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Critique Captain America : Le Soldat de l'Hiver

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Moderniser le patriotique Captain America n’était pas chose aisée. Si le vétéran Joe Johnson a su en livrer une vision correcte, son travail restait plutôt bancal sur la longueur. Certes pétaradant et bien emballé, son Captain America : First Avenger manquait d’un petit quelque chose. Peut-être d’un zeste de personnalité, le héros de Johnson restant désespérément lisse. La faute à un scénario brossant son protagoniste principal en boy-scout bien obéissant afin de respecter l'esprit d’une série de comics partiellement ringardisée par l’arrivée de super-héros plus troubles et complexes. Confié aux frères Russo, Captain America : Le Soldat de l’Hiver redresse la barre en déroulant un script extrêmement malin, bourré de rebondissements et surtout nettement moins manichéen que celui du premier opus.

 

 

Plus ou moins préparé dans l’urgence afin d’ouvrir la voie au film-chorale Avengers, Captain America : First Avenger créait une jonction habille entre passé et présent en usant d’un ressort scénaristique final intéressant. Profitant de cette excellente conclusion, Captain America : Le Soldat de l’Hiver se présente donc comme un film de super-héros ultra-moderne, dans le fond comme sur la forme. Catapulté dans un monde qui lui est inconnu suite à sa « décongélation », Captain America est l’un des seuls Avengers à répondre à l’appel de l’organisation gouvernementale S.H.I.E.L.D. Lorsque l’un de ses collègues est supprimé par une troupe de mercenaires surentrainés, Steve Rogers découvre pourtant une conspiration fomentée de l’intérieur. Isolés et menacés par ceux qu’il pensait engagés à leurs côtés, Captain America et sa partenaire Black Widow vont de plus être confrontés à un redoutable adversaire, une « ombre » connue sous le code de Soldat de l’Hiver. Etonnamment, les frères Russo gèrent ici le virage post-Avengers en couchant sur pellicule un métrage ancré dans un certain réalisme. Exfoliant volontiers extraterrestres, mutants et autres enluminures surnaturelles de son script, Captain America : Le Soldat de l’Hiver adopte une trame à rebondissements multiples qui lui confère le suspense d’un thriller bien troussé et réhaussé de séquences d'action maousse-costaudes. Une formule redoutablement efficace.

 

 

Le cahier des charges imposé aux frères Russo ainsi qu’à leurs deux scénaristes – récupérés du premier volet – ressemblait pourtant à un véritable casse-tête. Bien que situé près de cinquante ans après le premier et de ce fait ancré dans un contexte politique résolument différent, Captain America : Le Soldat de l’Hiver tisse pourtant des liens surprenant entre la période moderne et les événements survenus au cours de la seconde guerre mondiale. Mieux, le film se permet d’user de thématiques résolument actuelles – le surarmement, la surconnexion des individus entre eux et la surveillance maladive désormais rendue possible par une technologie gommant progressivement certaines libertés individuelles fondamentales  – pour profiler un « ennemi » aux indénombrables ramifications. Le fameux Soldat de l’Hiver, antagoniste déjà passionnant de par son passif, devient presque le rouage d’une menace globale nettement plus sournoise et passionnante. Doté d’un développement bardé de twists calibrés au millimètre près, Captain America : Le Soldat de l’Hiver s’épaule parrallèlement d’une dimension pop-corn furibonde toute droite héritée de l’impressionnant Avengers. Le métrage de Joe et Anthony Russo explose dans un bruyant fatras d’action qui en balance plein les mirettes, ce dernier assumant pleinement son approche de divertissement à l’américaine. Courses-poursuites, combats furieux et gunfights généreuses greffent dès les premières minutes un rythme soutenu à un « produit » moins con qu’il n’y parait et par par ailleurs doté d’une intensité crescendo, le final s’avérant ici à la hauteur des attentes.

 

 

Davantage habitués aux comédies romantiques et aux séries, Joe et Anthony Russo abordent avec Captain America : Le Soldat de l’Hiver leur premier blockbuster avec une certaine maestria. Leur réalisation n’est pourtant pas parfaite, les cinéastes ayant tendance à user de plans trop hachés et mouvementés qui, associés à un montage souvent épileptique, pourront fatiguer en fin de course. Captain America : Le Soldat de l’Hiver reste cependant globalement lisible, le feu d’artifice d’effets spéciaux étant parfaitement équilibré. Reste un héros malheureusement encore trop survolé, bien que de sévères améliorations ne soient apportés par un scénario plus consistant en matière de psychologie des personnages. Chris Evans peine de ce fait à rendre Steve Rogers véritablement attachant – la partie sentimentale est presque honteusement sous-exploitée, malgré des possibilités intéressantes inhérentes à la différence d’âge entre le Captain et son amour de jeunesse –, mais campe ce dernier avec un professionnalisme certain. A l’image de l’ensemble des intervenants prestigieux – Scarlett Johansson, Robert Redford – qui constituent ici un casting solide.

 

 

Captain America : Le Soldat de l’Hiver est probablement la meilleure adaptation proposée par le studio Marvel depuis le premier Iron Man. Spectaculaire, intelligent et ouvrant sans détours la voie à de futures séquelles, le métrage des frères Russo est un blockbuster aussi burné qu'audacieux. Chapeau bas.

 

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