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Critique Cendrillon

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Ces derniers temps le cinéma fonctionne par cycle. Nous avons eu droit aux adaptations de livres pour ados, les reboot, prequelles, sequelles de films à succès ou les suites de suites. Dès qu’un filon est trouvé, il est utilisé jusqu’à plus soif. La dernière tendance ? L’adaptation des classiques Disney. Tout a commencé par Blanche Neige et le Chasseur, Maléfique a suivi et bien d’autres sont à venir. Cendrillon, sorti cette semaine, est réalisé par le très shakespearien Kenneth Branagh. Déjà réalisateur de plusieurs films - dont Thor et The Ryan Initiative -, Branagh reste fidèle à lui-même et ne prend aucun risque dans ce métrage fantastique sur l'un des contes pour enfants des plus célèbres.

 

 

Adaptation textuelle du dessin animé Disney sorti en 1950 – comme le temps passe vite – ce Cendrillon ne propose pas un scénario remanié comme ces prédécesseurs : La Belle au Bois Dormant du point de vue de Maléfique ou une Blanche Neige vraiment badass. Branagh a pris le parti, certes louable, de coller à l’histoire d’origine que tout le monde connait sur le bout des doigts. Ainsi la pauvre petite Ella perd sa maman qui la comprenait comme personne, très jeune. Puis son cher papa décide de se remarier car il se sent un peu seul avec une femme très classe mais peau de vache et qui est accompagnée par ses deux nunuches de filles, Anastasie et Javotte. Comme Ella n’a pas assez souffert dans la vie, elle perd à son tour son père et se retrouve seule avec sa belle-mère et ses deux demi-sœurs. Elle va devenir petit à petit la boniche au grand cœur de cette belle maisonnée et le souffre-douleur de tout le monde. Très vite rebaptisée « Cinderella », elle garde quand même sa bonté d’âme et sa bravoure – comme lui avait demandé sa défunte maman . Evidemment tout bascule quand elle rencontre le prince charmant lors d’une petite course poursuite à cheval – où au comble de la gentillesse elle demande au prince de ne pas tuer le cerf qu’il chasse car celui-ci a envie de vivre d’autres aventures . Elle est sympa quand même Cendrillon, non?

 

 

Bon le scénario est léger, alors pourquoi payer une place de ciné pour un film vu et revu ? Parce que Kenneth Branagh a fait un vrai  « beau » film. Esthétiquement parlant ce Cendrillon est ébouriffant. Tout est étudié pour en mettre plein les yeux aux spectateurs et le contrat est largement rempli. Les couleurs sont surprenantes et prennent le dessus sur le reste. Dès le début du film, le vert des paysages tranche avec la blondeur d’Ella et de sa mère par exemple. L’effusion de couleurs explose au moment du fameux bal. Toutes les robes, les costumes ou les décors sont magnifiques et très travaillés. Et c’est ici que l’on retrouve le fantastique de ce conte de fée. Le film est parfait d’un point de vue visuel. Les pointes d’humour ici et là, étoffent égalementle métrage – qui n’aimerait pas voir Lucifer, le chat, se faire ridiculiser par les petites souris ou encore les demi-sœurs de Cendrillon se conduire comme de parfaites idiotes? –. Comme tout Disney qui se respecte, il doit également y avoir un peu de magie et cet opus ne déroge pas à la règle. Les effets spéciaux sont réussis sans être trop ostentatoires, on apprécie la mesure.

 

 

Alors ne nous mentons pas, tout est très cul-cul la praline et dégouline de bons sentiments. On aurait presque envie que Cendrillon / Ella prenne son balai et s’en serve pour cogner sur ses demi-sœurs ou sa belle-mère, au choix. Le réalisateur se défend en indiquant qu’il a voulu donner à son héroïne une personnalité plus combative et moins faible que dans le dessin animé. Hormis une mini crise de nerf où elle part à cheval ou quelques réparties faites au prince charmant, cette Cendrillon n’a pas beaucoup plus de charisme que l’originale. Maintenant Lily James fait le job et incarne une vraie princesse de conte de fée, telle qu’on les connait. Elle est fraiche, désinvolte et ingénue. Richard Madden a quitté sa barbe, son manteau de peaux de Game of Thrones et donne corps au prince charmant, Kit de son petit nom. Et ils nous font rêver tous les deux, ils sont beaux, loyaux, parfaits, les adjectifs ne manquent pas. On aurait tout de même aimé que Robb Stark garde son look de King in the North, parce que le caleçon moulant c’est pas top. Cependant, les acteurs secondaires sont bien plus charismatiques. Cate Blanchett en marâtre infâme est excellente, on ne peut s’empêcher de la détester tout en la craignant un peu… Helena Bonham Carter, Stellan Skarsgard, Ben Chaplin ou Hayley Atwell : tous incarnent leur personnage à la perfection. Mention spéciale aux deux sœurs : Holliday Grainger et Sophie McShera. Le mélange d’acteurs confirmés et d’inconnus est donc très réussi.

 

 

Les amoureux d’histoires romantiques pleines de bons sentiments, sortiront émerveillés de ce film. Les autres se seront peut-être consolés par la beauté du métrage. Kenneth Branagh n’a pas révolutionné le mythe de Cendrillon, mais livre un conte agréable. Et puis un peu de douceur dans ce monde de brute fait du bien.  On attend maintenant le traitement qui sera fait aux prochains classiques Disney : Pan sortie prévue cet été , La Belle et la Bête ou encore Dumbo par Tim Burton. 

Auteur : FLORA

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