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Critique Christmas Evil

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Premier et unique long métrage de Lewis Jackson, Christmas Evil You Better Watch Out pour son titre d’origine –  est sorti au tout début des eighties quelques années avant le film qui fît son petit scandale sur les écrans, Douce Nuit Sanglante Nuit de Charles E. Sellier Jr. Mais le métrage de Lewis Jackson ne joue pas tout à fait dans la même cour. Celui-ci ne se tourne pas vraiment vers un slasher conventionnel comme pourrait le laissé penser  son synopsis ou sa jaquette plus ou moins mensongère, mais c’est avant tout sur un drame personnel et la déchéance d’un homme que Christmas Evil construit son argument. Cependant, Lewis Jackson livre ici un film décousu manquant cruellement de cohésion et de consistance pour s’approprier son sujet, aussi intéressant soit-il.

 

 

Pour les blasés de Noël, de tous ces cadeaux, de sa musique entêtante et de toutes ces lumières à chaque coin de rue, le cinéma de genre mettant en scène un Santa Claus vicieux et méchant est bon moyen de trouver un peu de distraction. Mais Christmas Evil n’est pas là pour en mettre plein la vue ou pour faire profiter d’un massacre de vilains bambins. Un soir de réveillon, le jeune Harry surprend le père noël – qui n’est autre que son propre père déguisé – entrain de forniquer avec sa mère. Traumatisé par les évènements, Harry grandit dans l’obsession de cette fête travaillant même dans une fabrique de jouets et faisant des rapports sur les gentils et méchants enfants de son quartier. Un jour, déguisé en père noël et alors qu’il tente de faire le bien, Harry va perdre totalement pied et sombrer dans une folie meurtrière. Le métrage de Lewis Jackson n’est donc pas un slasher à proprement parler. Même si l’on retrouve différents éléments attachés au genre, cet aspect est rapidement relayé au second plan pour se centrer sur son personnage principal. D’ailleurs, Lewis Jackson ne semble pas vraiment savoir sur quel pied danser, le scénario est très décousu et de nombreux éléments se retrouvent inexploités ou mis de côté bien trop rapidement. Si Christmas Evil a le mérite de se différencier légèrement au sein de cette vague prolifique de slashers née suite à la sortie d’Halloween de Carpenter,  cela n’en pas fait pas pour autant une pellicule réussie.

 

 

Le principal problème du film réside dans une trame narrative chaotique résultant en partie d’un montage le plus souvent désastreux. On passe régulièrement de plans en plans avec une cohésion plus que douteuse et une bande son qui ne semble pas toujours bien dans les rails. Cet aspect approximatif empêche Christmas Evil d’affirmer tout son potentiel à tel point que l’on dirait parfois que plusieurs réalisateurs ont mis bout à bout leur propre version du film. La mise en place est très longue d’autant que de nombreuses scènes auraient pu être passées sous silence. On sent clairement le manque d’expérience de Lewis Jackson. Cependant, là où le film réussit son coup, c’est au niveau de sa critique sociale sur la désacralisation de noël pour la transformer en une fête commerciale financièrement prolifique. C’est à travers son personnage principal, Harry, représentant les valeurs traditionnelles de noël, que le film expose sa satire. Il va se battre contre ceux qu’il considère comme irrespectueux envers cette tradition. De son point de vue, il accomplit ce qu’il pense être juste et va faire face à l’incompréhension de son entourage adulte, proche comme étranger. L’interprète Brandon Maggart ne fait pas toujours d’étincelles mais lorsqu’il enfile le costume de son idole, il devient alors très convaincant et joue son rôle à fond, de quoi donner un peu de relief à son personnage qui devenait légèrement bancal.

 

 

Alors qu’il souhaite devenir, pour une nuit, le héros des enfants en endossant le déguisement du père noël, il va se mettre à dos la totalité de la ville suite à ses pulsions incontrôlées et va se retrouver poursuivi comme on chassait les sorcières, flambeaux en main. Sa sortie lors de la vague de films tout comme lui en rapport avec des périodes précises de l’année – Black Christmas, Vendredi 13, Halloween – lui a valu d’être immédiatement catalogué de slasher. Mais Christmas Evil est majoritairement un drame. Le boogeyman n’en est pas un, les meurtres n’arrivent que tardivement et ne rassasieront pas les plus gourmands. Ils restent anecdotiques et surviennent dans le désintérêt le plus total. Le premier et unique film de Lewis Jackson accumule beaucoup trop de maladresses pour traiter convenablement son sujet, ce qui est d’autant plus dommage que celui-ci pouvait s’avérer passionnant.

 

 

Ceux qui cherchent autre chose qu’un père noël assoiffé de sang coursant des habitants, Christmas Evil est une bonne alternative. Pellicule obscure et peut-être injustement méconnue, il faudra tout de même une sacrée dose d’indulgence pour se laisser embarquer de bout en bout.

Auteur : TIBO

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