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Critique Cold Prey 3

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Enorme succès en Norvège, la saga Cold Prey aura étrangement connu une réelle difficulté à conquérir les marchés étrangers. Particulièrement apprécié des aficionados, les deux premiers opus se seront pourtant taillés un petit début de reconnaissance en festivals ainsi qu’en vidéo. Bien que non exempts de défauts, les films offraient une parfaite vision du slasher nouvelle génération. Moins crétin, plus brutal, l’ensemble se calquait alors sur une nouvelle vision du cinéma Américain en la matière – les Halloween du redneck Rob Zombie – mais parvenait malgré tout à conserver une certaine originalité en s’enrobant d’un cachet typiquement Européen. Shooté par un cinéaste inconnu, Cold Prey 3 sombre pourtant dans les pires travers.

 

 

Dans la fond, Cold Prey 3 respecte à la lettre les fondements du slasher-movie. Casting entièrement revu, nouveau réalisateur, le métrage ne conserve son affiliation à la franchise que via son psycho-killer. Pour le reste, Mikkel Braenne Sandemose base son déroulé sur des faits entièrement nouveaux. Et en profite par la même occasion pour user d’un subterfuge scénaristique usité jusqu’à la corde. Articulé sous le schéma d’une préquelle, Cold Prey 3 lorgne vers les épineux chemins empruntés par une écrasante majorité de franchises Américaines – Vendredi 13, Massacre à la Tronçonneuse, Halloween – ces dernières années. Un choix casse-gueule par excellence, souvent propice à patauger dans un pathos risible auquel le métrage de Braenne Sandemose n’échappe à aucun moment. Pour un temps cependant. Rapidement déballée, la partie s’attardant sur l’enfance du tueur des montagnes est heureusement traitée par-dessus la jambe. Car si Cold Prey 2 s’évertuait à singer les grandes lignes du Halloween 2 capturé par Rick Rosenthal, ce troisième opus tire partiellement son inspiration du remake de Rob Zombie. A la différence près que Braenne Sandemose expédie le tout en deux coups de cuillère à soupe, revisitant avec un « je m’en foutisme » alarmant les pires clichés inhérents au registre. Enfance malheureuse, maltraitances diverses, isolement et perte de la parole progressive, le jeune tueur de Cold Prey 3 traverse les épreuves habituelles jusqu’à l’inévitable parricide. Le tout combiné à un physique peu enviable, ultime détail qui ne confère pourtant en rien au métrage un quelconque aspect sensitif.

 

 

Particulièrement light sur le développement, le film loupe complètement son objectif et se profile comme un métrage à peine plus intéressant qu’une suite lambda. Passé le retour en arrière de vigueur – quinze minutes montre en main –, Cold Prey 3 se calque en effet sans surprise sur le modèle habituel. Adolescents imbéciles, croquemitaine indestructible, courses dans les bois, meurtres régulièrement parsemés de ci et là, Braenne Sandemose fait ici preuve d’une telle prévisibilité que l’ensemble ne décolle jamais véritablement. Chiantissime et lourdingue sur toute la ligne, Cold Prey 3 souffre des mêmes carences scénaristiques que ces prédécesseurs, à la différence près que le métrage ne bénéficie plus d’aucun effet de surprise pour combler ses profondes lacunes. Là ou le cinéaste aurait pourtant pu injecter un ressaut d’intérêt en abordant les origines de son principal protagoniste, ce dernier n’apporte pourtant qu’une inconsistante poignée d’éléments nouveaux. Dommage. Le traitement réservé aux victimes s’avère pour sa part tout aussi rapidement torché. Décimés à rythme régulier, les personnages ne bénéficient que d’anémiques lignes de dialogues, voire d’un pseudo-développement bâclé pour la figure la plus soignée du métrage. Pire, le tout s’autorise un lot d’aberrations assez étonnantes, à commencer par la présence d’un fusil-mitrailleur disposé au sein du nécessaire de camping des adolescents. Ridicule.

 

 

Techniquement, Cold Prey 3 renverse la donne. Bien que foncièrement médiocre dans le fond, le métrage de Braenne Sandemose fait preuve d’un habillage sublime. Tout aussi prompt à emballer le tout avec classe et maitrise, le cinéaste livre un produit à la beauté sombre et irrésistible. Usant des avantages d’un scope raffiné avec maestria, ce dernier inscrit à son travail le cachet propre à la franchise. Lumière ténébreuse et glaciale, réalisation propre et fluide, Cold Prey 3 témoigne d’un classicisme et d’une sobriété qui renvoi directement aux plus belles bandes des eighties. Dommage que le réalisateur se prive des étendues glacées capturées par ses prédécesseurs en inscrivant son film dans la saison estivale, tant les deux premiers opus s’avéraient parfaitement ambiancés. Moins froid et clinique, Cold Prey 3 perd en partie l’aspect envoutant et poisseux de ses prédécesseurs. Un manquement que Braenne Sandemose tente de combler par une brutalité un tantinet plus exacerbée, mais malheureusement inutile par son absence de message ou de finalité. Bien que parfaitement secondaire du fait de l’absence de caractères véritablement creusés, le jeune casting tient par ailleurs parfaitement la route. Un bon point.

 

 

Si le tout témoigne bien de quelques indiscutables qualités, Cold Prey 3 n’échappe à aucun moment aux pièges de la suite inutile. Probablement développée par pur soucis de rentabilité maximum, ce petit film de commande n’apporte clairement rien de neuf à une saga déjà plombée par l’absence de script digne de ce nom. Reste un beau tableau cinématographique. 

 

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korku 09-08-2013
pour moi Cold Prey 1 2et3 sont très réussi

 

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