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Critique Chair de Poule

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R. L. Stine est le Stephen King pour enfants. Si ce dernier se spécialise dans un premier temps dans les romans humoristiques, l’auteur s’orientera par la suite vers le registre de l’épouvante gentillette et fait depuis lors preuve d'une productivité record. Les gamins des nineties auront pour une écrasante majorité parcourus les pages de l’une ou l’autre de ses nouvelles, pour la plupart étiquetées « Chair de Poule » sur le territoire français. Stine y utilisait les grands ressorts du cinéma d’épouvante, quelques personnages emblématiques – la momie, les vampires, zombies et autres monstres divers – à la sauce Bibliothèque Verte. Pas de quoi défriser les parents, mais suffisamment pour titiller les peurs enfantines des pré-ados, population cible particulièrement friande de petits frissons jusqu’alors inconnus. Doté d’un budget maousse-costaud, le film Chair de Poule évite pour sa part le piège de l’adaptation littérale pour se présenter comme un divertissement familial plutôt original.

 

 

Le raz de marée Chair de Poule avait déjà donné lieu à une déclinaison « live » via une amusante série télévisuelle. Assez bien fichu, le programme proposait notamment des adaptations des romans les plus emblématiques de la franchise – Le Pantin Maléfique, Le Loup-Garou des Marécages ou La Malédiction de la Momie – et aura notamment offert leurs premiers rôles à quelques acteurs aujourd’hui reconnus. Rob Letterman et ses scénaristes abordent pour leur part l’exercice comme un hommage au travail de R. L. Stine, le film s’articulant autour d’un élément déclencheur plutôt fun pour s’imposer comme une comédie décérébrée à base de gros monstres. Zack, un adolescent dont le père vient de décéder, emménage avec sa mère dans une petite ville paumée en plein cœur de l’Amérique profonde. Ce dernier fait rapidement la connaissance d’Hannah, une voisine pétillante qui lui fait découvrir les environs. Zack ignore cependant que son unique parent,  un étrange et taciturne personnage, n’est autre que R. L. Stine. Lorsqu’il s’introduit chez Hannah après avoir entendu des cris, le jeune homme ouvre l’un des manuscrits de Stine et délivre accidentellement les monstres crées par l’imagination débordante de l’auteur. Ces derniers vont déferler sur la ville, menés par l’horrible et iconique pantin Slappy.

 

 

Le Chair de Poule version 2015 n’a plus grand-chose de flippant, même pour les gosses. Rob Letterman privilégie une approche résolument trans-générationnelle, ce dernier livrant un métrage à la « Jumanji » dans lequel petits et grands trouveront un petit moment d’évasion simple et sans prétentions. Si les plus jeunes s’amuseront des situations comiques en cascade, de l’inévitable zeste de romance entre les deux adolescents et des destructions spectaculaires engendrées par les indénombrables bestioles, les désormais trentenaires aborderont probablement le métrage avec une nostalgie qui en renforce indiscutablement l’intérêt. Letterman s’appuie à ce titre avec brio sur le travail de Stine en bardant son travail de références subtiles et d’un humour appréciable – la fameuse comparaison entre l’auteur et Stephen King, le caméo de Stine –, tout en donnant parallèlement vie aux meilleurs monstres de l’univers Chair de Poule. Le film se déroule à ce titre comme un véritable roller-coaster délirant et pétaradant à base d’effets spéciaux qui en envoient plein la tronche. Grand-guignol, fun à souhait, souvent crétin et totalement inoffensif, Chair de Poule est un parfait petit métrage de noël.

 

 

Le choix de Jack Black dans le choix de R. L. Stine est appréciable. Le bonhomme s’empare du rôle avec son habituelle exubérance, et confère au métrage un côté « too much » qui colle cependant assez bien à l’improbabilité du scénario. Black grimace et en fait des tonnes derrière ses grosses lunettes, mais la pilule passe – cette fois –  plutôt bien. Film familial oblige, ses acolytes restent plutôt transparents mais devraient marquer des points auprès des pré-ados. Côté réal’, Rob Letterman ne déborde jamais du cahier des charges et livre un pur film de commande. Ce dernier dilapide son gros budget à bon escient et mise sans surprise uniquement sur les effets spéciaux. Difficile d’en attendre plus pour ce genre de produit.

 

 

Chair de Poule est une sucrerie mièvre mais amusante qui réveillera une foule de bons souvenirs. Le cinéaste Rob Letterman remplit à ce titre pleinement son objectif : celui de ratisser large en proposant un produit de divertissement pour petits et grands. Pas inoubliable, mais assez cool.

 

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korku 30-06-2016
c un sous jumanji avec des personnages moins attachant .

 

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