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Critique Skull : Laid To Rest 2

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Artisan chevronné en matière de maquillages sanguinolents, Robert Hall s’est aujourd’hui bâti une petite réputation au sein de l’industrie gore et fantastique. Habitué aux tournages vidéo dotés de budgets étriqués – Une Nuit en Enfer 3 : La Fille du Bourreau, House of the Dead 2 –, le cinéaste a développé un certaine habilité à concevoir des effets visuels bricolés avec quelques bouts de ficelle. Un savoir-faire que ce dernier avait su mettre en pratique sur Laid To Rest, slasher-movie décérébré mais relativement fendard en matière de gros rouge qui tâche. Une qualité qui n’empêchait pas le métrage de sombrer dans une navrante bêtise, l’ensemble restant suffisamment mal fagoté pour se démarquer des multitudes de projets vidéo du dimanche soir. Relativement apprécié pour le look ultra-efficace abordé par son psycho-taré de rigueur, Laid To Rest bénéficie sans surprise d’une première séquelle chargée d’installer la franchise dans le temps. Bien qu’anecdotique, Skull : Laid To Rest 2 parvient cependant à embellir une majeure partie des défauts du premier opus. 

 

 

Côté scénario, Robert Hall ne couche rien de surprenant. Skull : Laid To Rest 2 reste sévèrement inscrit dans la veine slasher, et relègue une nouvelle fois cet élément au vestiaire. Hall se risque pourtant dans un pseudo-enrichissement de son intrigue initiale. Bien que cramé à l’acide sulfurique jusqu’au cerveau, ChromeSkull est récupéré par un étrange commando qui se charge très vite de le remettre sur pied. Mais derrière l’ombre du tueur se cache une véritable société, menée par un fanatique obnubilé par l’aura du tueur masqué. Une psychose qui le pousse très vite à revêtir la défroque de ChromeSkull. Si Laid To Rest ne racontait strictement rien, sa suite essaye donc d’apporter quelques éléments de réponse sur les agissements du tueur. A première vue légèrement plus consistant que le premier volet, le scénario de ce Skull : Laid To Rest 2 navigue pourtant dans le n’importe-quoi le plus total. A peine plus crédible que les ridicules derniers volets de la saga Saw, le métrage de Robert Hall cumule les imbécilités avec une rare maestria. Un gang d’employés à sa solde, une fraiche jeune fille chargée de lui prodiguer des soins – voire plus si affinités –, des locaux attitrés, ChromeSkull mène une entreprise florissante. Parfaitement débile. Le déroulé général est à l’avenant.

 

 

Rien de bien nouveau sous le soleil. Skull : Laid To Rest 2 s’abandonne dans un relatif marasme. Pire, le métrage de Robert Hall botte en touche son unique atout, le psychopathe. Absent pendant la quasi-totalité du film, ChromeSkull est ici maladroitement remplacé par un usurpateur – Brian Austin Green –, personnage aux motivations troubles. Si l’idée reste intéressante, Skull : Laid To Rest 2 relègue presque son protagoniste principal au second plan tant le tout focalise sur le personnage de Preston, omniprésent et la plupart du temps à visage découvert. Le croquemitaine perd de ce fait toute aura, malgré un retour attendu à l’occasion d’un final gorissime au possible. Tourné dans une ridicule poignée de décors – un hangar, une chambre, quelques bureaux –, Skull : Laid To Rest 2 témoigne d’une rythmique chiantissime et d’une inévitable répétitivité. Le jeune Tommy – Thomas Dekker – est pris en chasse par la bande de ChromeSkull, désireuse d’effacer les traces du tueur. Point. Skull : Laid To Rest 2 se limite au strict minimum, le script initial restant uniquement prétexte à justifier quelques mises à mort sanguinolentes de plus. Hall témoigne pourtant sur ce point d’une plus grande parcimonie à lorgner vers le carnage de rigueur, seul véritable point fort du premier volet. Si son travail s'avère assez poussé en matière de brutalité frontale, les meurtres restent plus rares que par le passé. Dommage, le cinéaste témoignant d’une inventivité assez osée en la matière.

 

 

Les maquillages se montrent une nouvelle fois relativement poussés. Expert du latex et autres trucages visuels, Robert Hall livre un petit chapelet de séquences craspec et bien ficelées. Une violence assez douloureuse, le cinéaste restant obsédé par les mutilations des visages. Techniquement, Skull : Laid To Rest 2 se montre de plus bien mieux ficelé que son prédecesseur. Exit l’épilepsie gerbante et le montage dégueu du premier opus, Robert Hall livre un film regardable. Si le tout ne s’affranchit aucunement d’une esthétique de pur produit vidéo fauché – la direction photo, absolument immonde –, le métrage reste lisible même dans ses séquences mouvementées. Loin de s’avérer exempte de défauts, la réalisation de Robert Hall fait enfin mention honorable en tapant dans la sobriété. Une bonne approche télévisuelle. Mené par un Thomas Dekker – Freddy : Les Griffes de la Nuit, Kaboom – charismatique malgré le manque d’épaisseur de son rôle, Skull : Laid To Rest 2 présente également un casting plus que correct. Exception faite de Brian Austin Green, bad-boy tête à claque relativement horripilant. La mignonne Danielle Harris se limite pour sa part à un rôle de second-couteau anecdotique, apparaissant de ci et là à l’occasion de quelques interventions dispensables.

 

 

Si le premier volet se montrait catastrophique en tous points, Skull : Laid To Rest 2 parvient à présenter quelques qualités. Le tout reste parfaitement débile – le scénario fait une nouvelle fois preuve d’une abyssale connerie –, mais défile sans véritablement susciter l’effroi visuel. Pourquoi pas.

 

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