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Critique Catacombes

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John Erick Dowdle persiste et signe. Plutôt à l’aise dans le registre du found-footage – son remake de [Rec], En Quarantaine, était plutôt correct à défaut d’être original –, le cinéaste livre avec Catacombes son troisième film en caméra parkinsonienne. Souvent responsable de produits médiocres et fauchés, le genre n’a pourtant rien d’artistiquement satisfaisant. Erick Dowdle gratte ici légèrement la surface en y associant un scénario plus complexe que la moyenne, ainsi qu’en soignant véritablement son ambiance. S’il n’évite pas les poncifs habituels, Catacombes se profile de ce fait comme une œuvrette plutôt bien rythmée et assez cool.

 

 

Le found-footage s’articule d’ordinaire autour d’une thématique récurrente : la possession. Le concept permet en effet aux producteurs une belle économie de moyens, l’investissement minime effectué au niveau technique se doublant de ridicules dépenses en matière de décors / casting. Du pain béni pour les financiers. John Erick Dowdle s’embarque pour sa part dans un projet nettement plus « gros » que la moyenne en opérant une fusion entre un bon vieux film d’épouvante seventies, Indiana Jones, The Descent et un FF dernier-cri. Quasi-intégralement tourné dans les sous-sols obscurs et mystérieux de la capitale Française, le métrage de John Erick Dowdle déroule donc sans grande surprise une histoire mystique à grands renforts de séquences claustros. Classique, mais efficace. Scarlett est une jeune archéologue surdiplômée et hyperactive. Cette dernière poursuit depuis des années le travail de son père, qui a dévoué sa vie à la recherche de la Pierre Philosophale de Nicolas Flamel. Suite à la découverte d’une relique en Iran, la jeune fille parvient à localiser le trésor des Alchimistes au cœur des catacombes. Elle entraine avec elle une équipe de spéléologues amateurs et adeptes des excursions illégales dans les soubassements Parisiens. Catacombes déroule par la suite le décorum attendu : apparitions diverses, morts brutales, couloirs inquiétants et bruitages flippants.

 

 

Sur le fond, le film de Erick Dowdle présente probablement de quoi s’arracher les cheveux aux historiens confirmés, ou plus simplement à tout spectateur doté d’un semblant de culture. Catacombes mixe sans vergogne légendes urbaines, faits et personnages historiques – Flamel, les Templiers etc. – dans une formule qui se profile en Da Vinci Code du pauvre. Si le scénario présente d’entrée une dimension plus ou moins cheap, ce dernier habille parfaitement un produit low-cost qui n’affiche pas d’autre prétention que celle de divertir. Le film sombre à de multiples dans un gloubi-boulga risible, s'exfolie scandaleusement de toute saillie gore mais fonctionne honnêtement. Contrairement à une écrasante majorité de found-footage creux et paresseux, le travail d’Eriw Dowdle carbure sec. Les rebondissements se multiplient, le film déroule du jump-scare avec une certaine frénésie et le cinéaste emballe le tout dans une ambiance oppressante bien calibrée. Cerise sur le gâteau, Catacombes s’avère assez varié et original en ce qui concerne les décors, là ou le projet aurait pu laisser présager une certaine monotonie visuelle. Une bonne surprise.

 

 

Côté interprétation, Catacombes n’évite malheureusement pas l’étiquette bis. Si le binôme central fonctionne plutôt bien – Perdita Weeks, vue dans le nanar Titanic 2 ainsi que le décevant téléfilm Le Vol des Cigognes, est parfaitement juste et mignonette –, les seconds couteaux s’épanchent dans un sur-jeu exaspérant, lorsqu’ils n’impriment pas la pellicule d’une présence purement fantomatique. Le pire reste probablement de visionner le métrage en version originale et d’avoir à se farcir l’accent au couteau des acteurs français, qui malgré leurs difficultés échangent entre eux dans la langue de Shakespeare mais casent juste de ci et là quelques mots en français histoire de faire cool. Outch. La réalisation est pour sa part assez sobre pour un found-footage. Erick Dowdle multiplie les caméras, s’affranchit d’une impressionnante palanquée de plans improbables – qui penserait à filmer de manière aussi posée ses potes se faire trucider ? – mais pose sur péloche un film « assez » lisible.

 

 

Catacombes est un found-footage divertissant. Si le métrage n’invente strictement rien et use clairement de la forme pour effectuer de drastiques économies budgétaires, John Erick Dowdle ne néglige à aucun moment la rythmique de son projet, et parvient de ce fait à compenser un scénar’ classique, voire proche du n’importe-nawak lorsqu’il s’agit de s’appuyer sur des faits historiques. Un petit produit de fin de soirée.

 

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