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Critique Cabin Fever 2

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Ti West est un réalisateur acclamé un peu partout à travers les festivals suite à son dernier film, The House Of The Devil. Bien qu’il ne soit pas encore sorti en France, Cabin Fever 2 : Spring Fever a été tourné avant celui-ci, il y a déjà trois ans. La suite du premier film d’Eli Roth a eu du mal à trouver grâce aux yeux de Lionsgate pour sa distribution, et pour s’ajouter à ça, Ti West ne semble pas porter le film dans son cœur, il s’est effectivement dissocié du projet en raison d’un montage final qui ne représente plus sa vision. Quelques accros pour ce métrage sans prétention qui se font malheureusement sentir. Cabin Fever 2 est un divertissement sympathique qui a du mal à trouver ses repères.

 

 

Cabin Fever 2 reprend là où le premier opus nous avez laissé. L’épidémie s’est maintenant répandue dans la ville de Springfield et va venir perturber le bal de fin d’année des jeunes du coin. Dès les premières images, cette suite a la volonté d’annoncer qu’elle va verser du sang, beaucoup de sang. Cette volonté s’affiche lorsque le titre du film apparaît dans une explosion de boyaux et de chair jusqu’à venir gicler sur la caméra. Le métrage de Ti West s’écarte du glauque du premier opus sans pour autant se diriger vers une direction donnée. Oscillant sans cesse entre le fun et le sérieux, il ne trouve pas ses marques et ne permet pas au spectateur de s’investir totalement dans le visionnement de celui-ci. Le film nous livre un semblant d’histoire sentimentale un peu longuette qui va rapidement investir la quasi-totalité de la première partie. Une première partie un peu bavarde qui a tendance à faire oublier la raison pour laquelle on visionne le film. On attend impatiemment le carnage final qui arrive progressivement et s’impose avec des relents évidents de Carrie. Un bal, beaucoup de rouge, de la panique, des cris et des adolescents coincés à l’intérieur. Remplacez les flammes par du gaz lacrymogène, semez des adolescents jouant à celui qui vomit ses tripes le plus loin et vous y êtes.

 

 

Côté casting, on retrouve Noah Segan, que l’on a pu voir dans Dead Girl, Giuseppe Andrews, le jeune flic bizarroïde du premier volet mais aussi Marc Senter, l’adolescent perturbé du percutant The Lost, sans son maquillage et sa gomina. Ceux qui se réjouissent à l’idée de retrouver Rider Strong, l’acteur interprétant Paul, abandonné au bord d’une rivière à la fin de Cabin Fever, détrompez vous. Son temps de passage devant la caméra se décompte à 1’30 min montre en main avec une des morts les plus sanglantes du métrage. Un casting sympathique qui n’apporte cependant pas réellement un plus. Chacun joue son rôle sans nous livrer une performance extraordinaire, rien d’étonnant sachant que les personnages n’ont pas vraiment le potentiel pour un rôle de composition. Même Winston, énergumène détaché et vicieux interprété par Giuseppe Andrews qui nous avez régalé dans le premier volet, a grandement perdu de son intérêt. Sa présence est discutable et ses péripéties annexes n’ont pas grand intérêt. On ne comprend pas très bien où il veut en venir et pourquoi il agit de la sorte. Le scénario n’apporte aucune attache aux protagonistes et notre attention s’éveille uniquement lorsque l’un d’entre eux s’apprête à succomber à l’infection. Le potentiel du virus n’est pas exploité comme il le faudrait. Ses réactions se limitent plus ou moins à faire vomir du sang et à se voir pousser des pustules un peu partout sur le corps. En voyant ce que le virus était capable d’infliger dans le premier volet, Cabin Fever 2 avait toutes les cartes en main pour proposer une suite basée sur la règle de la surenchère et l’exploiter au maximum, notamment la présence de nombreux pré-pubères ne demandant qu’à se désintégrer devant la caméra.

 

 

La finale est également un des points faibles du film. Lorsque l’on est enfin plongé dans les évènements et impatient de se prendre un bouquet final en pleine face, il n’en est rien. La fin est longue et inutile, laissant malheureusement le doute sur la possibilité d’une suite. Cabin Fever 2 nous place dans un environnement propice au carnage, non seulement les élèves se retrouvent enfermés à l’intérieur du lycée mais le danger est omniprésent, il vient de l’intérieur comme de l’extérieur, des élèves mais aussi d’hommes équipés de masques à gaz qui ne sont pas sans rappeler ceux de The Crazies, bien décidés à ne pas laisser les infectés prendre la fuite. Les effets gores sont jouissifs et explicites, aucun sous-entendu n’est de rigueur, certaines scènes pourront même faire grincer des dents les plus sensibles d’entre nous. Ce deuxième volet n’a plus grand-chose à voir avec sa préquelle si ce n’est le virus. Ceux qui ont détestés le premier pourront adorer cette suite et inversement. Cabin Fever 2 se place dans un tout autre esprit et est un film très moyen parsemé de bons moments.

 

 

Cabin Fever 2 remplit son contrat de divertissement pour teenagers fun et sympa mais manque néanmoins de cohérence, le montage final et le détachement de Ti West y sont surement pour quelque chose. On regrette un potentiel gâché mais on passe un moment correct et c’est le principal. Les amateurs de gore y trouveront leur compte, pour les autres, passer votre chemin est probablement la meilleure solution.

Auteur : TIBO

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