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Critique Curve

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Iain Softley est un pur réalisateur de seconde zone, un « yes-man » capable d’effectuer le grand écart entre film de genre – La Porte des Secrets – et niaise production pour enfants – Cœur d’Encre – sans véritablement chercher à imposer une continuité artistique à son cinéma. Recruté par une petite poignée de studios indépendants, dont Blumhouse Productions, afin de mettre en boite un bis sans prétentions, Softley livre avec Curve ce que l’on attend de lui. Dénué d’éclat ou d’idée originale, son film recyclage allégrement les dernières tendances du thriller mais reste partiellement divertissant.

 

 

Rédigé par deux novices – Kimberly Lofstrom Johnson et Lee Patterson signent là leur premier script –, Curve construit son semblant de climax sur quelques idées usitées mais encore efficaces. L’ensemble repompe allégrement la construction narrative de The Hitcher, mais pas que. Softley livre en effet un mix de torture-porn, thriller noir, slasher et que sais-je encore. Condensé sur un timing ultra-resserré, son métrage affiche de ce fait un contenu plutôt bancal mais parfois séduisant. L’entrée en matière reste à ce titre particulièrement alléchante : une blonde bien gaulée lancée en plein road-trip à travers l’arrière pays américain tombe en rade. Alors qu’elle se risque à une réparation de fortune en petite tenue – il fait chaud et la mécanique est une activité salissante –, un mec baraqué débarque d’on ne sait où et arrange l’affaire en un coup de tournevis. De prime abord sympathique, l’homme s’avère rapidement menaçant et monte en voiture. Le « couple » est alors victime d’un accident et Mallory se réveille prisonnière du véhicule. Et de son compagnon d’infortune, sorti indemne du crash. Curve tente dès lors de construire une ambiance dérangeante, le métrage lorgnant jamais sans trop se mouiller sur le survival ou le torture-porn. Timide dans sa violence graphique et psychologique, l’ensemble reste aussi inoffensif qu’anecdotique.

 

 

Le scénar’ de Curve se risque à un mix étrange entre 127 Heures et Saw. Sans pour autant afficher la maestria nécessaire à la transformation d’un huit-clos au décor monotone en œuvre sensitive, tendue et trépidante. Exfolié de toute sensibilité ou volonté de cogner les esprits, le métrage déroule ses séquences en mode pilotage automatique : les pressions du psychopathe, le dépérissement de l’héroïne puis l’inévitable délivrance. Entre tout cela, Softley tente quelques choix de survie « extrêmes » mais surtout terriblement attendus, dont le dépiautage d’un rat et la traditionnelle rasade d’urine. Passionnant. Plutôt habille dans son premier tiers, le métrage témoigne de ce fait d’un ventre mou particulièrement handicapant et d’autant plus regrettable que l’’ensemble aligne un run final vraiment sympathique et décomplexé. Tardivement délivrée de la carcasse du véhicule, la jeune fille engage un face à face redoutable avec son tortionnaire qui permet à Softley d’enfin développer le potentiel bad-ass de la blonde sculpturale, métamorphosée en amazone vengeresse, et d’aligner quelques victimes collatérales dans le sillon. Mieux vaut tard que jamais.

 

 

Sur le plan purement formel, Curve s’avère correct mais furieusement impersonnel. Iain Softley est un réalisateur sans grand génie, et livre ici un bis à la réalisation fonctionnelle. Ce dernier a au moins le mérite de ne jamais sombrer dans l’illisibilité ou l’usage de trucages numériques foireux. Les deux acteurs centraux sont par ailleurs bien dans leurs bottes, Teddy Sears – qui incarne depuis la rentrée l’un des « speedsters » humains de la série The Flash – se montre plutôt fin dans son interprétation de désaxé notoire, et ce malgré de nombreux dialogues un brin lourdauds. Appréciable.

 

 

Curve est une petite prod’ typiquement made in Jason Blum. Sans être désagréable, le métrage est terriblement commun et déjà vu. Torpillé par un développement nazbroque à mi-parcours, le travail d’Iain Softley se rattrape malgré tout in extremis en déroulant une jolie série de séquences tendues en fin de parcours. A réserver pour une séance de seconde partie de soirée.

 

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