public. Julien Leclerq nous propose certains plans marquants et dispense ses scènes d'action avec un talent certain. La violence notamment est particulièrement bien montrée. Elle est dénuée de tout sens du spectacle, sans fard ni paillettes. Froide, cruelle et implacable. On ressent la souffrance et la peur qui transpirent des protagonistes, avec une mention spéciale pour le personnage d'Eric, admirablement joué par Guillaume Gouix, marqué par son passage en prison et désireux de protéger sa famille. Certaines scènes sont brutales sans être gores, suggérées plutôt que montrées, ce qui les rends d'autant plus marquantes. Sami Bouajila livre également une interprétation juste d'un Yanis qui ne peut et ne veut pas choisir entre sa vie de braqueur et son entourage, cherchant à tout prix à conserver ses proches près de lui alors que sa façon de le faire les mets automatiquement en danger. Il refuse le compromis entre sa vie de chef d'entreprise et celle de chef de gang, se conforte même dans l'idée qu'il gère les choses comme il le faut en insistant sur le fait que la perturbation de la situation vient d'une entorse aux règles qu'il a fixé. En dehors de ces deux acteurs, le reste du casting fait plutôt bien le boulot, à une exception près : Kaaris. Mis en avant durant la promo du film pour avoir permis à la production de tourner au sein même d'une banlieue de Sevran réputée difficile, sa présence à tout de la nécessaire contrepartie. Incarnant le boss des dealers, son interprétation ridicule à base de « t'as cru quoi poto » nuit grandement à la crédibilité des antagonistes et donc de l'histoire elle-même.

 

 

Braqueurs souffre des nombreux défauts - notamment un rythme inégal - qui ne sont pas entièrement compensés par les bonnes idées du film et sa mise en scène. Sans rendre le film mauvais pour autant, cela empêche le spectateur d'en sortir réellement marqué et de permettre à ce dernier de se distinguer clairement des autres métrages du même genre.

 

Auteur : BEGZ

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