film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Buried

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Plus besoin de présenter le projet Buried. Lors de son annonce, la communauté des fans du genre a ouvert grand ses yeux, avec curiosité et méfiance. Derrière cet ovni, le réalisateur Rodrigo Cortès et le scénariste Chris Sparling. Les deux compères ne disposent pas d’un background phénoménal mais se sont lancés ici dans un vrai casse tête, le pantalon bien rempli. Ce genre de projet est assez rare pour que l’on se doive d’y prêter attention, et pour le coup, le jeu en vaut la chandelle. Maîtrisé de bout en bout pour disparaître dans un final bluffant, Buried est le genre de film, malgré toutes ses qualités, à ne pas faire l’unanimité, peut-être trop audacieux pour certains.

 

 

 

Buried, c’est l’histoire d’un conducteur de camion de nationalité américaine travaillant en Irak qui se retrouve enterré vivant six pieds sous terre suite à l’attaque de son convoi. En résumé, on est en présence d’un homme enfermé dans un cercueil avec un briquet, un téléphone, un stylo, un couteau, une lampe de poche et un peu d’alcool. Première chose qui vient à l’esprit : qu’est ce qu’il va bien pouvoir se passer pendant 95 minutes ? Très bonne question et Buried y répondra sans détour. Pour le coup, la présence d’un huit clos ne fait aucun doute et les claustrophobes devraient tâcher de rester éloignés. Tout est réduit au strict minimum, et c’est justement ici que la difficulté fait surface – sans mauvais jeu de mots. Le huit clos est un choix délicat car contrairement à certains métrages qui peuvent se servir de vastes décors et d’explosions pour cacher la misère, l’espace restreint ne fait pas de cadeau. Heureusement pour nous, Rodrigo Cortès et Chris Sparling maîtrisent parfaitement leur sujet. Bien conscients qu’aucune sortie de route ne leur sera accordée, les compères jouent très justement avec nos peurs les plus primales – la claustrophobie en tête, puis la solitude, l’ignorance, le rejet, la perte d’un être cher etc. – et parviennent à tenir le spectateur à la gorge, même s’y l’on fait presque inévitablement face à quelques baisses de régime, aussi minimes soient-elles.

 

 

Pour réussir un bon huit clos il faut : un scénario bien ficelé et de bons acteurs. Chris Sparling fait preuve ici de perspicacité et utilise chacun des éléments avec intelligence. Le script se dévoile peu à peu en prenant bien soin de laisser le spectateur dans le flou jusqu’aux derniers instants. Aussi perdu que le protagoniste, l’auditoire est lâché dans cette boîte rustre et inquiétante dès l’ouverture. Aucun indice, aucune piste. Les strates se rajoutent au fur et à mesure révélant les différents éléments clés de l’intrigue au compte gouttes provoquant diverses réactions allant de la tension aux rires avec une justesse impressionnante. L’auditoire se cramponne au siège pour rire aux éclats l’instant d’après, mais le soulagement n’est que de courte durée, Buried est avant tout des montagnes russes entre quatre planches – six pour être exact. Au final, le scénario tient sur un timbre poste mais la magie de la mise en scène tient le spectateur en haleine. Outre les peurs primales évoquées, Buried laisse transparaître une critique acerbe de la situation des personnes sous contrats en sol étranger. Manipulation, traitement désengagé de la part du gouvernement et autres absurdités qui sont malheureusement monnaie courante. Sans jamais donner de leçon et laissant de côté tout rebondissements granguignolesques, Buried expose des faits avec honnêteté et transparence, et ça fait du bien. La pellicule tire sa force de son pessimisme et son jusqu’au-boutisme sans concession.

 

 

Derrière cette trame narrative, Rodrigo Cortès sait où placer sa caméra. Dans un espace ultra restreint, les plans captent l’essentiel se permettant quelques effets de style bienvenus. Le réalisateur construit sa bande de manière à stimuler en permanence le spectateur et en laissant bouillonner son imagination. De nombreuses questions nous traversent l’esprit, est-il vraiment en Irak ? Qui sont ses ravisseurs ? Les personnes au bout du fil sont-elles bien celles qu’elles prétendent être ? Va-t-il s’en sortir vivant ? Autant d’interrogations qui trouvent leur réponse mais qui n’ont finalement que peu d’importance. Le pouvoir de la communication et de l’auto persuasion font naturellement leur travail. Bien entendu, tous ces efforts auraient été déployés en vain si la pièce maîtresse du projet n’était pas convaincante, Ryan Reynolds. Acteur foutrement inégal capable du meilleur comme du pire – majoritairement dû à ses choix artistiques –, le bonhomme avait déjà fait ses preuves notamment dans The Nines, mais il prend ici un risque que peu de ses homologues auraient bravé. Constamment sur la corde raide, Ryan Reynolds attire immédiatement la sympathie du spectateur et laisse transparaître ses sentiments avec une vérité rare. La bande son est quant à elle à l’image du reste du métrage, bluffante. Que ce soit à travers la trame musicale ou les différents bruitages, rien n’est laissé au hasard.

 

 

Enfin un buzz qui fera taire les plus réticents. Si Paranormal Activity était un des plus énormes pétards mouillés, Buried est un vrai bâton de dynamite. Tels des MacGyver du cinéma, l’équipe de Buried mettent sur pied avec trois bouts de ficelle un des thrillers les plus réussis de cette année 2010. Un nouveau tour de force vient s’ajouter au paysage cinématographique. Chapeau bas.

Auteur : TIBO

Critique vue 11013 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 71-47

Votre réponse :

jujumi21 01-08-2011
je sens que je vais addorrer ce film, mais juste un commentaire pour embéter le monde... (je suis la pour sa), s'il utilise souvent son briquet il va se retrouver sans oxygène en 22 et paske le feu consomme de l'O2 et regète du co2 U_u et oui... rappel de 6ème !

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction