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Critique Captain America : Civil War

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La formule Marvel a depuis longtemps fait ses preuves. Premier studio a véritablement jouer sur l’installation d’un univers cinématographique étendu, ce dernier a su construire au fil des années un « business model » dérivé de la logique serial propre aux comics adaptés. En résulte aujourd’hui un enchevêtrement maousse-costaud de films / séries interconnecté(e)s qui pourra sembler nébuleux à certains néophytes abordant l’entreprise en cours de route. Le « label » Marvel reste pourtant une impressionnante cash-machine, le spectateur assidu se voyant presque contraint à visionner l’ensemble du catalogue s’il veut pouvoir saisir l’ensemble des subtilités relatives aux personnages. Premier film à initier la « phase 3 » du Marvel Cinematic Universe, Captain America : Civil War se positionne de ce fait en film pivot. Inscrit dans la directe continuité d’Avengers 2, le métrage des frères Russo annonce en effet parallèlement le renouveau souhaité par le studio sur ses prochains métrages.

 

 

Joss Whedon, ex-ingénieur du MCU usé par la production chaotique du blockbuster L’ère d’Ultron, a définitivement jeté l’éponge. Ses successeurs sont clairement identifiés. Difficile désormais de contester l’importance d’Anthony et Joe Russo au sein de l’entreprise Marvel, tant ces derniers semblent se profiler en artisans en chef. Testés sur Captain America : le Soldat de l’Hiver – probablement le meilleur Marvel à ce jour –, les deux frangins confirment ici leur maitrise du blockbuster de super-héros en signant un mini-Avengers avant le grand saut final, ces derniers étant désormais confirmés sur le double film-choral Infinity War. Et force est de constater qu’à contrario d’Avengers 2, œuvre brouillonne aux enjeux dramatiques trop rapidement brossés, ce Captain America : Civil War est maitrisé de bout en bout, visuellement ébouriffant et globalement moins con qu’une majeure partie des films qui auront constitués une « phase 2 »  inégale. Les deux cinéastes reprennent à bon escient ce qui a fait le succès du produit Marvel : une approche résolument pop-corn, de l’esbroufe graphique, des explosions à foison et de la baston chorégraphiée à l’extrême. Civil War reste un pur divertissement grand public, un délire de gosse élevé à la culture US et aux jeux-vidéos. Le film dégueule en ce sens autant d’effets spéciaux, de répliques légères, de prouesses techniques, le tout emballé dans une 3D gadget mais néanmoins immersive. L’interminable séquence initiale écrase en effet à elle-seule l’ensemble des productions sorties ces dernières années, les Russo délivrant un moment d’adrénaline complètement hallucinant qui explose autant la rétine que les oreilles. Un quasi-K.O. en un round.

 

 

Si la péloche ne parvient presque jamais à réitérer la puissance de son shoot introductif, Captain America : Civil War s'avère parfaitement rythmé et bien tenu sur la longueur. Le scenar’ n’avance rien de foncièrement nouveau, mais les Russo parviennent à justifier convenablement l’affrontement un peu con-con « héros vs. héros » d’une façon convenable. Tout le contraire d’un Batman v Superman, avec qui ce Civil War partage plus d’un point commun, à commencer par l’antagoniste de l’ombre – Luthor chez DC, le Baron Zemo dans le cas présent – qui amorce la discorde chez les super-héros. Le film des Russo n’évite évidemment pas quelques raccourcis contestables, deux-trois arcs narratifs scandaleusement négligés – la love story de Steve Rogers, nullisime – et certaines répliques crétines au possible, mais parvient pourtant de manière convaincante a dérouler un script cohérent malgré la multiplicité de ses personnages. Le fait de reléguer certains héros en simples « intervenants express », voire d’en occulter d’autres – Thor et Hulk –, contribue à laisser respirer le film, à éviter l’éparpillement. Une manœuvre qui permet par ailleurs de brosser convenablement de nouveaux protagonistes, en l’occurrence Black Panther, bien plus important que ne le laissait présager les trailers, et Spider-Man. Raccrochées in-extremis au projet, les séquences consacrées à l’homme-araignée sentent bon les réécritures de dernière minute, mais compensent en misant à fond la carte de l’humour. Un aspect fun sur lequel joue d’ailleurs régulièrement ce troisième Captain America, bien que les Russo abordent occasionnellement et comme sur Le Soldat de l’Hiver des thématiques plus graves, dont les dommages collatéraux relatifs aux interventions des héros. Rien de bien poussé, mais cela reste appréciable.

 

 

Artistiquement, l’approche des Russo à de quoi énerver les puristes d’un cinéma « traditionnel » et « réfléchi ». Les deux geeks affectionnent en effet les mouvements virevoltants, l’ultra-cut et la shaky-cam furibonde. Leurs choix contribuent autant à conférer à ce Captain America : Civil War une dynamique d’enfer qu'à saloper et rendre illisibles un petit chapelet de séquences d’action. Dans l’ensemble, leur film affiche pourtant une certaine classe, celui-ci se voyant capturé aux quatre coins du monde – Etats-Unis, Afrique, Allemagne ou encore Sibérie – et regorgeant de plans / effets de style clichés mais redoutablement efficaces. Rien à redire par ailleurs côté casting. Tout le monde connait la musique et fait son travail à la perfection. Elizabeth Olsen affiche de nouveau une élégance folle dans les oripeaux de la Sorcière Rouge, personnage dont le caractère sensible et tiraillé gagnerait presque à être développé sur un film solo.

 

 

Bien que légèrement moins intéressant que Le Soldat de l’Hiver, Captain America : Civil War se montre nettement moins bordélique qu’Avengers 2. Les Russo imposent ici définitivement leur habilité à conjuguer un cahier des charges désormais épais tout en conservant une narration simple et directe, à marier l’explosivité des séquences d’action et le développement des enjeux. On pourra reprocher au film quelques maladresses ou encore un méchant pas vraiment folichon, mais ce dernier se montre bien construit, férocement rythmé et parfois très drôle. Un warm-up vraiment rassurant pour le futur Avengers 3 : Infinity War.

 

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