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Critique Captives

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Porté par la critique à ses débuts, Atom Egoyan semble enchainer depuis quelques années les films fadasses. Et les échecs au box-office. Bien que doté d’une distribution quatre étoiles – Reese Witherspoon et Colin Firth –, Les 3 crimes de West Memphis n’aura bénéficié que d’une distribution ultra-limitée outre atlantique. Le public Français sera pour sa part été contraint de se contenter d’une timide et tardive sortie vidéo. Bien que présenté en compétition officielle lors du dernier festival de Cannes, Captives connait aujourd'hui les mêmes difficultés. Repoussée à plusieurs reprises cette année, l’arrivée sur le continent de l’Oncle Sam sera limitée à de rares toiles ainsi qu’à une mise à disposition en vidéo à la demande. Rien de bien grave néanmoins. Bien que programmé sur la Croisette – probablement plus en raison de la réputation de son auteur que des qualités intrinsèques du film –, Captives est un très mauvais thriller.

 

 

Avec Prisoners, le canadien Denis Villeneuve aura remis au goût du jour le film policier sobre et noir, en son temps popularisé par un Seven dénué de tout artifice. Atom Egoyan s’engouffre rapidos dans la brèche en traitant ici un sujet assez similaire. Simple, ultra-réaliste et dénué de toute pirouette scénaristique invraisemblable, Captives se profile donc comme un drame pur et dur. Egoyan construit sa trame autour de thématiques difficiles, parfois casse-gueules, à savoir les rapts d’enfants et la pédophilie – bien que cet aspect se soit jamais exposé de manière frontale -. L’élément déclencheur est basique et sans grande surprise. Alors que son père s’arrête sur la route afin d’acheter un dessert, une fillette disparait. Pas de traces, pas de suspect : l’enlèvement est parfait. L’enquête piétine pendant huit longues années et les parents sombrent progressivement dans l’abyme. Alors que tout espoir semble perdu, de nouveaux indices dénichés sur la toile par un flic infiltré pourraient cependant laisser penser que Cassandra est toujours en vie. Egoyan dresse un contexte classique et profite d’un casting solide pour se risquer dans l’expérience du thriller sombre et poignant. L’ensemble ne parvient pourtant jamais à décoller, le film tournant désespérément à vide et diluant ses quelques rares bonnes idées sur un déroulé d’une hallucinante monotonie.

 

 

Atom Egoyan essaie davantage de construire une ambiance que d’insuffler de ci et là d’éventuels rebondissements. Le résultat final est assurément quelconque, voire pénible. Le cinéaste passe en effet complètement à côté de son climax, le métrage torpillant tout suspense en dévoilant d’entrée de jeu « les dessous » de l’enlèvement de la petite Cassandra. La suite s’abandonne de ce fait dans une véritable vacuité scénaristique, d’interminables bla-bla ou dans une étude de mœurs extrêmement maladroite. Si Egoyan tente de brosser une galerie de portraits brisés par la vie, les personnages sont inintéressants au possible. Le cinéaste n’arrange de plus pas la lisibilité de son œuvre en engageant des allers-retours présent-passé incompréhensibles, voire en greffant paresseusement deux-trois rebondissements absurdes. Mou et sans profondeur, Captives s’achève sur un final soporifique, bâclé, dénué de toute tension. Egoyan parvient d’ailleurs à cette occasion à capturer la course-poursuite la plus lente, longue et ridicule de l’histoire. Une véritable torture.

 

 

Captives est heureusement techniquement très soigné. Atom Egoyan possède une solide expérience de cinéaste, et livre donc un produit final artistiquement poussé. Le réalisateur multiplie à ce titre les plans biscornus, travaillés à l’extrême – les miroirs sont toujours utilisés à bon escient afin de composer de belles images –, mais rarement justifiés. L’ensemble est certes beau, parfois virtuose, mais manque cruellement de dynamisme. Dommage. Carton plein cependant côté casting. Souvent capable du pire – Blade : Trinity, Green Lantern –, la gravure de mode Ryan Reynolds retranscrit avec brio toute la complexité d’un père de famille détruit par la culpabilité. Le reste de la distribution – Rosario Dawson, superbe - est par ailleurs impeccablement dirigé.

 

 

Captives est un thriller trop conventionnel, sans éclat, voire occasionnellement prétentieux. Dépourvu d’un véritable bon scénario, le nouveau métrage d’Atom Egoyan pédale dans le vide et ne s’habille d’aucune sensibilité ni émotion. Un gros plein de rien.

 

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