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Critique C'est la Fin

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Plus que tout autre genre, la comédie demande un travail considérable. Un gag, aussi bon soit-il, peut complètement tomber à plat si la mise en scène ne suit pas. Les comédies US de ces dernières années reposent ainsi plus sur les bons mots ou le comique de situation, voire le trash pour celles qui n'hésitent pas à repousser les barrières du bon goût. Ainsi, toute la clique affiliée à Judd Appatow, responsable de certains succès tels que 40 ans toujours puceau, En cloque mode d'emploi ou Délire Express, se retrouve au générique de C'est la Fin – manquent à l’appel Steve Carell etWill Ferrell –, véritable délire apocalyptique, qui se rapproche du Dogma de Kevin Smith, en moins cultivé. Première mise en scène de l'acteur Seth Rogen, aidé pour l’occasion par Evan Goldberg, C'est la Fin dévoile la fin du monde en suivant des acteurs dans leurs propres rôles.

 

 

Seth Rogen et Jay Baruchel, acteurs comiques, se retrouvent chez le premier pour fumer des joints et passer du bon temps ensemble. Convié à la pendaison de crémaillère de James Franco, Rogen y traîne son pote pour que ce dernier, lassé de Hollywood, y fasse plus ample connaissance avec certaines stars présentes. Rihanna, Michael Cera, Emma Watson y sont notamment présents.  Mais alors que Jay et Seth décident d’aller acheter des clopes au cours de la soirée, tout part en vrille avec l'apparition de mystérieux faisceaux lumineux qui attirent certaines personnes vers le ciel. La ville se retrouve rapidement en flammes tandis que nos deux amis retournent à la soirée. Soudain la panique fait que de nombreux convives décèdent brutalement. Barricadés dans la maison de James Franco, Jay et Seth vont devoir y survivre avec d'autres rescapés dont le maître des lieux. Le pitch est simple mais promet un délire inédit. Une attente à laquelle le métrage répond, même si on aurait imaginé le film encore plus fou. Rogen a su s'entourer intelligemment et Jonah Hill ou James Franco font des étincelles dans leurs propres rôles. Très égocentrique, le délire de Rogen s’offre de nombreuses références aux œuvres passées des protagonistes et va gentiment se moquer des uns et des autres. Le film part sur les chapeaux de roue, avec les morts jouissives de certains convives comme Rihanna et Michael Cera et l’installation d’un climat apocalyptique. Le film s’articule dès lors sous la forme d’un huis-clos où les rivalités vont éclater sur fond de mauvaise foi, de lâcheté et de vanité. Chacun en prend pour son grade, personne ne sortant grandi des situations provoquées par cette fin du monde. Entre partie de foot avec une tête humaine, speech tournant autour du viol possible d'Emma Watson ou la caméra vérité style confessionnal de Secret Story, le film amène son lot de délire même si l’humour peine parfois à se faire sentir.

 

 

En effet, on prend grand plaisir à suivre les péripéties des acteurs mais certains gags tombent malheureusement à plat, car Seth Rogen n'est pas au niveau question réalisation. On lui pardonnera facilement car le rythme est assez soutenu et son travail ne laisse pas le temps de s'ennuyer. Véritable film de potes, C'est la Fin fonctionne essentiellement sur cet aspect. Cela se ressent sur les dialogues et surtout sur le plaisir évident qu'y prennent les participants. Il suffit de voir ce fou de Danny McBride, sorti de Mad Max 2, ou bien encore James Franco mégalo et aussi peu courageux que ses compères pour s’en convaincre. Aucun protagoniste ne rattrape l'autre dans la bassesse ou l'égocentrisme et il va leur falloir retrouver ce qui fait d'eux des êtres humains avant d'être des acteurs. Ainsi, la possession – au sens littéral – de Jonah Hill va entraîner le film vers un climax dément où démons et cannibales se croisent, nous valant une scène digne de Zombie, ou bien encore un clin d'œil sympa à Ghostbusters. Le film se permet quelques excès gores bienvenus – têtes écrasées ou tranchées, Michael Cera empalé – et assure niveau CGI avec quelques monstres plutôt bien fichus.

 

 

Bien entendu, les acteurs sont à leur aise dans un tel film. On retiendra surtout Jonah Hill, sur qui pas mal de scènes réussies reposent, James Franco et un Danny McBride en roue libre – pléonasme ? –. La mise en scène est purement fonctionnelle et ne brille à aucun moment, si ce n'est par sa capacité à foirer certains gags. Le film n'est pas véritablement beau, mais qui s'en soucie quand on peut y voir un type boire sa propre urine ?

 

 

Bourré de références, animé par l'énergie d'une bande de potes qui s'éclate – et témoigne d’un plaisir communicatif –, gore et assez trash, C'est la Fin mérite le déplacement ne serait-ce que pour sa bonne humeur et sa volonté de montrer enfin autre chose que des histoires de couples produites à la pelle ces dernières années. Rappelant parfois le Little Nicky d'Adam Sandler et Dogma – comment ne pas y penser avec un tel sujet ? –, le film de Seth Rogen et Evan Goldberg sait se distinguer de tout ses illustres anciens en apportant sa touche personnelle. Toujours mieux que le Green Hornet que Rogen – et il sait ici s'en moquer – nous infligeait il y a quelques années de cela.

Auteur : TONTON

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