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Critique Dark House

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Victor Salva a plus ou moins disparu des écrans radars depuis la sortie du contestable Jeepers Creepers 2. Assurant régulièrement à qui veut l’entendre qu’un troisième opus est en préparation, le sulfureux cinéaste – ex-pédophile repenti – aura privilégié les productions indés plutôt que de tabler sur un développement rapide d’une franchise en devenir. Le Guerrier Pacifique et Rosewood Lane seront ainsi passés quasi-inaperçus, destin auquel se prédestine son dernier projet en date. Longuement évoqué sous le nom de Haunted, Dark House aura été monté sur un budget ultra-serré et écope sans surprise d’une sortie discrète. Rien de bien scandaleux au vu de la teneur du métrage.

 

 

En trois films intelligemment construits – Insidious 1 et 2, Conjuring : les dossiers Warren –, James Wan s’est positionné comme le nouveau maître du film de trouille à base de maison hantée. Salva se risque ici à un ride casse-gueule sur la tendance du moment. Le cinéaste ne manque pas d’arguments, et pose assez habilement les bases d’un mystère bien épais. Doté d’un don de voyance qui lui révèle les morts à venir des personnes qu’il touche, Nick Di Santo hérite au décès de sa mère d’une maison dont il ignorait jusqu’à l’existence physique. Etrangement, ce dernier connait pourtant la bâtisse, qu’il dessine inlassablement depuis son enfance. Intrigué par ce curieux testament, Nick prend la route avec sa fiancée, enceinte jusqu’au coup, et son meilleur ami. Le groupe apprend pourtant à son arrivée sur place que la baraque a été embarquée par une inondation et a été déportée dans un bois plus ou moins maudit. Nick, ses amis et trois géologues rencontrés sur le chemin vont se lancer à la recherche du manoir « wormwood » et de ses sinistres secrets. Dark House propose donc le programme habituel : grincements de cloisons, jump-scares à grand renfort de musique subitement bourrin, questionnements multiples vis-à-vis d'une présence maléfique qui habite les lieux. L’ensemble fonctionne pourtant bien dans sa première moitié.

 

 

Victor Salva n’est pas un débutant. Malgré un synopsis convenu, ce dernier parvient à installer un climax diablement efficace. Dark House déroule une narration nickel-chrome, laisse jaillir des éléments de réponse au compte-goutte et se joue assez subtilement de ses spectateurs en les laissant s’engager sur des chemins piégés. Le film balance en effet à mi-parcours un retournement maousse-costaud, mais peine par la suite à conserver l’excellent suspense installé dans le premier acte. Dark House fusille en effet son ambiance crépusculaire en pariant sur un cliffhanger un brin prématuré, et tourne à vide dans ce qui aurait du être un sprint final haletant. Le métrage sombre dès lors dans un conformisme navrant, Salva ressortant une fin de scénar’ à base d’opposition légions de l’enfer / force du bien littéralement plombant. Outch. Le réalisateur essaye maladroitement de compenser en renforçant le gore de l’entreprise, jusqu’alors relativement timide en la matière. Malgré quelques effets sympathiques, Dark House pédale à vide, victime de conclusions finales nigaudes et téléphonées. Le film reste certes bien rythmé mais devient de ce fait terriblement quelconque.

 

 

Formellement, Dark House est sans surprise une réussite. Bien que doté d’un enveloppe moins confortable que sur certaines de ses productions passées, Salva livre un film très bien shooté et habillé d’une direction photo intéressante. L’ensemble souffre occasionnellement d’effets spéciaux relativement cheaps, mais ces derniers sont suffisamment rares pour ne pas confiner l’œuvre dans les rangs du gros bis qui pique les yeux. Salva joue en effet d’avantage sur l’ambiance que sur le spectaculaire, et Dark House reste de ce fait visuellement très correct. Même constat côté casting, qui sans briller s’en tire avec les honneurs. Etrangement, Tobin Bell s’avère pour sa part assez peu convaincant. Le bougre se voit cependant affublé d’une tignasse ridicule qui lui confère un look de chateur de hair-metal has-been. Une originalité capillaire nuit gravement à la crédibilité d’un personnage pourtant intéressant. Carton rouge.

 

 

Dark House était prometteur. Le tout est malheureusement fusillé par une construction bancale qui laisse les enjeux dramatiques s’écrouler au-delà d’une première moitié tendue et mystérieuse. Le savoir-faire de Salva ne suffira pas à sauver l’entreprise. Dark House restera un petit film, certes agréable mais plutôt anecdotique dans le fond. Dommage.

 

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