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Critique Cowboys & Envahisseurs

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Acteur de seconde zone affuté aux comédies familiales sans réelles ambitions, Jon Favreau avait opéré en surprenant volte-face en assurant la réalisation du blockbuster Iron Man. Une adaptation plutôt réussie, offrant à la branche cinématographique de l’entreprise Marvel une confortable emprise sur le box-office. Visiblement cantonné à l’adaptation de comic-book – malgré un Iron Man 2 décevant –, le cinéaste lorgne aujourd’hui vers une bande-dessinée inconnue au bataillon. Annulé suite à l’échec commercial du ridicule Wild Wild West, Cowboys & Envahisseurs s’assure aujourd’hui d’un budget confortable, majoritairement assuré par une belle brochette d’intervenants avisés à la conception de super-productions labélisées SF. Steven Spielberg à la production, Alex Kurtzman – Transformers, Star Trek – et Damon Lindelof – co-créateur de la série Lost – côté scénario, Favreau bénéficie d’un support à la hauteur de son luxueux casting. Mais ne parvient pas pour autant à signer le divertissement attendu.

 

 

Le pitch de départ fleurait bon la série B qui pétarade sans détours. Déjà expérimenté à l’occasion d’Une Nuit en Enfer 3 : la Fille du Bourreau, la fusion western / film de genre avait à cette époque souffert du cruel manque de moyens dont témoignait le métrage de l’inconnu P.J. Pesce. Associée à une bonne dose de fantastique, la mixture semblait ici propice au second degré et à l’humour délirant. D’autant plus que la bobine installe ses fondations scénaristiques sur une idée alléchante. Abandonné en plein désert, un homme gagne une ville austère perdue au milieu de l’Arizona Américain. Un bled misérable qui ne tarde pas à faire les frais d’une mystérieuse invasion extraterrestre, race inconnue à laquelle l’homme semble déjà avoir été confronté. Equipé d’une mystérieuse arme en forme de bracelet, ce dernier ne tarde pas à constituer une petite équipe afin de répondre à la menace alien. Simple et efficace, le scénario de Cowboys & Envahisseurs déroule une construction inscrite dans la plus grande tradition des films de monstres des eighties, Predator et Alien en tête de liste. Le travail de Favreau tente en effet d’en reproduire le suspens, sans pour autant parvenir à un résultat véritablement satisfaisant. La faute à un cruel air de déjà-vu, le mystère conservé autour des fameux monstres pendant l’écrasante majorité du métrage se profilant désormais comme un effet de style exploité par une flopée de films dont la bestiole représente l’unique intérêt – Cloverfield, Super 8 –. Inévitablement, Cowboys & Envahisseurs n’a pas grand-chose de plus à raconter. En résulte un développement chiantissime, à peine relevé par ses nombreuses séquences testostéronées.

 

 

Sans véritable prétention autre que celle de bourriner, Cowboys & Envahisseurs se limite à une castagne explosive entre extraterrestres et humains. Seul le cadre – le far-west – dénote de la formule habituelle, Favreau péchant ici par sa volonté de ratisser large. Doté d’un script geek au possible, Cowboys & Envahisseurs n’ose jamais verser dans le délire et la déconne assumée. Le tout demeure même bien sagement ancré dans une veine grand public et politiquement correcte, exigence empêchant Jon Favreau d’habiller son travail de la moindre parcelle d’originalité. Bien que complètement con dans l’idée, Cowboys & Envahisseurs reste désespérément premier degré. Un choix qui empêche les pourtant très nombreuses séquences d’action de s’imposer véritablement. Le cinéaste se limite en effet bien souvent à tartiner l’écran d’effets spéciaux et d’explosions en tous genres, disséminés entre de longues scènes de marche ou de dialogues inutiles. Cowboys & Envahisseurs en balance certes plein la gueule, mais sans passion ni volonté de divertir autrement que le plus crétinisant des blockbusters Américains. Dommage, d’autant plus que le côté western se montre bien affuté, budget maousse-costaud aidant. Qu’il s’agisse de costumes, trucages numériques, paysages, design des bestioles ou réalisation, Cowboys & Envahisseurs fleure parallèlement l’excellence.

 

 

Cowboys & Envahisseurs est un film sans personnalité. L’un de ces purs produits de commande aux acteurs et au réalisateur interchangeables, aussi bons soient-ils. Car bien que relativement plat, le travail de Jon Favreau témoigne de nombreuses qualités. Superbement shooté, le métrage met à profit ses décors pour se parer d’un emballage nickel-chrome. Une réalisation propre et usant d’un scope agréable, qui ne dérive jamais dans l’illisibilité à l’occasion de ses nombreuses séquences explosives. Fort de son expérience sur les deux volets d’Iron Man, le cinéaste présente un projet léché et techniquement maitrisé. Un savoir-faire qui se répercute dans la direction d’acteurs, impeccable. Difficile de rater le coche au vu de l’immense charisme dont témoigne le monstre Harrisson Ford, savoureux en salopard au grand cœur. Daniel Craig est à l’avenant, ce dernier campant avec brio un personnage plein de contrastes. Si le reste du casting semble un peu en retrait – Olivia Wilde, handicapée par un rôle de semi-potiche –, le talent du binôme parvient presque à rythmer le métrage. Mais ne suffit pas à rendre Cowboys & Envahisseurs véritablement intéressant.

 

 

Mou et répétitif, Cowboys & Envahisseurs peine à s’imposer. Sans doute désireux de s’assurer les grâces des foules, Jon Favreau ignore presque le public geek à qui son travail aurait du s’adresser et balance un cocktail certes sympathique, mais relativement fade. Dispensable.

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