film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Conan

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Aaah, Conan, icône du cinéma, de la bande dessinée et bien entendu de la littérature. Personnage le plus célèbre et mythe fondateur de l'héroic fantasy, le cimmérien est né sous l'illustre plume de Robert E. Howard. Devenu culte suite aux films où Arnold Schwarzenneger lui prêtait ses traits et aux adaptions en comics, Conan aura également  été maltraité – quelqu'un se souvient-il de la pitoyable série avec Ralph Moeller ? –. Depuis longtemps, Hollywood tentait de prolonger le film culte de John Millius – Conan le Barbare, 1980 – avec un King Conan qui aura pendant plus d'une décennie fait fantasmer les fans. Mais Crom ne veillait pas au grain, il faut croire. Et le Dieu du cimmérien doit être furieux face à ce projet qui vient de tomber sur nos écrans. Conan n'est certes pas intouchable, au contraire, mais il méritait quand même plus de respect que ce Conan 2011, qui lorgne plus du côté de Prince of Persia ou vers Le Choc des Titans.

 

 

Né sur un champ de bataille, alors que se meurt sa mère,  Conan se révèle un adolescent surdoué au combat et fait preuve d'une hargne et d'une dextérité exceptionnelle pour jeune âge. Son village est alors attaqué par Khalar Sing, à la recherche de morceaux d'un masque censé lui donner une certaine puissance et l'aider à ressusciter son épouse. Le père de Conan laisse sa vie dans la bataille, marquant à jamais son fils du sceau de la vengeance. Des années plus tard, les chemins de Conan et Khalar Sing vont se croiser à nouveau. On ne peut pas dire que le scénario casse des briques. Linéaire au possible, basique et accumulant les scènes dignes d'un épisode d'Hercule ou du récent Le choc des Titans, Conan 2011 n'est même pas du niveau de Conan le Destructeur, lui-même médiocre suite du métrage de Milius. Car c'est là tout le souci. On peut ignorer cet illustre prédécesseur pour juger le Conan de Nispel mais quand on constate qu'il cherche à le citer cela devient difficile. La comparaison ne joue en effet pas en faveur de Marcus Nispel. Ne serait-ce que l'attaque du village censée mettre en exergue la future volonté de vengeance de Conan et qui est reprise bien entendu du film de Milius. Mais là où Milius donnait dans la barbarie et dans l'âpreté, on assiste ici à un massacre mou qui ne s'avérait absolument pas nécessaire, tant le désir de vengeance de Conan ne sera pas ou peu exploité si ce n'est dans une scène extrêmement gore – la meilleure du film d'ailleurs – ou Conan va apprendre à l'un de ses ennemis à se fourrer littéralement le doigt dans l’œil ! 

 

 

Le premier affrontement tant espéré entre Conan et Sing va se révéler d'autant plus ridicule que l'on est bien loin de retrouver le Cimmérien décrit dans les romans ou les comics. Conan est inintéressant au possible et c'est d'autant plus grave que cela ne provient pas de son interprète, seul véritable bon point du film. Ainsi, le scénario cumule quand même un black  sympa, un arabe voleur – mais sympa –, une religieuse au fort caractère et un méchant au look d'opérette. Avouez que cela fait beaucoup pour un seul film. Conan va donc se révéler rapidement ennuyeux car bien trop prévisible, des défauts que la technique n'arrange en rien. Car si la photo et la réalisation de Nispel nous apportent de belles images, cela se révèle noyé dans une 3D des plus sombres qui n'a strictement aucun intérêt pour ce type de film. Pourquoi avoir voulu mettre en post production cet artifice – au demeurant n'occupant, et loin de là, que peu de temps dans le film – qui, au final, dessert fortement le film ?  Question sans réponse. Si ce n'est attirer plus de gogos peut-être.

 

 

Ne surnage donc dans ce quasi naufrage que le très bon Jason Momoa, parfait interprète pour Conan, à la fois hargneux, dragueur, véloce et dont le charisme transperce l'écran. Malheureusement, ses collègues, eux, flirtent avec le ridicule. Principalement le couple de méchants constitués de Sing et sa fille. Pauvres Stephen Lang et Rose Mc Gowan. Si le premier nous avait habitué à bien mieux – Avatar –, la seconde revient à ses dérives télévisuelles des plus pitoyables – Charmed –. A un scénario anémique, il aurait fallu une mise en scène furieuse. Au mieux elle sera agréable à l’œil mais ne sauve en rien ce qui sur le papier ne pouvait l'être, soit presque tout le film. Le souci vient également de la musique – Poledouris ayant mis la barre très haut avec le Conan de Milius – qui se révèle inécoutable et n'apporte rien au film.

 

 

Conan n'aurait jamais du être ressusciter si c'était pour un résultat aussi médiocre. Ses fans doivent lancer des malédictions à tour de bras contre Millenium Films et Nispel d'avoir gâché un aussi grand potentiel. Vu l'échec du film, on se consolera en se disant qu'il n'y aura probablement pas de suite, et on conseillera à Nispel d'arrêter avec ses remakes et de se frotter à des matériaux inédits, si tant est que cela soit mieux car son Pathfinder, esquisse de Conan, laissait présager de ce futur naufrage.  

Auteur : TONTON

Critique vue 5947 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 60+27

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction