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Critique Chroniques de Tchernobyl

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Géniteur de l’un des films les plus lucratifs de ces dernières années et soutenu par quelques grands noms du cinéma, Oren Peli s’est rapidement reconverti comme le producteur du moment. Bien qu’indiscutablement débrouillard – le fameux Paranormal Activity n’aura couté que 15 000 dollars, pour les retombées que l’on connait –, ce dernier reste en effet relativement discret côté réalisation, mais contribue aujourd’hui à monter divers projets horrifiques. Peli surveille à ce titre le développement de sa franchise, mais s’autorise par ailleurs l’écriture de métrages vendus sous l’étiquette d’une certaine forme de cinéma-vérité. Si Chroniques de Tchernobyl se profile comme un projet un brin plus ambitieux, son géniteur lui confère volontairement une approche similaire à ses propres travaux. Tout en confiant le projet entre les mains de Bradley Parker, yes-man qui signe avec cette première réalisation en forme d’arnaque commerciale un parfait duplicata du style Paranormal Activity.

 

 

Contrairement aux précédents scripts d’Oren Peli, Chroniques de Tchernobyl avance une base relativement intéressante. Etrangement non exploitée jusqu’à présent, l’idée qu’une certaine forme de vie aurait pu survivre aux alentours de la centrale nucléaire offre à Parker et Peli un point de départ propice à un développement mystérieux et entrainant. Six jeunes vacanciers en quête de sensations font ici appel à une « agence de tourisme de l’extrême », chargée de les conduire au cœur de Pripyat, ville évacuée dans la précipitation suite à l’explosion du réacteur nucléaire. Piégés dans une cité fantôme, le petit groupe découvre sans surprise qu’ils ne sont pas seuls. Emballé dans un contexte à la fois post-apocalyptique et ultra-réaliste, Chroniques de Tchernobyl semblait se profiler comme une expérience cinématographique similaire aux montagnes russes dessinées par la franchise [Rec]. Oren Peli retombe pourtant dans ses pires travers, en couchant sur papier un scénario affreusement inconsistant. Au-delà d’un pitch aguicheur, son travail reste en effet d’une affligeante banalité. A l’instar de Paranormal Activity, Chroniques de Tchernobyl tourne à vide. Les quelques personnages se baladent de ci et là, font des blagues, sursautent à des bruits de portes et se voient occasionnellement attaqués par des animaux errants pseudo-mutants. Passionnant.

 

 

Chroniques de Tchernobyl parvient à dérouler près de soixante minutes de promenade dénuées de tout rebondissement. Parker et Peli laissent leurs personnages vaquer sans véritable objectif au cœur d’une ville abandonnée, décor certes relativement immersif mais redondant. Rapidement brossé, l’aspect survival s’avère rapidement gonflant au vu des ridicules menaces – un ours, des loups et des poissons – auxquelles sont confrontés une bande d’adolescents crétins. Le cinéaste et son scénariste laissent malgré tout évoluer leur métrage en intégrant les véritables habitants des lieux au sein de l’intrigue en fin de course. Trop tard. Passé un interminable et soporifique prologue, le binôme expédie de plus ses nouveaux éléments en deux trois coups de cuillères à soupe. Chroniques de Tchernobyl passe en effet soudainement la seconde sans prendre le temps d’installer un semblant de tension ou d’enjeu dramatique. Tous les personnages se voient dézingués à la vitesse de l’éclair par une horde de mutants dont on aperçoit tout juste deux touffes de cheveux irradiés et quelques boursouflures difformes. Le tout emballé dans une réalisation infâme chargée de répliquer point par point l’esthétique found-footage.

 

 

Chroniques de Tchernobyl n’est pas un morceau de péloche capturé par les protagonistes du film. Peli en conserve pourtant l’approche, en chargeant son poulain de mettre en boîte un faux-documentaire tremblotant. Un style visiblement davantage contraint par des raisons budgétaires que par de réelles prétentions artistiques. Capturé vite-fait bien-fait, monté sans soin particulier, Chroniques de Tchernobyl profite de la fausse excuse « document trouvé » afin de justifier un emballage minimaliste à peine digne d’un projet vidéo. La réalisation de Bradley Parker est à ce titre impersonnelle au possible. L’artisan se limite à livrer un métrage bardé d’effets pénibles et déjà-vu, bien que son travail demeure un brin plus agréable que celui de son mentor sur Paranormal Activity. Parker bénéficie cependant pour une fois d’une véritable distribution. Réunissant derrière la caméra quelques visages connus du genre – Jonathan « Vendredi 13 » Sadowski, Nathan « Wolf Creek » Phillips ou encore Ingrid « Cold Prey » Bolso Berdal –, Chroniques de Tchernobyl s’épaule d’un casting de jeunes loups relativement convaincant. Fait assez rare pour un projet rattaché à la récente vague de found-footages torchés par-dessus la jambe. Un bon point.

 

 

Si Chroniques de Tchernobyl semblait avoir quelques cartes à jouer, le nouveau projet d’Oren Peli se limite une nouvelle fois à une idée restée au stade embryonnaire. Plat et creux, le travail de Peli et Parker surfe sur un effet de mode déjà daté et se profile davantage en pur produit commercial que comme le grand frisson annoncé. Nul.

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