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Critique Carrie, la vengeance

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Un remake de plus. Initialement adaptée par Brian de Palma, la nouvelle de Stephen King se voit mise en images pour la troisième fois, sans compter la séquelle dévoilée à la fin des nineties sous le nom de Carrie 2 : la Haine. Un énième recyclage made in hollywood qui aligne pourtant quelques beaux noms. Confié à la réalisatrice Kimberly Peirce, Carrie, la vengeance aurait pu présenter une vision nouvelle sur l’histoire originelle. Son travail n’offre cependant rien de foncièrement nouveau. Pire, le tout se profile comme un petite série B lambda, là ou la présence de Peirce à la conception laissait présager une certaine recherche dans l'intensité dramatique.

 

 

L’histoire de Carrie appartient aujourd’hui à la culture populaire. Difficile d’en ignorer les tenants et les aboutissants. Cette relecture 2013 ne cherche par conséquent à aucun moment à en redéfinir les moindres contours. Timide et surprotégée par une mère très pieuse, Carrie est une lycéenne rejetée par ses camarades. Sensible à la situation de cette dernière, la populaire Sue Snell demande à son petit ami de l’accompagner à la cérémonie de fin d’année. Mais le soir du bal, Carrie subit une sale blague de trop. Elle va alors déchainer de terrifiants pouvoirs. Carrie, la vengeance navigue donc en terrain connu. Peut-être trop. Le film de Kimberley Peirce se déroule en effet sur le même schéma que son modèle, et se contente d’aligner des séquences déjà vues dans un ordre strictement similaire. Passés outre quelques points de détails inédits mais dispensables – une scène d’accouchement plutôt glauque –, Carrie, la vengeance se profile comme une repompe intégrale à peine justifiée par la modernisation de l’emballage. La remise au goût du jour de l’œuvre de King permet en effet surtout aux producteurs de distribuer un pur produit calibré sur les tendances du moment.

 

 

Carrie, la vengeance s’accorde sans surprise à l’ère numérique, et affiche de ce fait tous les clichés de rigueur. Les adolescents 2013 partagent donc leurs moqueries sur les réseaux sociaux, passent leur temps libre sur ordinateur portable – même au cours du fameux bal – et affichent des plastiques parfaites et ultra-travaillées. De quoi rendre l’indispensable bande de pouffiasses liguées contre la pauvre Carrie absolument improbable. Non contente de copier-coller les situations voire des pans entiers de dialogues du film d’origine, Kimberly Peirce livre de plus un métrage aseptisé au possible. Reléguant aux oubliettes la nudité et les rares passades gentiment sulfureuses du métrage de Brian de Palma, Carrie, la vengeance reste ultra-gentillet en matière d’hémoglobine. Expédiée en deux-trois coups de cuillères à soupe, la fameuse séquence du bal livre tout juste son petit quota de mises à morts nazebroques constituées à base d’effets numériques pseudo-spectaculaires. Si l’usage du gore n’était néanmoins pas foncièrement indispensable, l’instauration d’un climax correct restait dans le cas présent plus que nécessaire. Peirce livre malheureusement un film mollasson, longuet, sans enjeux ni véritable message. Carrie, la vengeance tourne globalement à vide, et n’offre qu’un moribond soubresaut en guise de point final. Bof.

 

 

Englué dans un scénario pataud, Carrie, la vengeance sauve les meubles sur la forme. Mais certainement pas sur l’interprétation. Chloë Grace Moretz est certes parfaitement crédible dans la peau de l’adolescente timide et rejetée, ce qui n'est rarement le cas des intervenants secondaires, qui impriment la bobine d’une scandaleuse transparence. Julianne Moore, sous-exploitée et résolument irritante, livre d’ailleurs l’une des pires prestations de sa carrière en campant une dévote chiantissime. Bien intégrés à la réalisation passe-partout de Kimberly Peirce, les effets spéciaux auront à peine de quoi amuser, le métrage présentant son quasi-unique temps fort avec une séquence de voiture volante dotée d’une conclusion assez fun.

 

 

Calqué de A à Z sur le film de 1976, Carrie, la vengeance s’avère hautement dispensable. Entièrement monté pour gagner les faveurs des adolescents n’ayant jamais entendu parler de l’histoire de King, l’œuvrette de Kimberly Peirce peine à convaincre malgré des prétentions mesurées. A interdire aux plus de dix-huit ans.

 

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