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Critique Chain Letter

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Vous vous souvenez de 7eventy 5ive ? Le catastrophique slasher emballé avec un je m’en-foutisme aigu sur un fond de jeu téléphonique malsain ? Pour ceux qui ont eu la malchance de devoir le subir de bout en bout, l’un de ses deux réalisateurs – Deon Taylor – a lâché son coéquipier et revient sur le devant de la scène avec un tout nouveau slasher : Chain Letter. Ayant un faible pour les purs produits DTV destinés à rassasier les moins exigeants d’entre nous, Deon Taylor remet le couvert et nous propose ici un métrage tout aussi bâclé et mauvais que sa première réalisation en misant entièrement sur les effets de style et ses meurtres violents. A quoi bon un scénario, une direction d’acteur et un peu d’imagination ? On se le demande.

 

 

 

Plus prompt à s’engouffrer dans des brèches ouvertes depuis belle lurette par le genre, Deon Taylor ne parvient non seulement pas à réutiliser ces codes dans la bonne direction, mais il s’entoure une nouvelle fois de deux acolytes pour pondre un scénario des plus chaotiques. Tout comme pour son premier long métrage, il jette son dévolu sur un moyen de communication destiné à être le socle narratif de son long métrage. Des adolescents reçoivent par mail l’une de ces fameuses chaînes du genre : Si vous ne transférez pas cet email à 3265 amis, 7 ans de malheur s’en suivront. Seulement ici, s’ils ne transfèrent pas le mail, le fautif trouvera la mort. Une approche plus radicale qui nous fera réfléchir à deux fois avant de supprimer le prochain email que l’on recevra ? Que l’on se rassure, rien de tel. En effet, le ridicule n’a jamais fait de mal à personne, et Chain Letter l’a bien compris. Le nombre de pellicules utilisant le téléphone ou internet comme un élément destructeur ne se comptent plus, mais il est vrai que vu le nombre de chaînes que nos chers contacts se plaisent à nous transférer, il est intéressant de voir qu’un film tente de s’attaquer à ce phénomène mondial. Selon le réalisateur, c’est une suggestion qui lui a été faite à maintes reprises, l’occasion pour lui de se jeter à l’eau.

 

 

Sur un fond pseudo moralisateur sur les dangers de la technologie couplé à une critique d’une jeunesse accrochée à leur téléphone et collée aux écrans d’ordinateurs, Chain Letter est avant tout un slasher pur et dur dont le message sous-jacent n’est qu’un prétexte à provoquer un enchaînement de meurtres plus ou moins réussis. Avec un tel concept, Deon Taylor avait de quoi délivrer une bonne petite bande de tension. Mais aussitôt que le film rentre au cœur du sujet, le tout s’enfonce au plus profond de la médiocrité. Quelques bonnes idées parsemées tout de long se retrouvent totalement avortées et l’ensemble tente vainement de retomber sur ses pieds. Non seulement, Chain Letter détenait de quoi livrer un beau spectacle, mais il met aussi en scène un vrai vilain, le Chain Man, dont le potentiel équivalait aisément celui de The Collector de Marcus Dunstan. Sous exploité et finalement bien loin du charisme de celui cité précédemment. On sent d’ailleurs une influence sawesque qui plane de bout en bout mais seuls les mauvais gimmicks de mise en scène semblent avoir été retenus. Comme lorsqu’un des personnages supprime son mail. Suite à ça, aucune surprise quant à la prochaine victime. Mais quand la série des Destination Finale sait faire monter la pression et rendre son environnement menaçant malgré le fait que le spectateur sait qu’il va arriver quelque chose, Chain Letter agît comme un somnifère.

 

 

Deon Taylor réussit avec ce métrage à embarquer avec lui quelques têtes connues comme Betsy Russel (celle qui joue la femme de Jigsaw), Nikki Reed (Twilight), Brad Dourif (H2, Dune), Noah Segan (Dead Girl) ou encore Keith David (Platoon). Bref, de quoi rassurer sur la jaquette. Seulement, même si certains d’entre eux savent faire de bonnes choses, la direction d’acteur est totalement inexistante et le casting est en roue libre livrant ainsi des performances inégales. On peut remercier tout de même l’équipe des effets spéciaux qui nous offre un spectacle plaisant. Après s’être enfoncé dans les bas-fonds scénaristiques et laissé le spectateur loin derrière, Chain Letter s’empresse d’en finir à l’aide d’un dénouement expéditif et surtout un final en queue de poisson. Certaines scènes ont-elles été rajoutées pour étirer la pellicule ? Ça en a tout l’air. A force de vouloir en faire des caisses dans la forme – ambiance clipesque et meurtres sanguinolents –, le réalisateur et ses scénaristes en ont tout simplement oubliés de faire un film. Un presque scénario, de la presque tension, un presque jeu d’acteur, des presques personnages et dix ans de retard au compteur, Chain Letter – tout comme 7eventy 5ive – est le genre de film qui ne fait que conforter les détracteurs du cinéma d’horreur dans leurs aprioris.

 

 

Raté de bout en bout, seuls les effets spéciaux méritent un bon point. Pour le reste, Chain Letter a tout faux. Avec l’envie de surprendre son spectateur comme de se pendre, Deon Taylor se dirige dans la mauvaise direction. Et ce n’est pas l’association avec Jamie Foxx pour leur société de production No Brainer Films qui va le sauver du naufrage. Slasher banal et sans intérêt, Chain Letter mérite un coup d’œil au trailer, tout au plus.

Auteur : TIBO

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