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Critique Cub

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Les films d’horreur Belges sont  rares dans le paysage cinématographique. Le dernier succès en date remonte à Calvaire, sorti en 2004. Fabrice Du Welz, son réalisateur, est d’ailleurs l’un des seuls Belges de renommée dans ce milieu. Il y a bien eu  La Meute, sorti en 2010, mais celui-ci n’a pas été une franche réussite. Autant dire alors que la projection du film Cub du flamand Jonas Govaerts, fait office d’évènement auquel nous nous sommes empressés d’assister.

 

 

Cub - louveteau, dans le sens jeune scout - raconte l’histoire de jeunes scouts - bah tiens - qui décident d’aller camper dans une forêt isolée située en Belgique. Plus précisément côté Wallon. Ce détail sera important pour la suite du récit, et de la critique. Trois jeunes adultes et une dizaine de scouts âgés d’une douzaine d’années vont s’aventurer au mauvais endroit, un bois lugubre truffé de pièges. Le lieu est en plus au cœur d’une légende urbaine selon laquelle un enfant sauvage, doté d’un masque en bois, et assassin nommé Kaï rôde et attaque toute personne qui s’aventure dans cette forêt. Sa forêt.

 

 

Cub n’est ni un slasher, ni un véritable survival, mais s’inspire fortement des deux. Cependant le début suit un schéma relativement classique, jusqu’aux premières péripéties du groupe. On sent la patte des films d’horreur américains avec la mise en place lente… très lente. Au point de craindre que le film soit chiant à mourir. Mais Govaerts a de la ressource et pioche un peu dans plusieurs styles, à en juger par la double menace qui pèse sur les jeunes campeurs. Côté acteurs, personne de connu à signaler au niveau international. Les interprétations sont plutôt justes, notamment celle de Sam, treize ans, incarné par Maurice Luijten. Un personnage que le scénario met d'ailleurs en valeur. Le scout, considéré comme un garçon instable, est finalement le seul à croire à l’existence du KaÏ et s’empressera de le chercher, tout en prenant de gros risques. Des risques qui finiront par payer, mais qui auront de graves conséquences sur l’évolution du garçon, physiquement et psychologiquement. Par contre, il y a également du moins bon, à l’image des deux jeunes Wallons, donc Francophones, obligés de passer pour des racailles de campagne complètement idiots. Sans oublier le gendarme qui a du mal à tenir sur sa ridicule mobylette, et qui provoque immédiatement le rire moqueur tant son charisme est inexistant. Alors, simple foutage de gueule ou réelle attaque contre les Wallons ? On sait que les deux parties de la Belgique ne s’aiment pas, il est peut être inutile d’attiser la flamme à travers un film.

 

 

A partir de là, le contexte change radicalement. Sam et Kaï se découvrent et on a l’impression qu’ils comptent  des points communs. Bizarrement, le jeune scout semble même tenter une approche avec le tueur, comme pour l’apprivoiser ou mieux le comprendre. La relation devient gênante et bancale, car sans savoir pourquoi, de vieux démons ressurgissent et on a du mal à comprendre si Sam est véritablement le camarade scout idéal qu’il prétend être. Sans trop en dévoiler, il y a d’ailleurs une scène de violence et de cruauté dont nous, spectateurs, aurions pu nous passer. Elle demeure importante car elle fait office de déclic, mais une suggestion aurait suffit. Après cela, on ne sait plus trop sur quel pied danser. On a l’impression que Govaerts ne sait pas non plus où aller, à la manière d’un de ses scouts perdus dans les bois immenses. Du coup, il s’accroche à quelques techniques des films d’horreur ordinaires en guise de repères. Voila pourquoi l’enfant sauvage Kaï passe au second plan, au profil d’un bogeyman beaucoup plus conventionnel et cliché. Ce qui est dommage lorsqu’on sait les rapports ambigus entre Sam et Kaï. On était en droit d’espérer mieux qu’un film classique de tueur en série qui dézingue tout le monde. Alors certes, l’action est bien là et tient en haleine jusqu’à l’épilogue avec une pointe de gore ici et là, mais l’ensemble est confus. Rajoutons tout de même que l’humour accentue le côté « hommage » du réalisateur Belge avec quelques passages cocasses et sanglants.

 

 

Que voulait faire Jonas Govaerts avec Cub ?  Un hommage au survival forestier ou une œuvre plus originale ? Finalement, on ne connaitra pas la réponse. Les références sont là et les idées ne manquent pas. Mais à l’image du Kaï, le concept n’est pas exploité à fond, les informations sur l’enfant sont plutôt rares. On peut néanmoins imaginer une sorte de séquestration à la Bereavement avec une victime et son bourreau, victime qui devient en bout de course un disciple meurtrier. On attend maintenant une œuvre plus aboutie de ce réalisateur prometteur.

 

Auteur : QUENTIN

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