film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Cloud Atlas

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Quand les frères Wachowsky et le multitâches allemand Tom Tykwer s’unissent pour la réalisation d’un long-métrage, on ne sait pas trop à quoi s’attendre, surtout lorsque le film en question est tiré d’un roman de David Mitchell considéré par la critique comme étant un chef d’oeuvre. Les créateurs de Matrix tentent ici de retrouver leur succès perdu depuis leur trilogie débutée il y a maintenant treize ans. Et clairement, on est ici plus proche d’un Matrix que d’un Speed Racer. Un retour aux sources appréciable ?

 

 

Commençons par poser les bases du concept de cette production un peu atypique. En effet, Cloud Atlas, ou Cartographie des Étoiles en bon Français, nous transporte dans six scénarios, périodes et histoires à travers les yeux d’une panoplie d’acteurs incarnant chacun un personnage différent dans chacune de ces dites périodes. On passe donc constamment d’un espace temps à un autre, d’une ambiance à l’autre, des années 20 où un musicien tente de percer tant bien que mal dans l’optique de devenir un grand compositeur de classique, à la barmaid d’une néo-Corée qui se trouve être en fait un robot dans une société complètement aseptisée 150 ans après notre ère. Une mixité à risque qui va probablement en dérouter plus d’un. Le fait que l’on retrouve les mêmes acteurs aux diverses époques, dans des rôles complètement différents, donne un aspect ludique au film. Vous serez même très surpris au générique de fin lorsque vous verrez tous les acteurs dans leurs rôles respectifs. Chaque partie représente un genre, comédie, science fiction, thriller et même romance. Un savant mélange plein de clichés mais qui se veut très équilibré au final. A savoir également que le tournage a été séparé en deux, les frères - ou soeur depuis le changement de sexe de Larry Wachowsky, que l’on nommera désormais Lana - Wachowsky s’occupant de trois des six histoires, et Tykwer des trois autres, le tout tourné en seulement deux mois, respect.

 

 

Certains personnages resteront dans les esprits tellement ils transpirent la classe, comme les cannibales, tandis que le casting fera le reste du job - Tom Hanks, Halle Berry, Hugh Grant, Jim Broadbent, Doona Bae etc. -, du gros chèque quoi. Cloud Atlas vous rendra schizophrène, hésitant entre crier au génie devant tant de créativité et de maîtrise, et maudire certaines mièvreries inconvenues. Reste que le tout donne une sensation incroyable de profondeur en abordant une palette de thèmes fort comme la vie, la mort, la renaissance, l’amour, l’évolution, la passion et surtout l’humanité dans sa globalité. Il est d’ailleurs intéressant de voir la vision futuriste du film où les hommes ont énormément évolué technologiquement mais si peu en termes de civisme, ou du moins d’une bien triste manière. Au final, ce dont souffre le plus le film, c’est d’apporter un objectif flou. Tous les personnages sont sensé être reliés les uns aux autres mais on distingue difficilement comment vont se rejoindre les buts de chacun et l’on a plus l’impression de regarder six courts métrages liés seulement par certains symboles.

 

 

Côté réalisation, vous aurez compris qu’on est devant du très lourd. Le film est beau, un très gros travail ayant été abattu dans tous les domaines, image, costumes, maquillages et sons. La musique composée par Tom Tykwer himself fait honneur à l’ambition du film. A sa moitié, le long métrage prend des allures de film d’action, tout devient très rythmé et la musique fait pression sur vous sans cesse à partir de ce moment. Résultat étant que même si parfois il ne se passe pas grand chose, vous fatiguez au fur et à mesure de l’avancement car la musique vous tabasse le crâne. On reste tout de même admiratif devant cette richesse et devant les risques pris de mêler tous ces univers.

 

 

Cloud Atlas fait actuellement un gros bide aux Etats-Unis et n’est nominé dans aucun festival. Injustice tant il regorge de profondeur et de sujets variés. Réalisé et monté à la perfection, il apporte aussi de nouveaux questionnements sur le futur de l’humanité avec une approche très intéressante. Il faut néanmoins tenir le coup durant les 2h45 que propose le film et faire face à un manichéisme parfois très limite. On passe malgré tout un très bon moment, ne vous fiez pas à l’affiche, vous êtes en présence d’un grand film grand public aux différents niveaux de lecture.

Auteur :

Critique vue 3792 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 58-2

Votre réponse :

tonton 09-03-2013
Un film unique et foisonnant, comme seuls peu d'auteurs peuvent mener à bout.
Merci aux Wachowski - et pas y !- et à ALADORE pour sa critique

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction