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Critique Conjuring 2 : Le Cas Enfield

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Il y a trois ans, James Wan nous présentait l’authentique couple Ed et Lorraine Warren avec Conjuring, qui nous donnait un aperçu de la vie trépidante des époux. Avec Conjuring 2 : Le Cas Enfield, le réalisateur délaisse la campagne verdoyante de Rhode Island pour la banlieue anglaise pluvieuse, où de nouvelles évidences d’une activité paranormale appellent les Warren. Le lieu a changé mais l’enjeu reste le même: combattre les démons sous toutes leurs formes.

 

 

A nouveau, le film s’inspire d’une histoire vraie : celle de de la famille Hodgson, vivant dans la banlieue londonienne de Enfield, victime présumée en 1977 d’un poltergeist maléfique, événement qui fut largement couvert par la presse britannique de l’époque. Une suite d’événements anormaux viennent troubler la tranquillité bien précaire de la famille monoparentale. Très vite, il devient évident qu’une présence malveillante occupe la maison avec eux. Parallèlement, les Warren, depuis la résolution du célèbre cas d’Amytiville - qui ouvre le métrage -, sont eux-mêmes en proie à leurs propres tourments et semblent y voir le signe d’une retraite bien méritée. Mais leurs résolutions sont bien mises à mal une fois informés du cas Enfield, l’appel du surnaturel étant bien difficile à résister. Sans plus de forme, les voilà en Angleterre, dans la maison même des Hodgson, où ils devront faire face à nouveau aux menaces paranormales qui habitent les lieux.

 

 

Avec Conjuring, James Wan avait su faire revivre les films d’épouvante des années 70 et ré-instaurer ce côté old-school si cher aux inconditionnels du genre. Conjuring 2 : Le Cas Enfield prouve qu'il n'a rien perdu de son talent pour créer une ambiance / atmosphère nostalgique. Sa caméra fluide suit l’action et surprend le spectateur. Et surpris, ce dernier le sera. Ce second épisode est riche en tension et sursauts qui sauront mettre à l’épreuve les plus aguerris. Cela de manière d’autant plus jouissive qu’il ne cherche à justifier son propos d’un quelconque second degré malheureusement trop souvent l’apanage des films d’horreur contemporains. James Wan assume le premier degré de son film du début à la fin, ce qui permet aux spectateurs de pleinement profiter du spectacle et de se laisser prendre à cette histoire de possession. Du point de vue technique, le réalisateur sait s’entourer.  Tous les moyens sont mis en oeuvre au niveau des effets spéciaux pour participer à l’efficacité du métrage. Qu’ils soient sonores ou visuels, ils réussissent parfaitement à instaurer l’angoisse et l’épouvante.

 

 

Côté casting, rien à redire. Les époux Warren, Patrick Wilson et Vera Farmiga sont aussi convaincants que dans le premier volet. Ils ont cette force tranquille qui lutte si vaillamment face aux forces du mal. Pour ce qui est de la famille anglaise mise à mal, la fragilité de Frances O’Conner, une mère impuissante face au démon qui semble s’être emparé de sa fille, est particulièrement émouvante. Quant au rôle de la possédée, Janet Hodgson, il revient à Madison Wolfe de lui donner vie. Certes, n’est pas Regan MacNeil qui veut. Cela étant dit, la jeune Madison livre une prestation très convaincante. Elle passe avec une agilité déconcertante du rôle de victime à celui de bourreau pour le plus grand plaisir du spectateur tétanisé. Conjuring 2 : Le Cas Enfield profite donc d’un solide casting, totalement investi, qui participe pleinement à la réussite du projet. Et c’est sans doute à l'occasion de la scène la plus touchante et tendre du métrage - cette reprise à la guitare d’Elvis - que cette cohésion est la plus évidente.

 

 

Conjuring 2 : Le Cas Enfield est plus qu’une suite honorable, elle tient tête dignement à son prédécesseur. Par sa construction scénaristique, cette séquelle distille les scènes d’épouvante crescendo jusqu’à un ultime climax aussi libérateur pour la famille Hodgson que pour le spectateur. James Wan démontre à nouveau son talent de conteur et de cinéaste du genre. Suite ou pas, le réalisateur conserve toute son exigence et met tous ses efforts dans les moyens qu’il met en oeuvre pour livrer un métrage digne de figurer dans les annales du film d’horreur.

 

Auteur : GUILLAUME

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