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Critique Cargo

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Cargo, à ne pas confondre avec le métrage du même nom de Clive Gordon, est le premier film d’Ivan Engler, coréalisé par Ralph Etter. La pellicule s’engouffre sans gêne dans la science fiction en piquant à droite et à gauche tout un tas d’éléments à ses aînés, mais malgré cela, la performance globale de Cargo est louable compte tenu de son origine peu banale, la Suisse. Entièrement tourné sur ces terres, le métrage peut se venter d’être le tout premier film de science-fiction suisse mainstream. Ayant eu son heure de gloire à travers différents festivals, Cargo débarque aujourd’hui dans les rayons. Malgré toute sa bonne volonté et ses qualités certaines, il souffre bien trop souvent d’inévitables comparaisons face auxquelles il ne fait malheureusement pas le poids.

 

 

D’après le réalisateur, la pellicule a mis 10 années à voir le jour, voilà à quoi se heurte Cargo. Depuis le temps, de nombreux autres films ont enfoncé des portes déjà ouvertes par l’indétrônable Alien de Ridley Scott. On peut citer Matrix pour son univers et sa théorie de manipulation, mais surtout des films plus approchants comme Event Horizon, le vaisseau de l’au-delà, ou plus récemment Sunshine, Pandorum et Moon. Même si les œuvres précédemment citées ne sont pas toutes de haute voltige – comme celle de Christian Alvart pour ne citer aucun titre –, autant dire que la compétition est rude, surtout pour un projet venu de Suisse, au budget limité et avec lequel le réalisateur fait ses premiers pas. Au 23ème siècle, la Terre n’est plus vivable et la population s’entasse dans des villes spatiales. Une seule planète est habitable, Rhea, véritable paradis où les habitants peuvent enfin retrouver la nature. Seulement voilà, il faut en payer le prix. Bien décidée à rejoindre sa sœur sur Rhea, le docteur Laura Portman accepte un travail pour se faire de l’argent. Alors qu’elle a la conviction de ne pas être seule sur le vaisseau, elle va réveiller l’équipage placé en hibernation pour mener une reconnaissance. Vaisseau glauque, équipage hétérogène, mystérieux passager(s), la mélodie sonne comme familière à nos oreilles. Et pour cause.

 

 

Entièrement tourné en studio dans un vaste hangar, Cargo fait preuve d’une ampleur visuellement époustouflante. Alliés à des CGI plutôt bien utilisés, les décors fabriqués donnent réellement cette impression d’immensité et de dédale. Si ces décors sont le véritable point fort du métrage, il faut saluer la prestation des acteurs. En effet, le spectateur se trouve devant un vaisseau aux couloirs interminables et aux hangars à perte de vue, mais les comédiens ont dû exploiter le peu de décors à leur disposition et parviennent à retranscrire avec brio les émotions ressenties par les différents personnages. Malgré cela et si l’héroïne fait naître une certaine empathie, le reste de l’équipage se retrouve rapidement relayé au second plan, servant plus de faire valoir – comme on aurait pu s’y attendre –.  Dans sa narration, Cargo se cantonne au strict minimum afin de ne pas trop en dévoiler au spectateur livrant les indices et dénouements au compte gouttes. Bien que l’on émette naturellement des doutes sur les faits à venir, nous ne sommes jamais totalement sûrs de ce que l’on avance, ce qui n’est malheureusement pas monnaie courante. Bien que très familier et à aucun moment novateur, le scénario se construit naturellement sans réelles fausses notes. Les baisses de régime plombent cependant régulièrement le déroulement du film mais le spectateur se laisse volontiers embarquer dans l’aventure. Du moins dans ses deux premiers tiers.

 

 

Après avoir tissé la toile entre les différents éléments que constituent l’intrigue, que ce soit entre les personnages ou en abordant des sujets encore et toujours d’actualité – catastrophe écologique, rapports humains, manipulation politique, amour etc. –, Cargo sombre trop rapidement en fin de parcours dans le thriller politico-spatial héroïque. La pellicule abandonne le côté mystérieux, glauque et pessimiste pour se centrer sur une finale un peu lourde qui semble déjà toute tracée. Un sentiment de bâclage se fait sentir, comme si le réalisateur ne savait pas trop comment mettre un terme à son long-métrage et choisit la facilité – et donc la sécurité – pour ne pas perdre son spectateur. Malheureusement, c’est l’effet inverse qui se produit et on achève le visionnement le cul entre deux chaises, manque de cohésion et de crédibilité oblige.

 

 

Pour un début de carrière, Cargo s’en sort plutôt bien mais souffre à la fois de sa comparaison avec les œuvres du même genre et des défauts typiques d’un premier long-métrage. Son empreinte ne sera pas gravée dans la roche mais pour la suite, on peut s’attendre à de bonnes surprises de la part des réalisateurs.

Auteur : TIBO

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